Drivy lève 31 millions d'euros et vise trois nouveaux pays en 2016
Baptiste Roux Dit Riche / Cleantech Republic
Baptiste Roux Dit Riche / Cleantech Republic
Cleantech Republic : Un service plébiscité par les internautes, une nouvelle solide levée de fonds, des ambitions à l'internationale... Drivy sera-t-elle la prochaine licorne française ?
Camille Henry : Tout dépend de la définition d'une licorne. Disons que nous sommes sur un bon chemin. Derrière Blablacar, nous faisons sans doute parti des start-ups françaises les plus prometteuses sur le secteur de la mobilité. Cette nouvelle levée de fonds marque une étape importante. Son montant est largement supérieur aux précédents tours de table. Nous disposons désormais des moyens de nos ambitions.
Cette levée de fonds confirme également la très bonne croissance de votre service...
L'année 2015 a effectivement été assez intense puisque nous avons à la fois racheté Buzzcar (numéro trois sur le marché français) et Autonetzer (numéro un sur le marché allemand). Désormais, Drivy est la plus grande plateforme de location de voitures entre particuliers d'Europe avec au total 36 000 voitures à louer, 850 000 utilisateurs comptabilisés et 1,4 millions de journées de location réalisées depuis sa création en 2010
Quelles seront vos prochaines implantations à l'étranger ?
L'an dernier, nous sommes devenus leader en Allemagne avec 10 000 voitures et nous avons lancé notre service en Espagne avec déjà 1000 voitures et 200% de croissance au cours des deux derniers mois. Pour la suite, nous avons ciblé un certain nombre de pays en Europe (Italie, Belgique, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas...). L'ordre de déploiement n'est pas encore arbitré. A priori, Drivy sera disponible dans trois pays supplémentaires d'ici la fin 2016. Cela passera par l'ouverture de bureaux locaux.
Autre enjeu stratégique : la R&D, et plus particulièrement votre service « Drivy Open ». Il s'agit de faciliter le processus de location ?
C'est une technologie maison qui consiste à installer un boitier dans les voitures des particuliers. Avec son téléphone, le locataire peut ainsi réserver son véhicule et le localiser. Arrivé sur place, il va pouvoir déverrouiller la voiture et prendre la route sans rencontrer le propriétaire. Cela permet de louer en self-service de façon beaucoup plus flexible et instantanée. Drivy Open a été lancé à Paris en décembre 2015, puis en mars dernier à Berlin. Nous souhaitons désormais déployer le service dans d'autres villes européennes. Cela représente un véritable défi logistique car nos techniciens doivent installer chaque boitier, voiture par voiture.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Vous allez donc devoir renforcer les équipes. Quels profils recherchez-vous ?
Nous sommes 70 aujourd'hui chez Drivy. Nous souhaitons réaliser 40 recrutements d'ici la fin 2016. Il s'agit d'abord d'ingénieurs et de développeurs afin de continuer à améliorer l'expérience utilisateur de nos applications. Mais nous recherchons également des profils internationaux pour le service client et des spécialistes du business développement pour développer nos nouveaux marchés. Tous les services de l'entreprise vont se renforcer.
Baptiste Roux Dit Riche / Cleantech Republic
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat