Airbus décroche un contrat de 550 millions d'euros avec la Défense britannique
latribune.fr

Photo d'illustration. À l'échelle du groupe, Airbus prévoit de supprimer 15.000 postes d'ici à l'été 2021, dont 5.000 en France.
Eutelsat
latribune.fr

Photo d'illustration. À l'échelle du groupe, Airbus prévoit de supprimer 15.000 postes d'ici à l'été 2021, dont 5.000 en France.
Eutelsat
La division Défense et Espace du groupe Airbus a décroché un contrat de plus de 500 millions de livres (550 millions d'euros) auprès du ministère britannique de la Défense pour lui livrer un satellite militaire, le Skynet 6A, en 2025, a annoncé le groupe dimanche.
Le contrat couvre également des programmes de développement technologique, de nouveaux systèmes de télémétrie sécurisés, de suivi et de commande, lancement, tests en orbite et mises à jour du système Skynet 5 actuel, en service depuis 2003, ajoute Airbus.
un satellite de télécoms Optus 11.
Airbus, né de la fusion en 2000 du français Aérospatiale-Matra, de l'allemand Dasa et de l'espagnol Casa, a enregistré un chiffre d'affaires de 70,5 milliards d'euros en 2019.
Les trois-quarts de son activité (77% du chiffre d'affares) proviennent de sa branche aviation commerciale (54,8 milliards), suivie de sa division Défense et Espace, (15% à 10,9 milliards) et enfin d'Airbus Helicopters (8% à 6 milliards).
Confrontée à un marché spatial atone et des reports de contrats de défense, la branche Défense et Espace a engagé un plan de restructuration en février, qui prévoit la suppression de 2.665 postes, dont 926 en Allemagne, 722 en Espagne, 464 en France et 346 au Royaume-Uni.
À l'échelle du groupe, Airbus prévoit de supprimer 15.000 postes d'ici à l'été 2021, dont 5.000 en France, pour "redimensionner son activité dans l'aviation commerciale". À Toulouse, où plus de plus de 3.500 suppressions de postes sont annoncées, le responsable syndical FO Jean-François Knepper craint un "cataclysme social".
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Le patron d'Airbus, Guillaume Faury, a de son côté qualifié la situation actuelle de "crise la plus grave que ce secteur ait jamais connue". Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a toutefois estimé que le plan annoncé par le constructeur aéronautique était "excessif".
(Avec AFP)
latribune.fr