Airbus révise à la baisse ses prévisions de livraisons d'avions commerciaux pour 2019

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Le chiffre d'affaires consolidé d'Airbus s'est élevé à 46,2 milliards d'euros sur les neuf premiers mois
Le chiffre d'affaires consolidé d'Airbus s'est élevé à 46,2 milliards d'euros sur les neuf premiers mois (Crédits : Airbus)
Au lieu de livrer 880 à 890 appareils en 2019, Airbus ne devrait en remettre aux compagnies aériennes que 860.

Airbus ne livrera pas "880 à 890" livraisons d'avions commerciaux en 2019. L'avionneur européen a donc dû revoir ses prévisions qui ont été "actualisées pour tenir compte des perspectives de livraisons autour de 860" appareils (800 en 2018), selon le communiqué publié mercredi matin. Il rencontre des difficultés notamment dans la montée en cadence de la production de l'A321 ACF qui "demeure ambitieuse", a-t-il souligné. Dans ce cadre, le chiffre d'affaires consolidé d'Airbus s'est élevé à 46,2 milliards d'euros sur les neuf premiers mois, (contre 40,4 milliards d'euros sur la même période en 2018), dont 6,2 milliards dans le domaine de la défense. Cette hausse de 14% reflète essentiellement la hausse des livraisons des avions commerciaux (571 appareils, contre 503 un an auparavant), un mix favorable et l'évolution des taux de change.

"La situation actuelle doit être améliorée", a convenu le président exécutif d'Airbus Guillaume Faury, lors d'une conférence téléphonique, reconnaissant qu'il était "très difficile de récupérer le retard".

"Nous concentrons nos efforts sur la montée en cadence de l'A320neo et l'amélioration du flux industriel, tout en gérant en particulier la complexité de l'A321 ACF", a-t-il relevé plus tôt dans un communiqué. Airbus a donc notamment livré 33 A220, 422 avions de la famille A320 - la version NEO a représenté 338 livraisons -, 34 A330, 77 A350 et 5 A380 (35,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires). De son côté, Airbus Helicopters a livré 209 unités (218 appareils sur la même période en 2018) et a enregistré un chiffre d'affaires stable (3,7 milliards), "la croissance du volume d'activité de services ayant compensé l'échelonnement des programmes", a expliqué le constructeur toulousain. La hausse du chiffre d'affaires d'Airbus Defence and Space a été essentiellement soutenue par les activités de Military Aircraft (7,7 milliards, contre 7 milliards un an auparavant).

Un bond de l'EBIT

Airbus a annoncé un bénéfice opérationnel ajusté (EBIT) de 1,6 milliard d'euros au troisième trimestre. Soit sur neuf mois, un EBIT qui s'est élevé à 4,1 milliards d'euros (2,7 milliards un an auparavant). Sur la base du nouvel objectif de livraisons d'avions commerciaux, Airbus maintient sa prévision d'augmentation d'EBIT ajusté d'environ 15 % par rapport à 2018. L'EBIT ajusté de la filiale avions commerciaux progresse aussi fortement (+ 52%) à 3,83 milliards d'euros (2,34 milliards en 2018 sur la même période). Cette hausse de 51% a été obtenue "en partie grâce à la montée en cadence et à l'effet prix du NEO, ainsi qu'à l'amélioration continue des performances financières de l'A350 et à l'évolution favorable des taux de change qui s'étaient déjà matérialisées au premier semestre 2019".

L'EBIT ajusté d'Airbus Helicopters est stable à 205 millions d'euros (contre 202 millions d'euros un an auparavant), "traduisant une contribution en hausse des services, mais un mix de livraisons moins favorable", a expliqué Airbus. En très forte baisse (- 83%), l'EBIT ajusté d'Airbus Defence and Space de 355 millions d'euros (contre 409 millions d'euros en 2018 sur la même période) a reflété "essentiellement les efforts pour soutenir les campagnes en cours et à venir", a précisé le constructeur. Cette division s'emploie "actuellement à améliorer les performances de toutes ses activités", a souligné Airbus, qui a livré 10 A400M depuis le début de l'année (84 actuellement en service).

"Si les dépenses de trésorerie liées à l'A400M sont en baisse, elles ne diminuent pas au rythme visé. Airbus poursuivra les activités de développement conformément à la feuille de route capacitaire révisée. Les activités de rétrofit progressent selon le calendrier agréé avec les clients", a expliqué Airbus.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2019 à 17:28 :
Une vérité qui vous dérange trop ? Vous la censurez vous ne m'empêchez pas de répondre aux trolls ou de les censurer.

Vous avez du temps à perdre, vraiment...
a écrit le 31/10/2019 à 8:42 :
Malgré des resultats plus qu'honorables, Airbus est condamné à accélérer ds le monocouloir pour encaisser les cdes à venir ( 6600 au cpteur inclus la cde géante d'Indigo ??)cpte tenu de la perte d'influence prévisible de Boeing ds ce créneau. Car il semble le seul occidental à relever à court terme un tel défit, sachant qu'Embraer n'est pas prêt avec une gamme de jets de capacité inférieure.
Le risque potentiel est la montée en charge plus rapide que prévu du redoutable C919 du chinois Comac qui s'est déclaré concurrent assumé du tandem A /B.
Réponse de le 31/10/2019 à 10:39 :
Avec tous le respect que j'ai pour les chinoise et leur pays , que je connais assez bien, le C919 est très loin de pouvoir concurrencer l'A320, tant en quantité qu'en qualité.
Avec le même moteur franco-américain et une structure en matériaux conventionnels (abandon de la structure composite envisagée), l'appareil restera un outils de rayonnement chinois, vendu "politiquement" à des compagnies chinoises.
La montée en cadence va être extrêmement lente.
Ilfaudra très probablement attendre la prochaine génération, pas avant 15 ans, pour avoir un véritable concurrent de l'A320neo, fabriqué à des cadences impressionnantes, malgré certains problèmes
a écrit le 31/10/2019 à 8:16 :
Airbus est la locomotive de l'export un mauvais mois engendre automatiquement un mauvais mois pour notre déficit. La France manque cruellement d'entreprises exportatrices cela est du pour une part à des générations d'entrepreneurs!!! qui ont tout misés sur les commandes d'état ou des collectivités d'autres parts à des entrepreneurs mal formés à la concurrence internationale et enfin des produits sans vision mondiale. Airbus une belle entreprise européenne malheureusement les politiques n'ont pas su créer un nouveau mastodonte mondial aussi performant ce manque de vision a été incarné par le refus politique, commission de l'UE, qui se base sur une procédure mise en place par les politiques il y a plus de 30 ans du mariage Siemens Alstom.
Réponse de le 31/10/2019 à 9:25 :
@Conséquence: Ne serait-ce pas, aussi, parce que les filiales étrangères de nos entreprises sont plus rentables?

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