L'étiquette de banquier colle à la peau d'Emmanuel Macron, et c'est peu de dire qu'elle est perçue comme péjorative, synonyme de proximité avec les puissances de l'argent. Banquier d'affaires qui plus est, chez Rothschild, conseiller en fusions et acquisitions de grands groupes, et pas le directeur d'agence du coin qui a aidé les commerçants du quartier à se développer. Surnommé « le banquier » par ses opposants dans la campagne présidentielle, du candidat du Nouveau parti anticapitaliste Philippe Poutou à Marine Le Pen, l'ex-ministre de l'Economie a reçu un soutien assez inattendu, celui du philosophe André Comte-Sponville. Interrogé sur France Inter ce vendredi matin, l'auteur du « Petit traité des grandes vertus » a pris la défense du candidat d'En Marche ! sur ce terrain face à ceux qui refusent l'alternative du second tour en clamant « ni banquier ni fasciste, ni patrie ni patron » :
L'ancien Président de la République de 1969 à 1974 a travaillé lui aussi à la banque Rothschild, pendant quatre ans, de 1954 à 1958, au moment où il a rejoint comme directeur de cabinet le général de Gaulle, dont il deviendra Premier ministre en 1962.
En meeting à Nice, jeudi soir, la candidate du FN a de nouveau appuyé sur ce ressort :
Interrogé sur TF1 jeudi soir, Emmanuel Macron a répondu sur les critiques à son égard de candidat « un peu hors sol » :
Après son déplacement à Amiens à la rencontre des salariés de l'usine Whirlpool, le favori des sondages s'est rendu jeudi à Sarcelles, des images le montrant en train de jouer au foot avec des jeunes de la ville.
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Le député RBM-FN Gilbert Collard a choqué jusque dans les rangs des syndicats du secteur bancaire, lorsqu'il a lancé jeudi sur LCI, en parlant des ouvriers de Whirlpool :
Sur Twittter, le syndicat FO Banques a réagi vendredi :
Le président du SNB/CFE-CGC (devenu la première formation syndicale du secteur, hors banque mutualiste), Régis Dos santos s'offusque lui aussi :
André Comte-Sponville juge cette campagne « à la fois fascinante et inquiétante ».
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Se déclarant ouvertement en faveur du candidat d'En Marche !, il a déclaré « le seul qui tienne un discours positif, de confiance, de volonté, c'est Macron. » Le philosophe, qui a consacré l'essentiel de son travail à l'éthique et la morale, trouve justement que les enjeux moraux ont pris trop d'importance dans la campagne :
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