Armement : pourquoi la France doit être très, très patiente en Inde

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Certains industriels du Team Rafale visent un contrat mis en vigueur en 2015
Certains industriels du Team Rafale visent un contrat mis en vigueur en 2015 (Crédits : reuters.com)
Cinq bonnes raisons pour que les industriels de la défense s’arment de patience : les élections générales en mai prochain, la lutte contre la corruption, le taux de change roupie/dollar très défavorable à l’Inde, les nouvelles règles d’achats de New Delhi qui font la part belle à la production locale et, enfin, la lenteur légendaire de l’administration indienne.

2014 sera-t-elle une nouvelle année blanche pour les industriels de l'armement français en Inde ? C'est très possible. La mise en vigueur du contrat Rafale (entre 15 et 18 milliards d'euros sur la durée de vie du programme), qui devrait être pourtant signé avant les élections générales, attendra certainement 2015 et celle du missile sol-air SRSAM (1,8 milliard d'euros pour MBDA) également. Les industriels tricolores sont également engagés dans plusieurs campagnes commerciales importantes comme la vente de sous-marins supplémentaires, de bâtiments de projection et de commandement de type Mistral (BPC), d'hélicoptères en tout genre, de matériels d'artillerie…

La France, qui a signé en 1998 un partenariat stratégique avec l'Inde, a connu ces dernières années de jolis succès commerciaux, qui ont toujours été long à se dessiner : modernisation de 51 Mirage 2000 (1,4 milliard d'euros), vente de missiles air-air Mica (980 millions), acquisition de six sous-marins Scorpène et la vente de 36 missiles anti-navire Exocet SM-39 (2,4 milliards d'euros)…

1/ Des élections législatives en mai

La 8e édition de DEFEXPO, le salon international de défense organisé tous les deux ans par New Delhi depuis 1999, ouvre ses portes ce jeudi dans un contexte particulier, à seulement trois mois des élections générales prévues en mai. Ce qui va de facto entraîner, selon les observateurs interrogés par La Tribune, un gel des décisions importantes du gouvernement indien pendant la campagne. Et après ? "Le temps que le nouveau gouvernement s'approprie les dossiers en cours, il ne faut pas s'attendre à des décisions avant 2015", explique-t-on à "La Tribune". Et encore tout dépendra du résultat des élections. "Si c'est une grande coalition qui sort des urnes, les décisions seront encore plus compliquées à prendre".

Une tendance qui semble-t-il a été confirmée par la visite la semaine dernière à Paris du conseiller à la sécurité nationale et représentant personnel du Premier ministre indien, Shiv Shankar Menon, qui a rencontré François Hollande ainsi que les ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Une visite non concluante, selon certains industriels. Ainsi, la plupart des grands patrons de l'industrie de défense française vont bel et bien déserter cette année DEFEXPO.

2/La roupie malmenée par la politique monétaire de la FED

La remontée des taux longs américains et la décision récente de la FED de réduire de 10 milliards de dollars supplémentaires ses achats mensuels d'obligations sur les marchés influent sur le taux de change des devises entre le dollar et les monnaies des pays émergents, dont la roupie indienne. La dernière semaine de janvier, la roupie indienne a chuté de 2,45 %. Ce qui renchérit d'autant le coût de ses importations, et donc de ses achats d'armement. New Delhi achète entre 60 % et 70 % de ses matériels de défense à l'étranger sur un budget d'acquisition évalué à 11,6 milliards d'euros pour l'exercice 2013-2014 clos le 31 mars. Pour autant, les autorités indiennes ont pris certaines dispositions pour assurer la stabilité des marchés financiers en dépit de la politique monétaire américaine.

Depuis son plus bas d'août 2013, la roupie indienne a partiellement regagné du terrain face au dollar américain, bien que la tendance reste à la baisse à court terme. Les turbulences monétaires, qui avaient fait chuter la roupie à un plus bas historique en août 2013, ont d'ailleurs renforcé le mécontentement contre le Premier ministre, Manmohan Singh. La roupie n'a cependant cédé que moins de 1% face au dollar au moins de janvier mais cela n'a pas empêché la banque centrale indienne de relever ses taux d'un quart de point le 28 janvier pour lutter contre l'inflation, notamment des prix des produits alimentaires.

