La start-up Spiko lève 18,5 millions d'euros pour tokeniser la trésorerie des TPE-PME
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Paul-Adrien Hyppolite et Antoine Michon, cofondateurs de Spiko.
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Paul-Adrien Hyppolite et Antoine Michon, cofondateurs de Spiko.
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C'est la nouvelle ruée vers l'or de la finance. Lancée par les géants américains de la gestion d'actifs tels Franklin Templeton, suivi de BlackRock au printemps 2024, la « tokenisation » des actifs est en marche. Avec elle, de nouveaux produits financiers qui transitent par les nœuds informatiques de la blockchain. L'objectif de ces fonds dits « tokenisés », dont les parts numériques (ou jetons) sont facilement transférables et liquides, est de démocratiser l'accès à un large éventail d'actifs.
Or, ces placements restent pour l'heure réservés à une certaine catégorie d'investisseurs, le plus souvent institutionnels. En Europe, le marché des fonds monétaires tokenisés représente seulement 0,1 % de la taille du marché des fonds monétaires traditionnels, dont la tailler est supérieure à 7 000 milliards de dollars, selon la Banque de France. C'est pour élargir ce marché que s'est lancée la start-up parisienne Spiko.
Fondée en 2023 par deux anciens collaborateurs du ministère de l'Économie et du cabinet de la ministre de la Transformation publique, la fintech a annoncé une levée de fonds de 18,5 millions d'euros en série A auprès du fonds Index Ventures, spécialiste de l'internationalisation des jeunes pousses et des investisseurs privés du secteur (Nikolay Storonsky, cofondateur de Revolut - Jean-Luc Robert, de Kyriba - Zach Abrams, de Bridge - Harsh Sinha, de Wise - Lionel Assant, de Blackstone - et l'équipe fondatrice de Pennylane).
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Agréée par l'AMF en tant qu'OPCVM (organismes de placement collectif de valeurs mobilières), la start-up est propriétaire de la plateforme Spiko Euro qui vise essentiellement à inciter les TPE-PME, professions libérales, particuliers et start-up à se convertir à ce type d'investissements. « Les actifs sous-jacents des fonds de Spiko sont composés de bons du Trésor - des titres de dette à court terme émis par la France ou le Trésor américain, réputés sans risque et hautement liquides, car adossés à des garanties souveraines, non aux cryptoactifs », insiste-t-il pour contrer l'argument de l'hyper volatilité.