Espace : sans surprise Arianespace reste le numéro un mondial du marché des lancements de satellites

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Le PDG d'Arianespace Jean-Yves Le Gall Copyright Reuters
Le PDG d'Arianespace Jean-Yves Le Gall Copyright Reuters (Crédits : AFP)
En 2012, la société européenne de lancements de satellites a à nouveau terminé au rang de numéro un mondial en prenant 60 % des commandes, devant ses deux concurrents les plus sérieux, le russe Proton et l'américain SpaceX. Pour 2013, Arianespace souhaite conserver son leadership.

Le refrain est connu... Un temps chahuté par l'arrivée d'un concurrent turbulent l'américain SpaceX, Arianespace n'en pas moins continué à dominer le marché du lancement de satellites en 2012. L'année dernière, la société européenne a à nouveau terminé au rang de numéro un mondial en prenant 60 % des commandes, devant ses deux concurrents les plus sérieux, le russe Proton et SpaceX. Son carnet de commandes, qui s'élève à 4 milliards d'euros, représente trois ans d'activité. "On peut espérer encore augmenter notre part de marché mais quand on est à 60 % et au-delà, ça va finir par devenir difficile", a ironisé le PDG, Jean-Yves Le Gall en pleine forme. Avec 18 lancements d'Ariane 5, 12 lancements de Soyuz et 3 lancements de Vega, le carnet de commandes d'Arianespace est "le plus important de l'industrie du lancement et provient de 25 clients du monde entier", a expliqué la société dans un communiqué. Il assure "durablement l'emploi, en Europe, en France métropolitaine et en Guyane, de plus de 10.000 ingénieurs et techniciens hautement qualifiés".

 

Le PDG d'Arianespace Jean-Jacques Le Gall s'est félicité d'avoir réalisé le programme annoncé en début d'année dernière. "Encore une fois, on a fait mentir les sceptiques", a-t-il souligné lors de la conférence de presse de voeux de la société. L'an passé, les dix lancements effectués au centre spatial de Kourou (Guyane) ont permis au consortium européen de placer en orbite une masse record de 75 tonnes de satellites, tandis que Starsem, filiale d'Arianespace, a effectué un lancement de la fusée russe Soyouz à Baïkonour (Kazakhstan). Ils ont généré un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros, soit 30 % de plus qu'en 2011. Arianespace, qui a équilibré ses comptes, vise un niveau d'activité du même ordre en 2013. Jean-Yves Le Gall a souligné qu'Ariane 5 avait derrière elle dix ans de succès ininterrompus, avec 53 lancements réussis d'affilée à fin 2012. En outre, Arianespace continue à réduire son besoin en subventions des Etats européens. Il a été ramené à un peu plus de 100 millions d'euros en 2012, contre 125 millions en 2011, et 250 millions d'euros dix ans plus tôt, a précisé le PDG. Avec trois lanceurs, la société a réduit de 20 % en deux ans ses coûts d'opération sur la base de lancement de Kourou et, parallèlement, a-t-il expliqué, elle a augmenté ses prix de près de 10 % sur deux ans.

12 lancements en 2013

Arianespace prévoit cette année douze tirs de ses trois différents lanceurs - Ariane 5, Vega et le russe Soyuz - contre onze en 2012 (10 à Kourou et 1 Baikonour), a annoncé son PDG Jean-Yves Le Gall, en présentant ses objectifs annuels. Elle pourrait même assurer un lancement supplémentaire d'Ariane 5 en cas de défaillance de ses concurrents. "Quand ils signent des contrats, c'est nous qui lançons les satellites", a-t-il plaisanté. Le consortium procédera également à cinq lancements de Soyuz, dont un à nouveau à partir de Baïkonour, et à un lancement du petit lanceur italien Vega, le dernier-né de la gamme, qui a effectué son premier vol en 2012 et passera à partir de 2014 à un rythme de deux lancements par an. Le premier tir de l'année d'Ariane est prévu le 7 février.

Pas d'inquiétude face à la concurrence

En 2012, "tous les lancements ont eu lieu au jour dit, à l'heure dite", a-t-il fait valoir, raillant sans le nommer la politique de communication du milliardaire Elon Musk, fondateur de SpaceX, qui selon lui promet chaque année plus qu'il ne réalise. Fort de sa position, il n'a pas manifesté d'inquiétude vis-à-vis de ses concurrents. En dix ans à peine, SpaceX, la société d'Elon Musk, a développé un lanceur et réussi en 2012 la première livraison commerciale de fret à la station spatiale internationale, avec sa capsule récupérable Dragon. Elle doit lancer ses premiers petits satellites commerciaux en 2013, à des prix très compétitifs, mais ne propose pas encore de lancer des satellites lourds comme Ariane 5. Certes des opérateurs "ont cédé aux sirènes de SpaceX, qui leur a promis monts et merveilles", a reconnu Jean-Yves Le Gall. Mais, à l'en croire, "certains actionnaires commencent à hausser le sourcil, quand ils lisent dans les journaux qu'il veut envoyer 80.000 personnes sur Mars dans dix ans".

SpaceX n'a pas été sa seule cible même s'il a évité de citer ses concurrents par leur nom. Le lanceur russe Proton a encaissé sept échecs en sept ans, a-t-il relevé, disant ne pas s'attendre à ce que son successeur, le lanceur Angara, effectue son premier lancement cette année. L'américano-russe Sea Launch est en difficulté financière, les résultats des lancements de satellites par la Chine "ne sont pas probants".

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Commentaires
a écrit le 09/01/2013 à 9:22 :
Curieux personne pour râler. Félicitations a Arianespace.

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