3/ Une corruption généralisée ?

La décision récente de l'Inde d'annuler un important achat d'hélicoptères au constructeur italien AgustaWestland s'ajoute à une longue liste de contrats avortés pour des soupçons de corruption qui met en difficulté la modernisation des équipements vieillissants de l'armée indienne. New Delhi a officiellement mis fin le 1er janvier à l'achat de 12 hélicoptères de transport de personnalités pour 556 millions d'euros, une enquête en Italie ayant mis au jour des soupçons de versement de pots-de-vin à des responsables militaires.

Plusieurs contrats ont subi le même sort depuis 20 ans en raison de soupçons de corruption, comme l'affaire Bofors en 1986 ou un contrat pour l'achat de 197 hélicoptères en 2007 attribué à Eurocopter (devenu Airbus Helicopters) puis annulé. En 2009, l'Inde a banni de son marché sept groupes de défense comme Singapore Technologies, Rheinmettal Air Defence et l'israélien Military Industries, toujours pour des soupçons de corruption. Ce qui n'est pas encore le cas d'AgustaWestland. Aucune décision a été prise, selon le ministère de la Défense.

"Le principal problème est que les Indiens ont crée un système obligeant les vendeurs étrangers à payer des pots-de-vin", estime Bharat Verma, du magazine Indian Defence Review interrogé par l'AFP. Il relève ainsi qu'au moins 18 services doivent approuver tout accord d'achat militaire, créant ainsi autant de fenêtres de corruption possible et que rares sont les responsables politiques ou administratifs convaincus de corruption à avoir été condamnés.

Les très nombreuses affaires de corruption paralysent aujourd'hui certains processus d'acquisition. "Plus personne ne veut prendre de décision", explique-t-on à La Tribune. En décembre, le Parlement indien a approuvé une loi anti-corruption prévoyant la création d'un médiateur ayant le pouvoir d'enquêter sur les politiques et les fonctionnaires soupçonnés de corruption. En mai, le Premier ministre s'était engagé à ce que les achats d'armements et d'équipements militaires soient "plus transparents, lisses, efficaces et moins vulnérables aux pratiques contraires à l'éthique".

4/ Des nouvelles procédures qui vont complexifier les achats ?

New Delhi a promulgué en juin dernier de nouvelles procédures de passation des marchés de défense. Elles visent notamment à développer une industrie de défense indienne robuste, selon le ministère de la Défense indien, avec les plus hauts standards de transparence, de probité et de responsabilité publique. Clairement, New Delhi donne une impulsion à l'indigénisation des achats d'armements. "Une plus grande préférence sera maintenant accordée explicitement" aux entreprises indiennes.

Pour autant, l'Inde peine à développer ses propres programmes. Ainsi, le développement de la phase deux de l'avion de combat LCA (Light Combat Aircraft) sous l'autorité du DRDO indien (Defence Research and Development Organisation) devait être achevé…. en décembre 2008. Il le sera en décembre 2015, selon le ministère de la Défense. Tout comme le missile LR-SAM (Long range surface to air Missile) développé avec les Israéliens est aujourd'hui attendu en décembre 2015 au lieu de mai 2011.

Par ailleurs, le manque de compétences et de connaissances techniques de l'administration indienne complique aussi l'achat de matériel, estime Manoj Joshi, du think tank Observer Research Foundation basé à Delhi, interrogé par l'AFP. "Une personne chargée de l'élevage un jour va se retrouver à la Défense le lendemain. Nos fonctionnaires civils n'ont pas l'expertise des marchés et des matériels, ce qui complique la situation", relève-t-il.

5/ La légendaire lenteur de l'administration indienne

Un contrat même signé peut attendre des mois et des mois, voire des années, avant d'être mis en vigueur. C'est le cas du programme SR-SAM gagné par le missilier MBDA et signé en décembre 2011 mais pas encore mis en vigueur à ce jour. Le contrat doit être approuvé successivement par le ministère de la Défense, puis par celui des Finances et enfin par le CCS (Cabinet Committee on Security), présidé par le Premier Ministre. Le CCS réunit également les ministres indiens de la Défense, des Finances, de l'Intérieur et des Affaires étrangères. Le contrat SR-SAM est actuellement entre les mains du Bercy indien.

