Les Bourses européennes terminent dans le vert
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Vers 9h20 GMT, Paris perdait 0,49% ce jeudi.
SARAH MEYSSONNIER
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Vers 9h20 GMT, Paris perdait 0,49% ce jeudi.
SARAH MEYSSONNIER
[Article publié le jeudi 2 janvier 2025 à 11h44 et mis à jour à 18h41]. Les Bourses européennes ont terminé dans le vert leur première séance de l'année, mais sans grand élan, freinées par de faibles données sur l'activité économique en zone euro qui contrastent avec la résilience américaine. Ainsi, Londres a terminé en hausse de 1,07%, Francfort en légère avance de 0,58%, Milan a pris 0,55% et Paris a grappillé 0,18%.
Illustration des difficultés de l'économie européenne, en France, la production manufacturière a subi en décembre son plus fort repli depuis mai 2020. L'indice PMI des acheteurs pour l'industrie manufacturière s'est établi à 41,9, contre 43,1 en novembre. En Allemagne, cet indicateur a aussi reculé, à 42,5 points, contre 43 précédemment. Pour la zone euro, il est resté stable, à 45,1, contre 45,2 le mois précédent.
Plus largement, les marchés mondiaux évoluent dans le vert jeudi, saluant des gages de résilience de l'économie américaine, qui contrastent avec la publication de données sur l'activité industrielle faible en zone euro. Pour la première séance de l'année, les principaux indices boursiers de Wall Street, le Nasdaq (+0,51%), le S&P 500 (+0,35%) et le Dow Jones (+0,16%) étaient en légère hausse à 18 heures (heure de Paris).
Les investisseurs célèbrent « l'exceptionnalisme américain », estime Vincent Juvyns, membre de l'équipe stratégie de JPMorgan AM. Ils s'accrochent jeudi aux chiffres hebdomadaires des demandes initiales d'indemnisation chômage aux États-Unis publiés, qui constituent un signal positif pour l'économie américaine. Environ 211.000 nouveaux inscrits ont été recensés la semaine passée, moins que les 219.500 personnes attendues; c'est le niveau le plus bas depuis avril.
Les investisseurs ont également en tête la perspective de baisses d'impôts une fois Donald Trump investi à la présidence américaine, « des résultats de sociétés qui s'annoncent bons et une économie américaine toujours résiliente », rappelle Art Hogan de B. Riley Wealth Management.
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Par ailleurs, après avoir annoncé une troisième baisse des taux consécutive en décembre la Fed a prévenu en décembre qu'elle irait désormais plus lentement, n'envisageant que deux baisses de taux pour 2025, de 25 points de base chacune. L'institution « se rapproche fortement » de la fin de son cycle de baisse, a assuré le président de la Fed, Jerome Powell, assurant que le Comité de politique monétaire de la Fed se montrerait « plus prudent, concernant d'éventuelles futures baisses de taux ».
La Fed se prépare à l'impact économique du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le point central concerne bien entendu les droits de douane, l'une des principales propositions de politique économique du président élu, qui a envisagé d'imposer 10 à 20% de droits de douane sur l'ensemble des produits entrants aux Etats-Unis, et même jusqu'à 60 voire 100% sur ceux venant de Chine. Une telle décision viendrait relancer l'inflation, assurent de nombreux experts, ce que réfute Donald Trump, qui a répété que, « utilisés convenablement », les droits de douane peuvent selon lui avoir un impact positif sur l'économie américaine.
Mais, quel que soit l'effet, la possibilité de ce retour des droits de douane - qui semble se concrétiser avec les premières annonces d'une imposition de 25% sur les produits en provenance du Canada et du Mexique - vient apporter de « l'incertitude autour de l'inflation », a estimé mercredi Jerome Powell en décembre.
En Asie, les investisseurs digèrent dans la douleur un indicateur d'activité décevant. L'indice composite de Shanghai a perdu 2,66%. L'indice Hang Seng de Hong Kong a pour sa part accusé une diminution de 2,18%. Shenzhen a chuté de 5,05%.
L'activité manufacturière en Chine a en effet continué à progresser en décembre, mais à un rythme inférieur à celui du mois précédent, selon des chiffres publiés jeudi. L'indice d'activité des directeurs d'achat (PMI), calculé par le cabinet S&P Global et le média économique chinois Caixin, s'est établi à 50,5 points, contre 51,5 en novembre.
La deuxième économie mondiale continue de faire face à une crise de son secteur immobilier, une consommation interne atone et des tensions commerciales avec les Etats-Unis et l'Union européenne (UE). D'autant plus que, depuis les menaces de Donald Trump sur le renforcement des droits de douane sur les importations chinoises.
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Pékin a multiplié les mesures de soutien à l'économie, comme des baisses de taux d'intérêts de référence, des assouplissements des restrictions à l'achat de logements et le relèvement du plafond de la dette des gouvernements locaux. Mais les effets de ces plans sont encore attendus par les investisseurs.
(Avec AFP)
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