Défense : le plan de relance de Fillon de 2009 a sauvé au moins 5600 emplois chez les industriels de l'armement

Le plan de relance de l'économie du gouvernement Fillon lancé en 2009 pour limiter les effets de la crise a eu un effet intéressant pour le ministère de la Défense. Sa réalisation est dans l'ensemble satisfaisante, estime un rapport du ministère de la Défense.
Michel Cabirol

3 mn

BPC Dixmude   // copyright DCNS
BPC Dixmude // copyright DCNS (Crédits : DCNS)

Quel bilan pour le secteur de la défense du plan de relance de l'économie (PRE) du gouvernement Fillon lancé en 2009 pour limiter les effets de la crise, notamment en préservant l'emploi ? Personne n'avait fait un bilan, le Comité des prix de revient des fabrications d'armement (CPRA), un organisme du ministère de la Défense, l'a fait. Le volet Défense du PRE a joué, pour les quelque 25 entreprises maîtres d'œuvre qui ont contribué à sa réalisation, « le rôle qui lui avait été dévolu de soutien de l'activité et de l'emploi ». Finalement, une bonne vieille politique keynésienne a toujours des effets positifs non négligeables.

« Un impact a pu être constaté en matière d'emploi, puisque 5.600 emplois équivalents temps pleins ont été identifiés chez les industriels majeurs pour répondre au plan de charge créé par le PRE », constate ainsi le CPRA, pourtant très critique dans la plupart de ses rapports. Sans compter l'emploi pour les sous-traitants, qui n'a pas été pris en compte par le CPRA.

28 opérations lancées par le ministère de la Défense

Dans le cadre du PRE, le ministère avait décidé du choix de 28 opérations, dont six d'entre elles (3e BPC, cinq hélicoptères Caracal, dernières livraisons du VBCI, livraison avancée de trois Rafale, satellite Syracuse et quatre engins de débarquement amphibie-EDA) ont bénéficié des trois quarts des crédits. Trois opérations n'étaient même pas prévues dans l'actuelle loi de programmation militaire 2009-2014 (Caracal et blindés Aravis), ou étaient seulement programmée en fin de LPM suivante (BPC).

Certains programmes ont connu soit une accélération de leur production (Rafale, VBCI, petits véhicules protégés-PVP), soit une anticipation de commandes (BPC et EDA). Certains ont permis d'équiper les troupes en opérations extérieures, notamment en Afghanistan. Près d'une dizaine d'opérations relevaient d'un programme à effet majeur (BPC, Rafale, Caracal, PVP, VBCI, pré-développement de Musis, rétrofit du Falcon AUG...) tandis que les autres étaient de plus petites opérations.

Un bilan « intéressant »

Selon le CPRA, le plan de relance a eu « un effet intéressant pour le ministère de la défense et sa réalisation est dans l'ensemble satisfaisante ». Il a également « bénéficié d'une bonne complémentarité entre les structures chargées de son animation et de son déroulement, notamment le comité de pilotage interministériel et la direction générale de l'armement ». Toutefois, étant donné son caractère exceptionnel, estime le CPRA, « il est difficile d'en tirer des enseignements pour la conduite des programmes d'armement classiques ».

Pour un tiers des opérations, il a conforté un financement qui aurait été insuffisant, pour le Rafale et le VBCI notamment. Pour les deux tiers restants, il a servi à des opérations nouvelles, utiles notamment pour l'Afghanistan, l'Aravis ayant remplacé l'AMX 10P. En outre, « l'exigence de rapidité d'exécution a été respectée », estime le CPRA. Mais, bémol, « dans certains cas elle a conduit à ne pas prévoir le maintien en condition opérationnelle des équipements acquis grâce au PRE, alors que ce dernier aura un poids financier important dans le futur ».

Moins de concurrence

La recherche de concurrence a été « volontairement restreinte dans certaines opérations » pour respecter les délais. « Ce qui a pu entraîner une moins bonne maîtrise des coûts », fait observer le CPRA.