Airbus Helicopters, qui a répondu en 2008 à un nouvel appel d'offre pour la fourniture de 197 hélicoptères, attend désespérément depuis 2010 l'ouverture des enveloppes commerciales par New Delhi. Et Charles Edelstenne, l'ancien patron de Dassault Aviation, ne se lassait pas de raconter cette anecdote sur la lenteur de l'administration indienne. Il avait gardé en travers de la gorge un appel d'offres lancé par New Delhi pour des avions d'entraînement sur lequel l'avionneur, qui proposait ses Alpha Jet, avait négocié... pendant vingt-deux ans, avant de jeter l'éponge.

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Commentaires
a écrit le 13/02/2014 à 22:12 :
La France ne vendra rien en Inde, pays membre des BRICS, en très bons termes avec Vladimir Poutine. Pareil pour le Brésil. Nos produits sont vraiment trop chers et les contrats français font peur à tout acheteur. Pour les avions, il ne faut pas oublier que les nouveaux Migs et Soukoïs sont très performants. Comme pour le nucléaire, l'Inde va les fabriquer, sous licence russe...
a écrit le 07/02/2014 à 1:30 :
Il y a plusieurs réflexions intéressantes sur l'état de "vieillissement" du Rafale. Il ne faut pas oublier qu'il y a des problématiques différentes car tout ne vieillit pas à la même vitesse dans la conception d'un avion de combat. Par exemple, la configuration aérodynamique de l'avion n'est pas "périmée" et restera a priori satisfaisante pour les décennies à venir. Par contre, pour l'électronique, l'évolution est extrêmement rapide, et aucune armée du monde ne peut renouveler ça tous les ans pour tenir compte des derniers progrès.

En soit, le seul avion qui disposerait d'une technologie plus moderne (matériaux, moteurs, électronique) que le Rafale serait le F-35, avec des éléments probablement très modernes... mais pas encore matures!
Le Gripen va sans doute connaître une bonne cure de jouvence avec l'évolution au standard E/F (... incluant le changement du moteur par le F414 qui a plus de 15 ans...).
Et dans un sens, le développement très récent du radar à antenne à active sur Rafale a permis de remettre à jour une partie de l'électronique.

Les avions de combat restent en service 30-40 ans, donc ça me semble un peu exagéré de dire qu'un avion qui est en service depuis moins de 10 ans est vieillissant.

Encore un mot sur le contenu du standard F3R : il ne faut pas oublier que ces travaux consiste en l'ajout de nouvelles capacités et de nouveaux équipements. L'avion ne sera pas beaucoup plus ou beaucoup moins "vieillissant", mais les équipements mis en œuvre seront à la pointe!

