Galileo: les satellites sur la mauvaise orbite, le concurrent européen du GPS encore retardé

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Douche froide pour les espoirs européens de mettre en place rapidement un système de navigation alternatif à l'américain GPS. A propos de Galileo Sat-5 et Sat-6, envoyés dans l'espace vendredi par une fusée Soyouz, la société Arianespace a annoncé samedi:
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"On devait être sur une orbite circulaire de 23.000 km d'altitude, et l'orbite n'est pas circulaire, elle est elliptique et plus basse, aux alentours de 17.000 km, ce qui veut dire qu'on a du mal à remplir la mission", a notamment expliqué Jean-Yves Le Gall, coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo ainsi que président du Centre National d'Études Spatiales (CNES) et ancien patron d'Arianespace.
Vendredi à 09h27 heure locale (14h27 heure de Paris), le mythique lanceur russe Soyouz a quitté son pas de tir en Guyane avec une charge de 1,6 tonne au décollage. Au terme d'une mission de 3 heures et 48 minutes, l'étage supérieur Fregat s'est séparé des deux satellites Galileo Sat-5 et Sat-6 pour les placer sur une orbite circulaire qui devait se situer à 23.522 kilomètres d'altitude.
S'ajoutant à quatre autres satellites Galileo déjà lancés, les deux nouveaux devaient être opérationnels à l'automne, et ainsi permettre une première mise en service fin 2014 d'un système de navigation indépendant de l'américain GPS financé par la Commission européenne. Le programme, d'un coût de plus de 5 milliards d'euros, devrait être complètement opérationnel en 2018.
L'erreur commise risque toutefois de compromettre cet agenda puisque, quant à une remise sur trajectoire des satellites, Jean-Yves Le Gall observe:
Arianespace s'est également refusé de se prononcer sur la possibilité d'une correction de la trajectoire de ces deux satellites. La question essentielle porte sur la présence suffisante de carburant à bord pour leur permettre de regagner la bonne orbite, explique Jean-Yves Le Gall.
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Le retard qui se préannonce est le dernier d'une longue liste. Déjà, le financement du programme Galieo, initialement estimé à 3,2 milliards d'euros et entièrement pris en charge par la Commission européenne, avait fait l'objet d'âpres négociations entre les gouvernements européens à Bruxelles. La mise en service était par ailleurs d'abord prévue en 2008.
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En octobre 2013, la société allemande OHB, qui s'était vue confier la construction de 22 satellites, avait dû demander l'aide de ses concurrents français pour rattraper son retard dans la livraison.
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