Natixis (BPCE) bat encore le consensus

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Laurent Mignon, patron de BPCE depuis le 1er juin, et François Riahi, qui l'a remplacé comme directeur général de Natixis.
Laurent Mignon, patron de BPCE depuis le 1er juin, et François Riahi, qui l'a remplacé comme directeur général de Natixis. (Crédits : Bobby Yip)
La filiale cotée du groupe Banques Populaires Caisses d'Épargne a réalisé un bénéfice net de 580 millions d'euros, en hausse de 19% au deuxième trimestre, très supérieur aux attentes. La gestion d'actifs et l'assurance ont compensé la baisse des activités de marchés.

La base de comparaison était pourtant élevée. Natixis a cependant encore dépassé nettement les attentes au deuxième trimestre : la filiale cotée en Bourse du groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d'Épargne) a publié ce jeudi soir après la clôture un bénéfice net en hausse de 19% à 580 millions d'euros, à comparer avec un consensus autour de 488 millions d'euros. Le produit net bancaire a progressé de 3% à 2,5 milliards d'euros (+5% à change constant).

"Un très bon trimestre, en ligne avec la tendance observée au premier et qui nous place dans une bonne trajectoire pour notre plan New Dimension" s'est félicité François Riahi, le nouveau patron de Natixis, en poste depuis le 1er juin, lors d'une conférence téléphonique.

L'activité de marchés, qui avait tiré les résultats l'an dernier, accuse une baisse de ses revenus, de 21% à 444 millions d'euros, et de 15% à change constant, "avec une activité moindre en avril/mai, notamment sur les taux, avant un mois de juin plus dynamique" souligne le groupe. Elle avait enregistré un niveau record l'an dernier, a rappelé François Riahi, et la division de "Grande Clientèle" (banque de financement et d'investissement) dans son ensemble a "réussi à maintenir une profitabilité élevée", avec un retour sur fonds propres (RoE) de 17,1%. La division enregistre une baisse de 5% de ses revenus à 965 millions d'euros et de 8% de ses profits à 383 millions d'euros. L'activité de Global finance (financements dans l'immobilier, l'aéronautique, les infrastructures) a mieux performé, en hausse de 16% à change constant.

Gestion d'actifs et paiements en vedette

Dans la gestion d'actifs et la gestion de fortune, Natixis a enregistré une croissance de 10% de ses revenus à 819 millions d'euros et de 20% de ses bénéfices, le groupe se réjouissant de son "7e trimestre consécutif de collecte positive" (à plus de 10 milliards d'euros en net à fin juin). L'activité plus petite d'assurance a bondi de 8% à 193 millions d'euros et celle des services spécialisés (affacturage, financements spécialisés comme le cinéma) de 7% à 371 millions : en particulier, l'activité de paiements, récemment renforcée de l'acquisition de Dalenys et de Payplug, a grimpé de 14% à 95 millions d'euros.

"Les paiements sont une priorité stratégique pour le groupe" a insisté François Riahi.

La participation dans la CNP "pas stratégique"

L'ex-patron de Natixis, devenu au 1er juin celui de la maison-mère BPCE, Laurent Mignon, a donné des précisions sur le dossier CNP Assurances, détenu par la Caisse des dépôts et le holding Sopassure dans lequel se trouvent La Banque Postale et BPCE, à l'heure où Bercy planche sur un scénario d'intégration de l'assureur dans la Poste afin de créer un grand bancassureur contrôlé par la CDC. Historiquement, la CNP était le fournisseur d'assurance-vie des Banques Populaires et Caisses d'Épargne. Depuis 2016, les nouveaux contrats sont traités directement par BPCE Assurance, les encours existants restant chez CNP.

"Est-ce que la CNP est une participation stratégique ? Non, c'est une participation financière. Ce qui ne veut pas dire que nous ne la regardons pas d'un œil attentif. Nous avons un œil patrimonial" a répondu Laurent Mignon. "Nous avons des relations intenses et intimes avec CNP. Nos équipes d'Asset Management, en particulier Ostrum [ex Natixis AM] gèrent une partie significative des encours [de contrats CNP] placés en fonds euro" a-t-il souligné.

Il n'a pas commenté en revanche les "rumeurs de presse" concernant les discussions en vue de ce grand big bang qui verrait la CDC prendre le contrôle de la Poste et la CNP perdre sa relative autonomie.

Le directeur général de CNP Assurances, Frédéric Lavenir, a annoncé son départ pour raisons personnelles début juillet.

Lire aussi : Démission surprise du patron de la CNP en plein big bang

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