Espace : Thales Alenia Space réussit l'exploit de sauver le satellite russe Yamal-402

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Le lanceur Proton à Baikonour Copyright Reuters
Le lanceur Proton à Baikonour Copyright Reuters
La filiale spatiale de Thales a annoncé ce mardi que "le satellite de télécommunication Yamal-402 a passé avec succès la revue finale d'acceptation en orbite". Le lanceur russe Proton l'avait mis sur orbite prématurément.

Thales Alenia Space (TAS) a réussi un petit exploit en sauvant le satellite russe Yamal-402 de Gazprom Space Systems. La filiale spatiale du groupe d'électronique a annoncé ce mardi que "le satellite de télécommunication a passé avec succès la revue finale d'acceptation en orbite (IOAR - In Orbit Acceptance Review)". Yamal-402, qui avait été remonté sur son orbite finale (55 degrés) juste avant Noël, est totalement opérationnel et a été remis mardi matin à Gazprom Space Systems.

"Grâce à la fois à l'extrême réactivité et à l'excellence de ses équipes dédiées aux mises à poste ainsi qu'au design unique de ses satellite Spacebus 4000 incluant une avionique de pointe, Thales Alenia Space a réussi à effectuer en temps réel un sauvetage optimisé à partir d'une mauvaise orbite de transfert générée par le lanceur", a expliqué le constructeur de satellites. Pour autant, cette opération a fait perdre au satellite quelques années de vie. Il devrait fonctionner pendant 11,4 ans, au lieu de 15 ans, la durée minimum qui avait été fixée contractuellement entre TAS et Gazprom.

Yamal-402 mis sur orbite prématurément

Dans la nuit du 11 au 12 décembre, le lanceur russe Proton avait mis sur orbite prématurément - quatre minutes trop tôt environ - Yamal-402, qui a finalement été livré à l'opérateur Gazprom Space Systems. Mais du coup, Yamal-402, lancé depuis Baikonour par une fusée Proton Breeze-M, se trouvait alors très éloigné de son orbite de transfert initiale. Le lanceur Proton a lâché le satellite à 3.101 km de la Terre au lieu de 7.470 km initialement prévus.

En 2010, le sauvetage du satellite Palapa D avait également été plébiscité par la communauté des assureurs et TAS avait reçu le prix du sauvetage spatial lors du World Space Risk Forum à Dubai. Un prix qu'il devrait obtenir à nouveau.

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Commentaires
a écrit le 09/01/2013 à 12:14 :
BRAVO ! bel exploit technique !
a écrit le 09/01/2013 à 11:38 :
merci Michel,mais les commentaires sont plus explicites.
Réponse de le 09/01/2013 à 11:51 :
Et tant mieux... Cela prouve la qualité des lecteurs de "La Tribune". Cordialement. Michel Cabirol
a écrit le 09/01/2013 à 5:05 :
@photo73

Il y a une explication technique a cela, le satellite a été ramené sur son orbite recherché en le faisant spiraler par les tuyères de propulsion directionnelle qui servent tout le long de la vie du sat géostationnaire a corriger au besoin ses variations de positions ... Et justement il dispose d'un réservoir de carburant avec pour environ 15 ans de micro-impulsions via ces petites tuyères pour de fréquentes corrections ... Le problème étant que si on consomme du carburant de ce réservoir avant son arrivée sur orbite finale : alors on réduit forcément sa durée de vie globale car moins de corrections possible sur le long de sa vie ... Voila c'est tout

En faisant spiraler un geo stat on peut lui faire changer sensiblement d'altitude mais c'est une manoeuvre qui dure des mois car chaque jour le sat ne gagne ou perd selon la direction ou on le fait spiraler que quelques km

Cette méthode a déja été appliquée par d'autres sats, dont un sat expérimental de l'ESA début des années 2000 qui fut le premier a subir la méthode

On pourrait faire autrement, ne pas utiliser le spiralement, en usant les 8 moteurs directionnels pour une forte poussée rectilignes correctrices : mais cela viderait le réservoir = pas de carrière possible pour le sat si réservoir carburant vide ! = donc spiralement pour que cela coute le moins possible en carburant de réserve et qui diminue un peu la durée de vie du sat
Réponse de le 09/01/2013 à 10:37 :
Non, le satellite a été ramené sur son orbite nominale avec son moteur d'apogée et non avec les tuyères d'attitude. Il n'y avait a priori aucun soucis avec le satellite en lui même, donc aucun soucis à utiliser son moteur d'apogée.
Réponse de le 09/01/2013 à 12:35 :
Ce type de satellite ne dispose pas de panneaux solaire pour allonger sa durée de vie?
a écrit le 09/01/2013 à 0:57 :
Etonnant qu'on confie encore au russe Proton, le lancement de satellites alors qu'ils sont déjà assez occupés avec notre lanceur de menhirs :Depardiov !
a écrit le 08/01/2013 à 22:28 :
Bizarre comme construction "cette opération a fait au satellite perdre quelques années de vie" a fait perdre au satellite ? On dirait du Molière :-) D'amour tomber vous me ferez. Ou traduction ?
Réponse de le 09/01/2013 à 11:54 :
C'est corrigé. merci de votre vigilance. Michel Cabirol
a écrit le 08/01/2013 à 21:39 :
bravo vive la France ! enfin des mecs bons
Réponse de le 09/01/2013 à 18:54 :
pas que des hommes, il y a eu aussi des femmes de talent à la manoeuvre
a écrit le 08/01/2013 à 19:54 :
C'est pas grâce à...OBÉLIX...:)

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