Les drones Reaper de l'armée française bientôt en service au Sahel

 |   |  640  mots
L'armée de l'air française est en train d'installer deux drones de surveilance Reaper MQ-9 au Niger pour surveiller toute la bande sahélo-saharienne
L'armée de l'air française est en train d'installer deux drones de surveilance Reaper MQ-9 au Niger pour surveiller toute la bande sahélo-saharienne (Crédits : General Atomics)
La France va disposer dans le courant du mois de janvier de deux drones Reaper MQ-9 dans la zone sahélo-saharienne pour surveiller les djihadistes.

Après avoir reçu fin décembre du premier système de drones de surveillance américain Reaper MQ-9 (Block 1), les fameux drones américains MALE (Moyenne altitude et longue endurance) de l'armée de l'air française sont actuellement en train d'être installés à Niamey (Niger) afin de surveiller toute la bande sahélo-saharienne, et notamment le Mali où la France poursuit son intervention armée.

Ce premier système est constitué de deux vecteurs aériens et du système de guidage. La mise en œuvre opérationnelle des Reaper MQ-9 est prévue "dans le courant du mois de janvier", a précisé le ministère de la Défense à l'occasion du déplacement du ministre au Niger, Mali et Tchad, Jean-Yves Le Drian.

Un apport significatif dans le renseignement contre-terroriste

"Grâce à des capteurs optiques et radar de surveillance en temps réel, du rayon d'action et d'endurance que lui confère le vecteur aérien, il sera en mesure d'agir dans toute la bande sahélo-saharienne", a expliqué le ministère. La France complète "de manière significative" ses capacités de renseignement sur ce vaste territoire africain. Ces drones serviront notamment au contrôle de zones et au renseignement contre-terroriste. Notamment au nord du Mali, au nord du Niger et dans le sud libyen où la menace djihadiste est présente.

"Si la force Serval a commencé à décroître, votre mission n'est pas terminée, a confirmé aux militaires de l'opération Serval le ministre de la Défense. Il est clair que la relation de défense entre la France et le Mali est appelée à se pérenniser (...) Notre objectif commun de lutte contre le terrorisme doit nous amener à poursuivre la reconstruction des forces armées maliennes". La présence de l'armée française va se stabiliser "au niveau d'environ un millier de militaires déployés au Mali".

Rattraper le retard capacitaire en drones de la France

L'arrivée de ce premier système de drones répond à la priorité donnée au renseignement dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit la commande de quatre systèmes de drones, correspondant à douze vecteurs aériens. Ils viendront compléter les drones Harfang, opérationnels sur les différents théâtres, dont au Mali. "Je veillerai à ce qu'elle (LPM, ndlr) soit scrupuleusement respectée", a promis Jean-Yves le Drian.

Décidée par le ministre de la Défense, l'acquisition des Reaper MQ-9 vise "à rattraper le retard capacitaire en drones que la France avait accumulé ces dernières années", a expliqué le ministère. C'est en août 2013 que l'administration américaine a donné son accord, permettant à la France de lancer le processus d'acquisition de deux drones  Reaper. Depuis, six premiers pilotes et opérateurs capteurs ont été formés.

Vers un club d'utilisateurs Reaper en Europe

L'Allemagne et l'Italie, qui disposent déjà de Reaper, cumulent "plus de 15.000 heures de vol" avec leur drone, et la Grande-Bretagne "50.000 heures", a rappelé le ministère de la Défense. "Cette expérience opérationnelle européenne sera mise à profit au sein d'un groupe d'utilisateurs de drones MALE européens, comme décidé lors du dernier Conseil européen de décembre 2013", a confirmé le ministère. Les Européens ont par ailleurs décidé de commencer les travaux dans la perspective d'un futur drone européen.

Le MQ-9 Reaper est un drone MALE de dernière génération qui utilise, selon le ministère, "les technologies les plus avancées disponibles sur le marché tant pour le vecteur aérien que pour les capteurs embarqués". Bien que capables d'emporter de l'armement, la France a choisi de ne pas armer ses Reaper.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/01/2014 à 18:47 :
@auteur: la photo montre un drone armé de missiles ,... étrange pour un engin de surveillance,...
a écrit le 06/01/2014 à 14:59 :
Ce ministre lorsqu'il est arrivé au gouvernement en 2012 a saboté les études et fabrications des drones français alors aujourd'hui nous sommes tributaires des USA. sacré mentalité M. LE DRIANHJ vous etes un nul.
Réponse de le 08/01/2014 à 20:04 :
Je n'aime pas se gouvernement mais ne raconter pas de bétise , c'est la droite et Morin qui sont responsable du virage loupé des drones.
D'ailleurs leDrian est plus bien compétent
a écrit le 03/01/2014 à 14:55 :
Au début de la guerre au Mali, la presse nous a informé sur les méthodes employés par les djihadistes pour ne pas être détecté par un drone, sans compter les erreurs de cibles au Pakistan.
Ils servent à quoi ces engins ?
a écrit le 02/01/2014 à 18:57 :
A quoi servent nos satellites espions.....à haute définition ?
a écrit le 02/01/2014 à 18:55 :
La France va-t-elle garder sur les drones les insignes de l'Armée de l'air américaine aussi? lol
a écrit le 02/01/2014 à 16:54 :
L'illustration représente un drone armé de missiles "HellFire", le modèle dont la France ne
dispose pas et que nous devrions avoir pour éradiquer la piraterie au large de la Somalie !
a écrit le 02/01/2014 à 16:15 :
Oui il y a un problème dans cette histoire, détruire un 4X4 a 20 000 euros par une bombe guider à 100 000 euros avec un avion a 30 000 euros l'heure de vole.... Tout vas bien, nous somme un pays riche.... Pauvre de nous.
a écrit le 02/01/2014 à 13:16 :
La France n' a pas les moyens et achète à l' étranger des jouets de Noël à prix d'or qui n' apportent rien . Repérer un 4/4 et le faire détruire par un Rafale c' est pire que la campagne de Russie napoléonienne !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :