Galileo : les satellites sur la mauvaise orbite, le concurrent européen du GPS encore retardé

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Opérant à plus haute altitude que le GPS, les satellites Galileo bénéficient d'un angle d'inclinaison plus élevé, très utile en ville, car plus le signal est élevé, plus il est visible par les utilisateurs au sol.  Ils sont aussi dotés des meilleures horloges atomiques jamais utilisées dans la navigation, d'une précision d'une seconde sur trois millions d'années.
Opérant à plus haute altitude que le GPS, les satellites Galileo bénéficient d'un angle d'inclinaison plus élevé, très utile en ville, car plus le signal est élevé, plus il est visible par les utilisateurs au sol. Ils sont aussi dotés des meilleures horloges atomiques jamais utilisées dans la navigation, d'une précision d'une seconde sur trois millions d'années. (Crédits : Arianespace)
Lancés vendredi depuis la Guyane, Sat-5 et Sat-6 "ont été mis sur une orbite plus basse que prévue", a annoncé Arianespace. Corriger leur trajectoire risque d'être compliqué.

Douche froide pour les espoirs européens de mettre en place rapidement un système de navigation alternatif à l'américain GPS. A propos de Galileo Sat-5 et Sat-6, envoyés dans l'espace vendredi par une fusée Soyouz, la société Arianespace a annoncé samedi:

"Les satellites ont été mis sur une orbite plus basse que prévue".

>>LIRE: Deux nouveaux satellites européens dans l'espace pour concurrencer le GPS américain

17.000 km d'altitude au lieu de 23.000

"On devait être sur une orbite circulaire de 23.000 km d'altitude, et l'orbite n'est pas circulaire, elle est elliptique et plus basse, aux alentours de 17.000 km, ce qui veut dire qu'on a du mal à remplir la mission", a notamment expliqué Jean-Yves Le Gall, coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo ainsi que président du Centre National d'Études Spatiales (CNES) et ancien patron d'Arianespace.

"Trois heures après le décollage, quelque chose s'est manifestement mal passé", observe-t-il, ajoutant qu'une commission d'enquête allait être mise en place.

Un système de navigation d'un coût de 5 milliards

Vendredi à 09h27 heure locale (14h27 heure de Paris), le mythique lanceur russe Soyouz a quitté son pas de tir en Guyane avec une charge de 1,6 tonne au décollage. Au terme d'une mission de 3 heures et 48 minutes, l'étage supérieur Fregat s'est séparé des deux satellites Galileo Sat-5 et Sat-6 pour les placer sur une orbite circulaire qui devait se situer à 23.522 kilomètres d'altitude.

S'ajoutant à quatre autres satellites Galileo déjà lancés, les deux nouveaux devaient être opérationnels à l'automne, et ainsi permettre une première mise en service fin 2014 d'un système de navigation indépendant de l'américain GPS financé par la Commission européenne. Le programme, d'un coût de plus de 5 milliards d'euros, devrait être complètement opérationnel en 2018.

La remise en orbite "sera compliquée"

L'erreur commise risque toutefois de compromettre cet agenda puisque, quant à une remise sur trajectoire des satellites, Jean-Yves Le Gall observe:

"Ca sera compliqué. Nous sommes en train de voir si on peut rattraper la situation dans les prochaines heures".

Arianespace s'est également refusé de se prononcer sur la possibilité d'une correction de la trajectoire de ces deux satellites. La question essentielle porte sur la présence suffisante de carburant à bord pour leur permettre de regagner la bonne orbite, explique Jean-Yves Le Gall.

De nombreux retards

Le retard qui se préannonce est le dernier d'une longue liste. Déjà, le financement du programme Galieo, initialement estimé à 3,2 milliards d'euros et entièrement pris en charge par la Commission européenne, avait fait l'objet d'âpres négociations entre les gouvernements européens à Bruxelles. La mise en service était par ailleurs d'abord prévue en 2008.

En octobre 2013, la société allemande OHB, qui s'était vue confier la construction de 22 satellites, avait dû demander l'aide de ses concurrents français pour rattraper son retard dans la livraison.