Enfin, la technologie n'est pas le seul critère à retenir : ce qui fait la force du Rafale, ce n'est pas seulement sa technologie, c'est la doctrine qui l'accompagne. On a un Rafale omnirôle qui peut mettre en œuvre tous les équipements pour faire de l'attaque air-air, air-sol, air-mer, alors que certains ont des avions multirôles mais sans avoir procédé à l'intégration des armements air-surface et autres équipements permettant d'exploiter ce potentiel de polyvalence. Et ce n'est pas de la puissance de calcul ou de la puissance moteur supplémentaire qui peuvent changer quoique ce soit à cela.
a écrit le 06/02/2014 à 23:32 :
A ce rythme, Sarkozy signera le contrat des Rafales avec l'Inde en 2017;;;
a écrit le 06/02/2014 à 21:30 :
Règle de base : un bon produit est un produit qui se vend.
Conclusion ?
Réponse de le 13/02/2014 à 22:15 :
Excellente remarque!
a écrit le 06/02/2014 à 18:39 :
Bref, la vente est tout sauf finalisée (j'existe pas dans le dico mais osef). Le gouvernement ne vas pas boucler son budget (cf: le budget 2014 compte sur une vente du Rafale).
Réponse de le 06/02/2014 à 20:28 :
c'est a partir du budget 2016
a écrit le 06/02/2014 à 18:00 :
Vu les tensions régionales et la course à l’armement de ses voisins, l'Inde peut attendre 10 ans avant de se décider mais elle aura perdu 10 ans par rapport à la Chine qui continue à développer son parc aéronautique. Il n'est pas certain que ce soit son intérêt même si à l'heure actuelle la différence entre les 2 pays n'est pas flagrante, nombre d'avions de combat pour l'Inde 600 pour la chine 900 ( nb 230 France).
a écrit le 06/02/2014 à 17:15 :
Marrant le titre...On va pas leur faire un ultimatum non plus, je sais qu'il a le bras long le Sénateur SD, mais quand même!
a écrit le 06/02/2014 à 14:09 :
La devise indienne a perdu du poids par rapport au dollar, comme le prix du Rafale est affiché en dollar, il coûte plus cher pour les Indiens qui subissent dès lors une hausse des prix des importations. Voit l'article de Patrick Artus, admirable de pédagogie,sur ce site. Ceci explique peut-être cela. La politique de la FED plombe le Rafale pour l'instant mais les Indiens ont besoin de cet avion pour remplacer leurs Mig 21 et pour faire face à la Chine et au Pakistan. donc, confiance et pour les pourfendeurs du Rafale, celui-ci est constamment modernisé et c'est un avion qui rentre dans une stratégie globale visant la puissance aérienne.
a écrit le 06/02/2014 à 10:44 :
La qualité technique de l'avion n'est pas en cause . Mais il lui en manque une , essentielle , il n'est
pas adapté au marché actuel . Un sur-équipement inutile , en fait un appareil hors de prix pour la nouvelle conjoncture internationale et cette croissance en L .
Réponse de le 06/02/2014 à 13:25 :
@Tousofns. Le Typhoon était en finale et en plus il est plus cher. Pensez-vous qu'il est mieux adapté que le Rafale? Idem pour les autres avions (Gripen, Su, Mig, F-18, F-16) qui étaient éliminés au tour précédent. Si le Rafale n'était pas adapté aux Indiens, ils ne l'auraient pas choisi.
Réponse de le 06/02/2014 à 16:15 :
Faut pas oublier qu'il existe pas mal d'intox dans ces "infos" venant soit du pouvoir public soit du constructeur lui-même. Si le Rafale était si performant comme on veut faire croire alors pourquoi l'Etat français a accordé une somme de 2 millards d'euros pour le "moderniser" ?
Réponse de le 06/02/2014 à 18:04 :
De tout temps les avions de combat ont été modernisés durant leur vie, et plus encore à notre époque où la technologie évolue très rapidement
a écrit le 06/02/2014 à 10:22 :
Pas de problème ; elle s'est entraînée au Brésil .
a écrit le 06/02/2014 à 10:15 :
Certes la roupie est bousculée, mais une bonne partie des avions sera faite en Inde et la commande s'étale sur un bon nombre d'années. Qui peut prévoir le cours de la roupie dans dix ans.
L'arrivée aux commandes du BJP ne contribuera pas à l'apaisement des rapports avec le Pakistan. L'Inde a besoin de ces avions.
Réponse de le 06/02/2014 à 11:14 :
@alibaba : "L'Inde a besoin de ces avions"

NON, l'Inde a besoin D'AVIONS, pas de "ces avions"!

Pardon de froisser votre vision mono-hexagonale: Le Rafale n'est pas le seul avion sur le marché, qui plus est le Rafale est un avion vieillissant (c'est justement la raison pour laquelle Hollande 1er prend dans vos poches 1 milliard d'euro pour améliorer le bébé)
Réponse de le 06/02/2014 à 14:03 :
@Vincent .
Vous pensez que les indiens n'ont évalué que le Rafale ? Il y avait eu un appel d'offres au préalable et la Rafale était en concurrence avec 4 autres avions et finalement les indiens l'ont choisi selon leur besoins donc Alibaba n'avait pas tord, L'inde a bien besoin du Rafale.
Quand à l'avion "vieilissant", cela est normale de le moderniser , un avion de chasse, c'est comme un système d'exploitation, il faut régulièrement le moderniser pour qu'il soit performant et à jour des dernières technologies. Cela est valable pour tout les avions du monde.
Réponse de le 06/02/2014 à 14:49 :
@Jason: Une évaluation faite hier n'aura pas le même résultat que demain matin.

