• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceBanques / Finance

Entreprise à mission : Maif plaide pour un label européen

Juliette Raynal

Publié le 06 février 2020 à 08:30 - Mis à jour le 06 février 2020 à 19:54

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Wikipedia

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans un entretien à La Tribune, Pascal Demurger, le directeur général du groupe Maif, partage sa conviction du rôle politique que doit jouer l'entreprise de demain. Selon lui, un capitalisme engagé permettrait à l'Europe de s'affirmer face aux États-Unis et à la Chine. Aujourd'hui, l'assureur mutualiste renforce son engagement sociétal et environnemental en dotant son fonds d'investissement d'une nouvelle raison d'être. Sa filiale dédiée à l'assurance vie pourrait emprunter le même chemin.

Il l'affirme dans son slogan : le groupe Maif est un "assureur militant". Au printemps dernier, l'assureur niortais revendiquait être la première grande entreprise française à s'engager sur la voie de l'entreprise à mission, au sens de la loi Pacte, qui permet aux sociétés qui le souhaitent de faire entrer des objectifs sociétaux et environnementaux dans leur objet social.

L'entreprise au modèle mutualiste, qui n'a ni capital social, ni actionnaire, avait alors défini et partagé publiquement sa raison d'être*, c'est-à-dire la manière dont elle entend participer au bien commun.Pour Pascal Demurger, le directeur général du groupe Maif, l'entreprise de demain doit forcément avoir un rôle politique.

"C'est une double conviction. Non seulement toutes les parties prenantes exigent de l'entreprise qu'elle s'engage. Et, c'est une vraie rupture car jusqu'à présent la seule finalité de l'entreprise était sa rentabilité. Elle n'avait pas de finalité extérieure à elle-même. Ensuite, il me semble que l'on peut développer un modèle d'entreprise qui crée de la performance à travers l'engagement, qui est une source d'opportunité économique".

Un capitalisme engagé face aux Etats-Unis et à la Chine

Selon lui, la qualité de société à mission doit même rayonner à l'échelle européenne. "Ce qu'il manque aujourd'hui, c'est une labellisation permettant de savoir quel est le niveau d'engagement d'une entreprise. Et si un label devait être créé, il faudrait que ce soit au niveau européen. Notre capacité à construire un capitalisme engagé est un moyen pour l'Europe de s'affirmer face aux États-Unis et à la Chine", estime-t-il, en précisant qu'une note sur ce sujet a d'ores et déjà été transmise à la Commission européenne.

En parallèle de ce travail de lobbying, l'assureur poursuit son engagement. Désormais, c'est au tour de sa filiale Maif Avenir, son fonds d'investissement en capital-risque, d'emprunter le même chemin de l'entreprise à mission en se dotant de sa propre raison d'être.

"Le métier de Maif Avenir est très spécifique par rapport à notre activité principale d'assureur. Nous avons donc voulu adapter sa raison d'être et définir des engagements différents. C'est aussi un moyen pour Maif Avenir de cultiver sa propre image dans son écosystème qui est celui des startups",justifie Pascal Demurger, le directeur général du groupe Maif.

Cibler uniquement des startups à impact

Le fonds d'investissement, doté d'une enveloppe de 250 millions d'euros, explique ainsi dans sa raison d'être "préférer une performance économique de long terme" et rechercher "le meilleur alignement des intérêts et de [ses] parties prenantes". "Nous ne réaliserons pas d'investissement dans une startup s'il n'y a pas d'impact positif pour la société et l'environnement", ajoute Pascal Demurger. Selon lui, cette nouvelle raison d'être "ne modifie pas profondément la thèse d'investissement du fonds". "Au contraire, cela renforce notre thèse déjà très orientée tech for good', affirme-t-il.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

À l'avenir, d'autres filiales du groupe pourraient aussi devenir sociétés à mission et se doter de leur propre raison d'être. C'est le cas notamment de Maif Vie, sa branche assurance-vie. Une telle prise de position n'aurait alors rien d'anodin à l'heure où l'avenir du fonds en euros est souvent remis en question dans un contexte de taux durablement bas, qui pèse sur la rentabilité des compagnies d'assurance. Ce placement est pourtant très prisé des épargnants français, qui apprécient sa sécurité alors que les unités de compte (UC) sont, elles, plus risquées.

Garantir le capital

"Notre position est extrêmement claire et sans doute différente de celle des autres acteurs de la place. Le rôle social de l'assureur consiste à garantir la sécurité de ses assurés, d'assumer le risque à leur place. Cela vaut pour l'assurance dommages, mais aussi pour l'assurance des personnes. Notre rôle d'assureur est de garantir le capital qui a été placé et de ne pas transférer le risque qui pèse sur notre modèle économique sur l'assuré, en l'incitant à prendre des unités de compte", estime-t-il. "Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas proposer du tout d'unités de compte, mais quand un assureur impose systématiquement une certaine part d'UC dans ses produits, il n'est pas dans son rôle d'assureur", tranche-t-il.

À l'échelle du groupe, les travaux se poursuivent pour adopter définitivement la qualité d'entreprise à mission. "La modification statutaire doit être adoptée lors d'une assemblée générale extraordinaire qui aura lieu au printemps prochain", indique Pascal Demurger. Dans cette optique, Maif, en collaboration avec ses quelque 8.000 salariés et 200.000 sociétaires, travaille actuellement à définir des engagements concrets envers ses différentes parties prenantes. Ces derniers n'ont pas encore été arrêtés, mais ils pourront concerner l'organisation du travail, le management ou encore la politique énergétique et d'achat. "Nous recherchons un engagement systématique dans l'intégralité de nos activités, de l'assurance à la gestion d'actifs, en passant par l'entretien des espaces verts", résume son directeur général.

Enjeu d'image et irréversibilité

Pourquoi vouloir institutionnaliser une philosophie déjà très ancrée dans la stratégie de l'entreprise ? "Cela permet de renforcer la dynamique et, en externe, cela permet de donner à voir ce que l'on fait. Enfin, prendre un engagement public rend la démarche irréversible", justifie Pascal Demurger, qui reconnaît néanmoins un risque de banalisation de l'entreprise à mission. Selon lui, cette dérive devrait toutefois rester limitée dans la mesure où, en plus de la mise en place d'un comité de suivi en interne, chaque société à mission sera auditée par un organisme tiers indépendant qui pourrait engager une action judiciaire visant à lui retirer son statut si les engagements ne sont pas tenus.

À lire également

  • Maif : « Devenir entreprise à mission est extrêmement engageant, pas cosmétique »
  • Comment Maif imagine son avenir avec les startups
  • La Camif devient une entreprise à mission
  • Entreprise à mission : le modèle mutualiste

*La raison d'être du groupe Maif : « Convaincus que seule une attention sincère portée à l'autre et au monde permet de garantir un réel mieux commun, nous la plaçons au cœur de chacun de nos engagements et de chacune de nos actions ».

Juliette Raynal

Sur le même sujet

Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle
Le projet de réhabilitation du Domaine de la Massaye près de Rennes prévoit la construction d'une centaine de maisons accessibles au programme zéro facture d'électricité d'Octopus Energy

Énergie : Le Domaine de la Massaye et Octopus Energy lancent le premier quartier breton « sans factures d'électricité »

La filiale du fournisseur britannique d'énergie s'associe au groupe immobilier Métis pour créer un quartier d'une centaine de maisons et logements neufs en Bretagne. À la clé pour les habitants : zéro facture d'électricité pendant au moins dix ans.

Premium
Energie
Paris-Saclay - Le nouveau pôle scientifique et technologique de France - Installations-Centralisees- Reseau-Chaleur-et-Froid

Rafraîchissement des villes : élus et entreprises anticipent les prochaines canicules

La canicule impose de refroidir les villes. Les industriels de l'énergie Dalkia, Engie et Veolia, se positionnent pour installer toujours plus de réseaux de froid, forts de premiers retours d'expérience dans des collectivités pionnières. D'autant que l'État fixe des objectifs très ambitieux aux horizons 2030 et 2035.

Premium
Energie et Industrie
Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique fin 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.

Nucléaire : l’EPR de Flamanville encore à l’arrêt pour au moins dix jours

Mis à l’arrêt jeudi pour être contrôlé, le réacteur de Flamanville devrait rester off jusqu’au 26 juillet, d’après EDF. Reste que les précédentes coupures inopinées se sont toutes prolongées dans le temps.

Energie
Les postes sources sont des objets névralgiques du réseau électrique. Ils comprennes des transformateurs et sont à la frontière entre le réseau de transport de RTE et le réseau de distribution d'Enedis.

Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Le foncier n'est plus le seul frein au développement des énergies renouvelables : le réseau électrique devient lui aussi un facteur limitant. Pour la première fois, Enedis publie une cartographie des zones où les délais de raccordement dépassent cinq ans, révélant les premières tensions liées à la montée en puissance du solaire et de l'éolien.

Premium
Energie
Au sud de la Haute-Vienne, trois stations de traitement des eaux ont été installées par Orano sur le périmètre d’anciennes concessions minières.

Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

OR, LA FIÈVRE JAUNE (3/3). L’entreprise assume la dépollution des eaux autour de ses anciennes mines d’or au sud du Limousin. Le procédé génère quantité de boues chargées en métaux lourds, si bien que les fosses de stockage sont arrivées à saturation. Les déchets sont exportés en attendant de trouver une solution sur place.

Premium
Energie et Industrie
Le PDG d’EDF, Bernard Fontana, et le président français Emmanuel Macron visitent le chantier de construction des réacteurs de nouvelle génération EPR2 de Penly, le 12 mars 2026.

Le régulateur de l’énergie propose une hausse des tarifs réglementés de l’électricité

La CRE propose une hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité dès août 2026, impactant près de 20 millions de foyers. Une augmentation de 26 euros par an est envisagée, portant la facture moyenne à 1072 euros. Le dernier mot revient au gouvernement.

Energie
Au premier semestre 2016, les exportations françaises d’électricité ont représenté près de 18 % de la production totale.

Exportations d’électricité : pourquoi le nouveau record français profite aussi aux consommateurs

Au premier semestre de l’année, les producteurs tricolores ont exporté 51 térawattheures d’électricité à leurs voisins européens pour un montant évalué à 3 milliards d’euros. Un record pour cette période de l'année. À cela s’ajoutent les recettes dites de congestion perçues par RTE. Lesquelles contribuent, en partie, à alléger la facture des consommateurs. Explications.

Premium
Energie