>>Satellites : panne allemande pour le programme Galileo

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Commentaires
a écrit le 26/08/2014 à 12:07 :
la vérité n'est pas dite, ce projet réalisé à bas coût par une pme allemande au nez et à la barbe de Tales et Astrium , lancée par les Russes , décidé par des fonctionnaires de Bruxelles ne regardant que le prix ect.. ont conduit à un échec programmé. La France ne s'est pas fait respecter et ferait bien de se retirer de ce fiasco
a écrit le 25/08/2014 à 11:33 :
Faut arrêter avec vos thèse de sabotage de la part de US... vous essayez de vous rassurer. Ce désir de faire croire que "l'on est meilleurs que les américains". Les US on développé le GPS et point barre, Galileo n'est qu'une plateforme basée sur le GPS un peu améliorée, mais de révolutionnaire elle n'a rien... la révolution c'est le GPS qui l'a amené.. c'est fini, point final.
a écrit le 25/08/2014 à 7:03 :
Inadmissible... qui est le saboteur a la solde des US , ou le résultat de la gabegi d une Europe sans tête' mais avec beaucoup de profiteurs.
a écrit le 24/08/2014 à 20:43 :
La thèse du sabotage se précise, faut juste savoir à qui le crime profite. Pour plus d'informations : www.vineyardsaker.fr/2014/08/24/lechec-satellites-geolocalisation-galileo-resultat-dun-sabotage/
a écrit le 24/08/2014 à 20:41 :
Peut être qu'avec un GPS ce ne serait pas arrivé.
a écrit le 24/08/2014 à 18:13 :
Pas grave, ils y arriveront. L'échec fait partie du parcours et nous rappelle que cela reste une prouesse technologique. Vraiment pas de quoi pourrir Ariane Espace.Qui ne fait pas d'erreur?
Réponse de le 24/08/2014 à 20:44 :
C'est pas grave , il faut parfois passer par des échecs avant de réussir. Nos gars de Ariane Espace vont corriger le tir. Mais pour ces deux satellites, il faut être honnête, c'et un échec impossible à rattraper donc considérer que des deux satellites sont perdues et se concentrer sur le prochaine tir

Comme quoi tu te répètes.
a écrit le 24/08/2014 à 17:14 :
C'est un nouveau signe que l'Europe va de travers... Combien cela va-t-il encore coûter aux contribuables européens?
a écrit le 24/08/2014 à 14:02 :
l'important est de comprendre et persévérer. L'enjeu est colossal et l'échec n'est qu'un simple retard
a écrit le 24/08/2014 à 9:48 :
Un peu de parano: Qui sabote le programme Galileo? Qui a intérêt à ne pas vouloir de concurrent? US GO HOME.
a écrit le 24/08/2014 à 6:25 :
C'est à l'image de l'Europe et de la France. En déroute !
Réponse de le 24/08/2014 à 11:04 :
Ce sont les exigences allemandes - soyouz et Ohb - qui nous ont conduits la.
a écrit le 23/08/2014 à 20:52 :
C'est pas grave , il faut parfois passer par des échecs avant de réussir. Nos gars de Ariane Espace vont corriger le tir. Mais pour ces deux satellites, il faut être honnête, c'et un échec impossible à rattraper donc considérer que des deux satellites sont perdues et se concentrer sur le prochaine tir
Réponse de le 23/08/2014 à 23:39 :
Bonjour,
Bien au contraire l'erreur est en partie rattrapable grâce à des corrections bien menées pendant les prochaines révolutions de ces satellites. Le problème reste que pour ces corrections il faut se servir à la fois de la gravitation terrestre et des propulseurs en simultané afin d'effectuer une correction d'orbite des satellite et cela induit donc un raccourcissement de leur durée de vie car lorsque le gaz est épuisé des réservoirs le satellite celui-ci est considéré en fin de vie et sa destruction dans l'atmosphère est l'ultime étape.
Réponse de le 24/08/2014 à 9:17 :
il ne s'agit pas d'un satellite d'observation sur une orbite basse (e.g. 800km d'altitude) qu'on désorbiterait sur une orbite 100km plus basse ou pour destruction. Là on parle de 5000 km à 17000km d'altitude, on a probablement (même si ce n'est pas encore une certitude) créé 2 déchets spatiaux...
Réponse de le 24/08/2014 à 17:18 :
@dra

