• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceAéronautique & Défense

Le bouclier antimissile de l'Otan va-t-il mettre l'Europe sous influence militaire américaine?

Michel Cabirol

Publié le 01 juin 2012 à 14:39 - Mis à jour le 01 juin 2012 à 15:35

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Au sommet de l'Otan à Chicago les 20 et 21 mai, la France a fait entendre sa musique sur le bouclier antimissile. Elle doit maintenant tenter de fédérer les Européens en vue de proposer une contribution industrielle commune à ce projet très coûteux guidé par l'administration américaine et les industriels.

La France empêchera-t-elle un hold-up des Etats-Unis sur son budget de la défense pour payer le bouclier de défense anti-missile, qui doit être déployé en Europe via l'Otan ? Au moment où la contrainte budgétaire risque de s'accentuer, Paris devra faire un choix crucial : apporter une contribution en nature en fournissant à l'Otan tout ou partie des systèmes d'armements développés par les industriels français, notamment MBDA, qui seront compatibles avec le bouclier antimissile (BMD), développé aujourd'hui en grande partie par les industriels américains-  - ou bien payer ces systèmes achetés par l'Otan. C'est-à-dire faire un chèque estimé entre deux et trois milliards d'euros sur une dizaine d'années.

D'abord très réticent au bouclier de défense antimissile lors de sa campagne présidentielle, François Hollande a quelque peu changé son fusil d'épaule au sommet de l'Otan à Chicago (20 et 21 mai), soucieux d'avoir une approche consensuelle avec les Etats-Unis car son sujet prioritaire était bien le retrait des troupes françaises d'Afghanistan. Une décision irrévocable, qui s'est pourtant assouplie avec un rapatriement des seules "troupes combattantes". Comme le résume le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, "le sommet de Chicago devait être un sommet de consensus, cela l'a été".

Cela n'explique pas tout non plus. Et mérite un décryptage sur le lancement d'une capacité intérimaire de défense antimissile balistique, "première étape de la mise en place d'un système de défense antimissile de l'Otan" en Europe... qui devait être lancée conformément aux conclusions du sommet de Lisbonne en 2010. "Elle l'a été

La machine "otanienne", orientée par Washington, continue d'avancer

Jean-Yves Le Drian, qui avait déminé le sommet de l'Otan auprès de alliés des mois avant sa tenue - il était en mars en Washington -, a rappelé mercredi qu'il ne fallait "pas donner une ampleur considérable à ce qui a été décidé" à Chicago. Selon lui, "la suite n'a pas été décidée ni plus, ni moins"... La déclaration de l'Otan en 65 points à l'issue de la première journée du sommet de Chicago est d'une relative discrétion sur les équipements nécessaires au déploiement d'une capacité intérimaire de défense antimissile balistique.

C'est évoqué mais très sommairement dans le 60ème point : "dans le contexte de la capacité Otan de défense contre les missiles balistiques, la Turquie héberge un radar avancé de détection lointaine". Un peu court. "Cela étant la machine otanienne, orientée par Washington, continue d'avancer, rappelle un expert. Les Américains à l'?uvre, administration et industriels, poussent pour que les Européens acquièrent des radars et surtout des intercepteurs américains". Les Etats-Unis insistent pour installer leurs missiles SM3 sur les frégates américaines compatibles. Un moyen de les faire payer par les pays européens, qui profiteraient de cette protection.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Aussi, on a du mal à imaginer que l'Otan s'arrête à la capacité intérimaire après avoir acquis certains équipements de la future capacité de défense active multicouche contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD) élargie... Bien sûr, Paris a obtenu satisfaction sur les quatre points qui lui posaient problème, a expliqué Jean-Yves Le Drian. D'abord la déclaration a pris en compte la position française sur la dissuasion nucléaire. "La défense antimissile peut venir compléter le rôle des armes nucléaires dans la dissuasion mais elle ne peut pas s'y substituer. Cette capacité est purement défensive", a effectivement précisé la déclaration des Alliés (point 59).

Les industriels européens hors jeu ?

Paris voulait également à tout prix un contrôle politique sur le système. Concrètement, qui prendra la décision d'appuyer sur le bouton pour intercepter un missile balistique menaçant? "Comme pour toutes les opérations de l'Otan, un contrôle politique total des Alliés sur les actions militaires entreprises au titre de cette capacité intérimaire sera assuré", précise la déclaration (point 61). Troisième revendication de François Hollande, la maîtrise des coûts. Là aussi, la France a obtenu satisfaction : "Le but de cette capacité est d'assurer la couverture totale et la protection de l'ensemble des populations, du territoire et des forces des pays européens de l'Otan (...) sur la base du partage équitable des risques et des charges, ainsi que de la demande raisonnable, compte tenu du niveau de la menace, de la soutenabilité financière et de la faisabilité technique, et en fonction des dernières évaluations communes de la menace agréées par l'Alliance".

Dernier point, la participation des industriels français à l'édification du système voulue par François Hollande. Jean-Yves Le Drian a confirmé que Paris ne voulait pas d'un "abonnement" à un système américain comme "solde de tout compte". "Nous n'y sommes pas favorables". L'Otan en a pris acte dans sa déclaration mais sans véritablement s'engager. La question des contributions nationales reste donc posée et "la France ne pourra retarder la réponse au-delà de quelques mois", reconnait un bon connaisseur du dossier.

Pourtant, la France avait peut-être la possibilité d'aller beaucoup plus loin même si certains savent gré à François Hollande d'avoir obtenu des concessions des Américains à ses positions qu'il "était souvent seul à oser défendre". Dans un des projets de déclaration, l'ancien gouvernement avait toutefois obtenu, selon des sources concordantes, d'y faire figurer le SAMP/T, un système franco-italien développé par le missilier MBDA et qui est destiné à la défense antiaérienne contre tous les types de cibles aériennes modernes y compris les missiles balistiques tactiques de type SCUD et les missiles de croisière, grâce à son missile sol-air moyenne-portée Aster - notamment la future version B1 qui doit être lancée dans quelques mois. "Cela a été retiré. Peut-être François Hollande ne voulait-il pas s'engager tout de suite", soupire-t-on dans les milieux industriels.

Le SAMP/T principale contribution de l'Europe au bouclier antimissile ?

Pourtant, c'est la principale contribution franco-italienne à la première capacité du programme Otan de défense contre les missiles balistiques de théâtre ALTBMD. Le système SAMP/T pourrait d'ailleurs être le programme permettant de fédérer les Européens sur une contribution en nature. Paris doit en être le moteur. A suivre. Car la déclaration du sommet de Chicago est peu engageante sur ce point : "Nous prenons note des possibilités éventuelles de coopération en matière de défense antimissile, et nous encourageons les Alliés à étudier les possibilités de contributions volontaires supplémentaires, y compris par la coopération multinationale, à fournir les capacités concernées, ainsi qu'à exploiter les synergies potentielles en matière de planification, de développement et d'acquisition, et de déploiement" (point 60). Certains experts décodent entre les lignes que les Américains veulent que bien les Européens se regroupent mais pour acheter ces équipements très coûteux.

À lire également

  • Le retrait d'Afghanistan au coeur des discussions du sommet de l'OTAN
  • Le Sommet de l'OTAN s'ouvre à Chicago sous haute surveillance
  • Présidentielle: pour les Etats-Unis, le soldat France doit rester dans l'OTAN
  • Paris veut finaliser son plein retour dans l'Otan dès après 2008

Chez les industriels, le Conseil des Industries de Défense Françaises (Cidef) devrait monter au créneau en rappelant l'enjeu industriel de cette question. "Nous ne voulons pas que les Etats-Unis imposent leurs standards et assèchent les budgets de défense comme ils l'ont fait dans un passé récent avec le F-35", dont le développement a été financé en partie par les Européens (5 milliards de dollars environ). Sous prétexte que "l'Europe baisse la garde en matière des budgets de défense". C'est là l'un des enjeux majeurs du bouclier antimissile européen. Va-t-on vers une vassalisation de l'Europe vis-à-vis des Etats-Unis via l'Otan ?