Ce n'est pas parce que le Rafale a gagné une évaluation faite en considérant les aspects économiques, techniques et géo-stratégiques valables il y a plusieurs années qu'il gagnera toujours avec les conditions actuelles.

Les éléments comme le cours de la roupie entre pleinement dans les critères qui peuvent changer la donne pour le Rafale...

Dassault ferait bien d'être pro-actif et de faire une proposition avec des prix à la baisse sans que les Indiens le demandent, sinon.....
Réponse de le 07/02/2014 à 8:03 :
@Vincent. "Dassault ferait bien d'être pro-actif et de faire une proposition avec des prix à la baisse sans que les Indiens le demandent, sinon..... ". Sinon quoi? Ils iront voir ailleurs et recommenceront toutes les évaluations techniques et commerciales et rebelote pour quelques années encore? Et même, une fois le nouveau sélectionné trouvé, ils recommenceront à discuter le contrat (transfert de techno, fabrication, etc.) avec le risque que cela ne correspondra pas...Pensez-vous que cela fonctionne ainsi dans un contrat d'avions de combat?
a écrit le 06/02/2014 à 10:14 :
Pouvait t il en être autrement?
En plus, proposer cet avion au Brésil puis à l'Inde beaucoup moins cher que le prix que Abu Dhabi avait accepté a interrompu les négociations avec cet émirat qui lui, n'a pas de problème budgétaire.
a écrit le 06/02/2014 à 9:43 :
Ca rappelle le scénario brésilien, la décision reportée après les élections et on connait la suite.... Cet avion parait invendable. Peut on parler d'une sorte de malédiction? Ou alors n'est il pas aussi performant que l'on a bien voulu nous le laisser croire.
Réponse de le 06/02/2014 à 11:11 :
Les performance de l'avion ne sont pas en cause, le problème vient des performances de la France!

La France a, à de nombreuses reprises, trahis les pays qui lui avaient acheté des avions de chasse:
- La France a refusé d'assurer la maintenances des Mirage III achetés par Israel et l'Afrique du Sud alors que ces pays étaient en guerre contre leurs voisins
- La France a aidé la Grande-Bretagne lors de la guerre des Malouines à rendre "inoffensifs" les avions Super Etendard et les missiles Exocet qu'elle avait venu à l'Argentine

Avec de telles comportements, quel pays pourrait être assez bête pour faire confiance à la France?
Réponse de le 07/02/2014 à 8:56 :
@Vox Populi : Ouh la la vous avez raté un épisode, vous...Pour les MIII israeliens, c'est le général de Gaulle qui a placé l'embargo, c'était en 1967, après la guerre des six jours où Israel a été nommé l'agresseur.Et je vous signale que Dassault a tout de même livré des rechanges en utilisant des pays tiers. Idem pour l'AFSud, apartheid = embargo, depuis le début des années 70. Visiblement, vous ne savez pas de quoi vous parlez...
a écrit le 06/02/2014 à 9:03 :
Peuple de France, soit patient! Nous finirons par vendre nos Rafale au Brésil, au Qatar, à la Lybie, au Maroc, à la Suisse, aux Emirats Unis, à l'Inde ainsi qu'au reste du monde!

Bon ces pays ne le savent pas encore mais cela finira par se faire puisque la France vous le dit: Le Rafale est le meilleur avion du monde!!!
Réponse de le 06/02/2014 à 9:25 :
Pourquoi Flamby s'obstine à vouloir vendre des avions à l'étranger, il ferait mieux de vendre des casques de scooter il est le meilleur ambassadeur dans ce domaine, vu la pub qu'il a fait dans le monde entier.
Réponse de le 06/02/2014 à 9:38 :
...et le moins cher...

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