Ce ne seront pas les seuls étrons spatiaux derrière lesquels nous "courons"... (Rosetta)
a écrit le 23/08/2014 à 20:42 :
Il est très regrettable, voir fâcheux que des problèmes apparaissent, après qu'Arianespace eût fait le choix d'abandonner dans le futur le projet soyouz au profit d'Ariane 5.
Il faut espérer que ce choix n'explique pas le présent dysfonctionnement.
a écrit le 23/08/2014 à 20:21 :
bizarre une erreur de 6000km ce n'est pas rien.
je fais entièrement confiance au p'tits gars d'Arianespace,je vais pas jetter de l'huile sur le feu mais cela pue le bug informatique "mal intentionné"........
Qui vivra verra...
a écrit le 23/08/2014 à 19:40 :
ArianeSpace, c'est bien une société française? Comme quoi, le Made In France ça paye (enfin ça coute surtout bcp ... )
Réponse de le 23/08/2014 à 20:07 :
Le lanceur utilisé était un lanceur russe Soyouz pourtant réputé pour sa fiabilité. Et vu la complexité technique des opérations, ce n'est pas un raté sur des dizaines de mises en orbites réussies qui invalide une technologie.
Réponse de le 23/08/2014 à 23:14 :
@ Jul je me posais la question doit on répondre à des commentaires aussi minables, oui pour remettre à sa place. Si le made in France, sans aucune référence politique, n'est pas à la hauteur de vos attentes nos frontières sont votre porte de sortie. Un peu d'infos vous fera le plus grand bien:
Depuis le milieu des années 1980, la firme s’est imposée
comme numéro un du transport spatial commercial dans le monde avec une part de marché sur les lancements de satellites à destination de l'orbite géostationnaire avoisinant ou excédant les 50 % depuis plus de 20 ans.
Réponse de le 23/08/2014 à 23:34 :
@Jul : Le projet Ariane et plus généralement ArianeSpace ne coutent pas d'argent ils en rapportent. Ariane reste le lanceur le plus fiable, le plus avancé technologiquement et celui qui rapporte le plus d'argent devant les USA, la Chine, la Russie, le Japon et le Brésil. Donc gardons la tête haute et soyons fier d'être les artisans de cette réussite durable et en cours de pérennisation avec le futur lanceur léger Ariane 6 qui concurrencera un peu SpaceX sur le segment low-cost.
a écrit le 23/08/2014 à 18:41 :
Vous prendrez bien une petite coupe de champagne à la NASA ?
a écrit le 23/08/2014 à 18:27 :
Un projet mort né ... on dirait !?
a écrit le 23/08/2014 à 18:01 :
Les chinois ont beaucoup rigolé!!! Bonne chance GALERE GALILEO
a écrit le 23/08/2014 à 16:46 :
Encore un coup de la CIA! Histoire de parachever la dégradation des relations russo-européennes!
a écrit le 23/08/2014 à 16:29 :
Bravo 17000 Km au lieu de 23000 Km, ça c'est de la précision
a écrit le 23/08/2014 à 16:05 :
Que les européens abandonnent leur machin ne va jamais fonctionner c'est foutu d'avance. 20 ans de retard.
a écrit le 23/08/2014 à 15:42 :
Pourquoi Soyouz et OHB ?? Décidément, le souci d'économie et de maîtrise des Allemands rend tout ce qui est européen "petit".
Réponse de le 23/08/2014 à 17:27 :
Bonjour,

Pour répondre à votre question : Soyouz a été choisi pour tenir dans l'enveloppe budgétaire du projet voila tout ... .
Cela dit ce sont des zoyouz lancé de kourou et opéré par arianespae. Donc la maitrise et le professionnalisme sont là.
La réelle question c'est : Qu'est ce qui a provoqué ce décalage de 5000 Km ?
Réponse de le 24/08/2014 à 9:47 :
Ce décalage a été provoque par soyouz et OHB. Arianespace n'est pas en cause, comme le montre son historique.

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