Michel Cabirol

Sur le même sujet

Jingye avait racheté British Steel en 2020, alors que le sidérurgiste traversait une grave crise financière.

British Steel : le groupe chinois Jingye réclame une indemnisation après la nationalisation

Le sidérurgiste chinois Jingye Steel réclame une indemnisation au gouvernement britannique et menace de saisir la justice après la nationalisation de British Steel, définitivement entérinée cette semaine par Londres au nom de la sécurité nationale.

Politique industrielle
Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle
Le projet de réhabilitation du Domaine de la Massaye près de Rennes prévoit la construction d'une centaine de maisons accessibles au programme zéro facture d'électricité d'Octopus Energy

Énergie : Le Domaine de la Massaye et Octopus Energy lancent le premier quartier breton « sans factures d'électricité »

La filiale du fournisseur britannique d'énergie s'associe au groupe immobilier Métis pour créer un quartier d'une centaine de maisons et logements neufs en Bretagne. À la clé pour les habitants : zéro facture d'électricité pendant au moins dix ans.

Premium
Energie
Paris-Saclay - Le nouveau pôle scientifique et technologique de France - Installations-Centralisees- Reseau-Chaleur-et-Froid

Rafraîchissement des villes : élus et entreprises anticipent les prochaines canicules

La canicule impose de refroidir les villes. Les industriels de l'énergie Dalkia, Engie et Veolia, se positionnent pour installer toujours plus de réseaux de froid, forts de premiers retours d'expérience dans des collectivités pionnières. D'autant que l'État fixe des objectifs très ambitieux aux horizons 2030 et 2035.

Premium
Energie et Industrie
Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique fin 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.

Nucléaire : l’EPR de Flamanville encore à l’arrêt pour au moins dix jours

Mis à l’arrêt jeudi pour être contrôlé, le réacteur de Flamanville devrait rester off jusqu’au 26 juillet, d’après EDF. Reste que les précédentes coupures inopinées se sont toutes prolongées dans le temps.

Energie
Les postes sources sont des objets névralgiques du réseau électrique. Ils comprennes des transformateurs et sont à la frontière entre le réseau de transport de RTE et le réseau de distribution d'Enedis.

Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Le foncier n'est plus le seul frein au développement des énergies renouvelables : le réseau électrique devient lui aussi un facteur limitant. Pour la première fois, Enedis publie une cartographie des zones où les délais de raccordement dépassent cinq ans, révélant les premières tensions liées à la montée en puissance du solaire et de l'éolien.

Premium
Energie
Au sud de la Haute-Vienne, trois stations de traitement des eaux ont été installées par Orano sur le périmètre d’anciennes concessions minières.

Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

OR, LA FIÈVRE JAUNE (3/3). L’entreprise assume la dépollution des eaux autour de ses anciennes mines d’or au sud du Limousin. Le procédé génère quantité de boues chargées en métaux lourds, si bien que les fosses de stockage sont arrivées à saturation. Les déchets sont exportés en attendant de trouver une solution sur place.

Premium
Energie et Industrie
Le PDG d’EDF, Bernard Fontana, et le président français Emmanuel Macron visitent le chantier de construction des réacteurs de nouvelle génération EPR2 de Penly, le 12 mars 2026.

Le régulateur de l’énergie propose une hausse des tarifs réglementés de l’électricité

La CRE propose une hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité dès août 2026, impactant près de 20 millions de foyers. Une augmentation de 26 euros par an est envisagée, portant la facture moyenne à 1072 euros. Le dernier mot revient au gouvernement.

Energie