Cocorico... Le nanosatellite Angels (ARGOS Neo on a Generic Economical and Light Satellite) est la dernière fierté de la filière spatiale française. Et selon ses concepteurs, Angels qui vient d'être mis en service, va "envoyer du lourd" en termes de performances. "Cinq fois plus performant et dix fois plus petit que ses prédécesseurs, Angels est à la hauteur des enjeux actuels du New Space : miniaturisation, performances démultipliées et très basse consommation", assurent dans un communiqué commun le CNES, l'opérateur Kineis et sa maison-mère CLS (32% du capital), l'architecte du système et responsable du développement des charges utiles avec la société Syrlinks, Thales Alenia Space ainsi que le responsable des plateformes et de l'intégration satellite, Hemeria. Un premier bilan devra être fait dans un an pour confirmer tout le bien qu'en pensent ses concepteurs.
Ce petit bijou technologique "Made in France" ouvre son service aux utilisateurs actuels et offre aux acteurs de l'IoT (internet des objets) un accès privilégié à cette nouvelle connectivité haut de gamme. Angels donne bien sûr un avant-goût des possibilités commerciales de Kinéis, qui a commandé la première constellation de nanosatellites européens dédiés à l'IoT. Embarquant à son bord un instrument Argos toute nouvelle génération, le démonstrateur Angels "atteste de l'efficacité de la filière nanosatellite française portée par le CNES et des industriels de pointe : Thales Alenia Space, Hemeria et Syrlinks". Ainsi, sa sensibilité est telle que les balises au sol peuvent l'atteindre avec une puissance d'émission de 100 mW seulement, soit environ 5 fois moins que les balises Argos actuelles.