Royaume-Uni : la Banque centrale baisse son taux directeur comme prévu
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La Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur d'un quart de point ce jeudi.
HOLLIE ADAMS
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La Banque d'Angleterre a abaissé son taux directeur d'un quart de point ce jeudi.
HOLLIE ADAMS
La décision avait été anticipée par les analystes : la Banque d'Angleterre (BoE) a diminué ce jeudi, d'un quart de point, son taux directeur à 4,75%. Après avoir entamé un cycle d'assouplissement monétaire en août, le Comité de politique monétaire (MPC) a choisi à une écrasante majorité de huit voix, contre une, de procéder à un nouveau coup de rabot des taux d'intérêt.
Une décision dictée notamment par le reflux de l'inflation au Royaume-Uni, les prix ayant progressé de 1,7% sur un an, son plus bas niveau en trois ans. « Si l'économie évolue comme nous l'attendons, il est probable que les taux d'intérêts continueront de tomber graduellement », a déclaré le gouverneur de l'institution monétaire, Andrew Bailey, tout en réitérant l'importance de ne « pas réduire les taux trop rapidement ou de trop » afin de conserver l'inflation proche de la cible de 2% visée par la BoE.
Seule ombre au tableau : la situation des finances publiques au Royaume-Uni qui est une vraie épine dans le pied dans la Banque d'Angleterre. Car les lourdes dépenses prévues dans le budget du gouvernement travailliste de Keir Starmer, dévoilé la semaine dernière, pourraient accroître les pressions inflationnistes à l'avenir, contraignant la BoE à maintenir des taux élevés plus longtemps.
Et pour cause, mercredi dernier, la ministre des Finances Rachel Reeves a annoncé « une augmentation des impôts de 40 milliards de livres » (48 milliards d'euros) l'année prochaine. Le gouvernement travailliste entend, notamment, augmenter les cotisations patronales de 15%, ainsi que l'impôt sur les plus-values.
Dans la foulée de la présentation du budget, les investisseurs avaient diminué leurs paris sur une baisse de taux en décembre, a rappelé Kathleen Brooks, analyste chez XTB, avant cette décision de la Banque d'Angleterre.
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La Banque centrale britannique estime que les mesures annoncées devraient « renforcer l'inflation d'un peu moins d'un demi-point de pourcentage » au pic de leur effet, attendu en 2026, comparé aux prévisions d'août. L'inflation ne devrait dès lors pas revenir durablement à sa cible de 2% avant 2027, là où la BoE misait auparavant sur 2026.
Malgré des finances publiques dégradées, la BoE a réévalué ses prévisions de croissance au Royaume-Uni, à 1% en 2024 et 1,5% en 2025 (contre respectivement 1,25% et 1% projetés en août). Elle estime que le budget dopera le produit intérieur brut (PIB) britannique jusqu'à 0,75 point de pourcentage, au pic de son effet d'ici un an. A titre de comparaison, en France, le gouvernement de Michel Barnier table sur une croissance de 1,1% l'année prochaine.
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La Banque de Suède a elle aussi annoncé ce jeudi une baisse de son taux directeur de 0,50 point à 2,75%. C'est la quatrième baisse de l'année et une nouvelle réduction de taux est envisagée d'ici fin 2024. En Suède, l'inflation a reflué à 1,6% en octobre, mais la croissance du pays reste atone (-0,1% au troisième trimestre).
Une stratégie différente de son voisin norvégien qui a choisi de laisser son taux directeur inchangé à 4,5%. Dans le royaume nordique, l'inflation est nettement plus forte et atteint 3% sur un an. Pour faire diminuer la pression sur les prix, « le taux directeur sera probablement maintenu à 4,5% jusque fin 2024 », a indiqué la gouverneure de la Banque de Norvège Ida Wolden Bache.
Du côté des Etats-Unis, la Banque centrale américaine devrait annoncer une nouvelle baisse de taux ce jeudi soir, deux jours après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle.
(Avec AFP)
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