Safran profite de la bonne santé de l'aéronautique civile
latribune.fr, avec Reuters
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L'équipementier spécialisé dans l'aéronautique, la défense et la sécurité, qui avait relevé ses objectifs fin juillet, vise pour 2011 une croissance de l'ordre de 6% à 9% de son chiffre d'affaires et de 25 à 30% de son résultat opérationnel courant.
Le groupe a vu son chiffre d'affaires progresser de 5,2% à 2.728 millions d'euros au troisième trimestre, à la faveur d'un bond de 9,8% de son pôle de propulsion aéronautique et spatiale, sa principale division. Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires augmente de 7,2%.
Safran bénéficie des succès à répétition de CFM International, coentreprise avec General Electric, dont le moteur Leap a été sélectionné pour l'A320neo et le 737MaX, versions remotorisées des monocouloirs d'Airbus et de Boeing, ainsi que pour le C919 du chinois Comac.
Par ailleurs, "les discussions (avec Thales) sont en cours et se déroulent dans un bon esprit, mais le sujet n'est pas un sujet simple", a déclaré Jean-Paul Herteman, PDG de Safran, lors d'une conférence téléphonique. "Avant de parler de valorisation, il faut être bien clair sur les questions de logique industrielle", a-t-il ajouté.
Un an après les avoir interrompues, Safran et Thales avaient annoncé en mai avoir repris des discussions sur un échange d'actifs dans la défense, sous la pression de l'Etat, leur actionnaire commun, qui traque les doublons dans un secteur en pleine réduction budgétaire. Safran cèderait notamment son optronique à Thales, qui lui apporterait en échange sa navigation inertielle et sa génération électrique.
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Safran, entré au CAC 40 le 19 septembre, a clôturé jeudi en baisse de 3,54% à 24,13 euros, donnant une capitalisation de 10 milliards d'euros. L'action a perdu 9% depuis le début de l'année, contre un recul de 19% pour l'indice phare parisien.
latribune.fr, avec Reuters
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