Espace : Arianespace obtient un contrat d'un client fidèle à Proton

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EchoStar Corporation et Arianespace ont signé un accord pluriannuel pour le lancement de plusieurs satellites depuis le Centre Spatial Guyanais. Il s'agirait d'un contrat portant sur deux satellites pour un montant total de 250 millions de dollars, selon nos informations.

Champagne pour Arianespace et son PDG, Jean-Yves Le Gall. Le contrat signé avec l'opérateur américain EchoStar, client fidèle du lanceur Proton opéré par la société américano-russe ILS (International Launch Services), est le résultat d'un long travail sur la fiabilité d'Ariane 5, qui en est à son 52ème succès consécutif. Lors de son dernier lancement dans la nuit du 10 au 11 novembre dernier, le lanceur européen avait placé sur orbite deux satellites de télécommunications, l'européen Eutelsat 21B et le brésilien Star One C3. C'est dans ce cadre que EchoStar Corporation et Arianespace ont signé un accord pluriannuel pour le lancement de plusieurs satellites depuis le Centre Spatial Guyanais. Selon nos informations, iIl s'agirait d'un contrat portant sur deux satellites pour un montant total de 250 millions de dollars.

"Ce nouveau contrat donnera à EchoStar une plus grande souplesse et une capacité de lancement accrue", explique le communiqué. "En juillet dernier, Hughes, filiale à part entière d'EchoStar, a déjà fait confiance à Arianespace pour la mise en orbite d'EchoStar XVII ; nous avons toute confiance dans les capacités d'Arianespace à mener à bien nos prochains lancements, a déclaré dans le communiqué le président d'EchoStar Satellite Services, Anders Johnson. Le lanceur Ariane 5 est un système de lancement dont la fiabilité a fait ses preuves. Nous savons pouvoir compter sur Ariane 5 pour la réussite de notre future programme d'expansion".

Proton en question ?

Au-delà de la confiance mise dans la fiabilité d'Ariane 5, le contrat signé par EchoStar révèle ainsi les problèmes de Proton-M, qui a connu plusieurs échecs ces derniers mois. Le lanceur russe Proton-M a connu son troisième échec en dix-huit vols, dont le dernier en août dernier. Car, jusqu'ici, EchoStar confiait beaucoup plus facilement ses satellites à la société ILS, moins chère que la société européenne Arianespace. "Cette fois-ci, la fiabilité l'a emporté sur le prix", confie-t-on à "La Tribune". La négociation a été compliquée, EchoStar demandant une baisse de prix que lui a refusée Arianespace. "Nous ne pouvons pas baisser les prix comme Proton, nous sommes tenus" par les conditions économiques fixées par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui alloue une aide pour l'exploitation d'Ariane 5 à Kourou (programme ARTA).

Arianespace n'a donc jamais lâché l'affaire avec EchoStar même si la société a essuyé par le passé plusieurs échecs. "Il ne faut jamais abdiquer et nous avons toujours été présents lors des appels d'offre d'EchoStar", assure-t-on. "Un contrat de cette importance est pour nous la reconnaissance de la fiabilité et de la compétitivité de notre offre de lancement, a expliqué Jean-Yves Le Gall, cité dans le communiqué. Cet engagement permanent au service de la qualité permet à des clients comme EchoStar d'innover et de se développer". Les relations entre Arianespace et EchoStar remontent au lancement d'EchoStar II en 1996.

Onze lancements Arianespace en 2012

En 2012, Arianespace a déjà réalisé huit lancements au CSG : six avec Ariane 5, un avec Soyuz et un avec Vega. De plus, Starsem, sa filiale euro-russe, a aussi réalisé un lancement de Soyuz à Baikonur. D'ici à la fin de l'année, Arianespace prévoit deux autres lancements au CSG (un Soyuz et une Ariane 5). Fort de sa gamme de lanceurs, Arianespace signe chaque année plus de la moitié des contrats de lancement commerciaux ouverts sur le marché mondial, ce qui lui permet de disposer d'un carnet de commandes garantissant plus de trois ans d'activité.

 

 

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Commentaires
a écrit le 26/11/2012 à 21:34 :
Chouette, une bonne nouvelle ! Tout ne va pas si mal dans notre beau pays, et pour une fois qu'un journaliste ne donne pas dans le pathos, le misérabilisme, le pessimisme ou le défaitisme... Haut-les-coeurs !
a écrit le 26/11/2012 à 20:26 :
Tout ceci est un non évènement car Ariane est depuis plus de dix ans le premier lanceur commercial mondial tant en terme de chiffre d'affaire qu'en terme de fiabilité.
Certes il est toujours intéressant de souligner les succès commerciaux du lanceur européen, néanmoins il convient de rappeler qu'il est déja numéro un mondial et de loin.
Concernant les tarifs il n'y a pas à les négocier ou les baisser, la qualité et la sécurité ont un prix point.
A saluer tout de même la diversification d'arianespace avec Soyouz en entrée de gamme, Ariane 5 SE en moyen de gamme et l'accord de financement sur Ariane 6 qui sera le haut de gamme d'ici 2022.
N'oublions pas que le but dans les 20 ans à venir reste l'exploitation de l'Hélium 3 (Isotope non radioactif qui permettra du nucléaire propre sur Terre et dont les réserve lunaires sont d'environ 1 million de tonne) de la Lune et de ses minerais faciles d'accès. Et pour cela l'amélioration constante de notre lanceur européen est un atout non négligeable.
Réponse de le 26/11/2012 à 21:06 :
Pour en arriver là, il faut prendre l' argent d' ou il vient..et les chateaux en Espagne, on sait
où cela mène.(Hélium 3 , sur Terre ?)
a écrit le 26/11/2012 à 19:38 :
Bravo, pour cette non inflexion sur les tarifs, à un moment il faut savoir ce que l' on veut!! et si cela draine d' autres clients....

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