ADP choisit l'aérodrome de Pontoise pour tester des taxis volants en conditions réelles
Fabrice Gliszczynski
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La crise n'a pas remis en cause le projet de taxis volants en Île-de-France pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024. Pour ce projet commun à la Région Île-de-France, la RATP et ADP, ce dernier a choisi parmi les dix aérodromes qu'il détient en Île-de-France celui de Pontoise-Cormeille-en-Vexin pour tester un VTOL, un véhicule électrique à décollage vertical. Ce sera le modèle Vollocity de l'entreprise Volocopter, qui a déjà effectué de tels vols à Dubaï, Helsinki et Singapour.
Des tests en situation réelle débuteront en juin 2021 à Pontoise. Ils concerneront les opérations de stationnement, de décollage et d'atterrissage, ainsi que les opérations autour du véhicule, que ce soit la maintenance ou la recharge électrique. Le tout avec le soutien de l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA), et d'Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Pour assurer ces tests, ADP construira un vertiport (un aéroport pour VTOL) imaginé par sa filiale ADP ingénierie (ADPI). L'idée dans un second temps est de faire des tests entre ce vertiport et l'aéroport de Charles-de-Gaulle en utilisant un couloir aérien réservé aux hélicoptères, indiquait l'an dernier ADP.
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Selon les trois partenaires, l'aérodrome de Pontoise a vocation à structurer une filière de la mobilité aérienne. Pour créer "un écosystème de grands groupes, PME, start-ups, laboratoires et universités", un appel à manifestation d'intérêt international est lancé. Il sera piloté par l'agence Choose Paris Region, qui va s'attacher à identifier des entreprises françaises et internationales capables de travailler sur le véhicule, l'infrastructure, les opérations, l'intégration des VTOL dans l'espace aérien, et leur acceptabilité par les riverains.
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