Pour affirmer leur utilité, les banques affichent leur "raison d'être"
Juliette Raynal
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Antoine Sire, directeur de l'engagement d'entreprise à BNP Paribas.
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Antoine Sire, directeur de l'engagement d'entreprise à BNP Paribas.
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Pas de communiqué de presse, ni d'annonce en grande pompe, mais un simple post LinkedIn, publié le 31janvier dernier, à l'occasion du salon Change Now, le rendez-vous des solutions à impact positif. La semaine dernière, quelques jours seulement avant l'annonce d'un bénéfice record en 2019, Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas, a discrètement rendu publique la « raison d'être » de la première banque européenne, c'est-à-dire la manière dont elle entend participer à l'intérêt général.
Une démarche que de nombreuses entreprises ont adoptée depuis la promulgation de la loi Pacte, le 22 mai dernier, qui leur donne la possibilité d'inscrire, en sus de leur objet social, leur engagement environnemental et sociétal. Cette disposition, qui vient modifier le Code civil, vise à répondre aux nouvelles attentes de la société. Consommateurs, collaborateurs, fournisseurs, mais aussi collectivités et ONG exigent désormais que les entreprises se mettent au service du bien commun.
« La raison d'être est, bien sûr, plus qu'un slogan ou une campagne marketing, c'est ce qu'une entreprise fait chaque jour pour créer de la valeur pour l'ensemble de ses parties prenantes », avait expliqué, début 2019, Larry Fink, patron de BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs de la planète, dans la lettre qu'il envoie chaque année aux patrons des sociétés dans lesquelles il a investi.
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Au printemps dernier, des géants industriels comme Atos, Veolia ou encore Michelin et Carrefour ont ouvert le bal. Mais le mouvement n'a pas échappé aux acteurs bancaires dont l'image a largement été écornée depuis la crise financière de 2008. Souvent désignés comme les symboles d'un capitalisme sans foi ni loi, les banquiers se retrouvent aussi aujourd'hui sous la pression des ONG environnementales, qui les poussent à accélérer leur désengagement des énergies fossiles.
Juliette Raynal