Michel Cabirol

3 mn

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Commentaires 16
à écrit le 18/09/2013 à 10:47
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Et serait-il possible de connaître le coût de chacun de ces 5600 emplois préservés ? Que l'on puisse se rendre compte jusqu'à quel point ce bilan est 'intéressant' ? Merci

le 20/09/2013 à 8:48
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Ce n'est pas la fabrication de moulle à gauffre , on parle de maintenance de compétence technologique , en plus de maintenance des emplois , donc on se fiche du coup ....

à écrit le 18/09/2013 à 10:31
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Le plan de relance de l'économie du gouvernement Fillon satisfaisant aujourd'hui, mais transférer toutes les technologies, notamment le système de combat Zenith-9, c'est acheter Russe demain. Mais privilégier les gains immédiats c'est la politique in...

le 18/09/2013 à 12:33
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Soyez calme, la degrardation de l'industrie des systèmes électroniques en Russie est très forte. Ainsi, il ne faut pas avoir peur de la future concurrence.

le 18/09/2013 à 12:56
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Hello and thank you defector Ex-Moscovite@, pour les informations du Pentagone, Paris pourrait alors participer à la création d'une base navale en Russie, nous garderons les plans et les coordonnées GP?, on ne sais jamais ce que réserve l'avenir!!! H...

le 18/09/2013 à 14:19
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Oui, pour la base navale (dont j'ai jamais entendu parler) cela ne serait pas une mauvaise idée à condition de bon prix et des conditions raisonnables. Defector pour quel coté ?

le 18/09/2013 à 17:55
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le système Zenith est certes très perfectionné mais il n'est pas non plus tout récent. Son concepteur travaille depuis plusieurs années sur son successeur, et ça, ce n'est pas vendu aux clients export. Il y existe une nuance entre vendre un équipemen...

le 18/09/2013 à 23:48
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Difficile de démonter... ne peuvent être décryptées... bla... bla..., pour les nicodèmes ce sont de très bons arguments !! Celui qui a travaillé à la conception et à la construction des bâtiments de projection et de commandement lit vos commentaires ...

à écrit le 18/09/2013 à 9:36
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Dans dix ans on aura le même genre de titre avec " en 2013 les plans d'A. montebourg on permis la suppression de plusieurs milliers d'emplois" C'est dans ces moments là qu'on voit les bienfaits d'une politique et les méfaits d'une autre ... dommage q...

le 18/09/2013 à 10:27
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Non pas 51 % des Français,mais simplement 51 % des votants,nuance.

le 18/09/2013 à 11:00
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La nuance est plus forte que cela : M Hollande a été élu avec 51.6% des suffrages "exprimés". Toutefois, il n'a obtenu que 48.6% des suffrages. D'ailleurs seuls 39.1% des Français disposant du droit de vote ont fait le déplacement pour le "choisir". ...

le 18/09/2013 à 13:19
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Et la légitimité de Sarkozy reste aussi á démontrer. Comme la légitimité de C. Estrosi, maire de Nice, élu avec 53% d´abstention, et la légitimité de Levebre(?), élu député des francais d´Amérique du nord avec 13%.

le 18/09/2013 à 19:40
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Sa légitimité n'est pas é démontrer, puisqu'il a été élu à la majorité, les non votants ayant laissé en toute connaissance de cause les autres français choisir à leur place. Chacun doit assumer ses choix, c'est cela la démocratie.

le 19/09/2013 à 9:11
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Le résultat est exactement le même, il a été élu. Ceux qui n'ont pas trouvé bon de se déplacer sont aussi responsable de la dérive de la France que ceux qui ont voté pour lui. Le résultat est là, le peuple français est responsable de ce qui se passe...

à écrit le 18/09/2013 à 8:37
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Qu est ce qu il est vilain Fillon, Coppé est beaucoup plus gentil....

le 18/09/2013 à 23:50
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Gentil peut-être Coppé pour tricher mais alors pas efficace du tout

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