New Space : lancement industriel du premier nanosatellite Made in France (CNES, Nexeya)

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Arianespace lancera fin 2019 depuis le Centre Spatial Guyanais le premier nanosatellite industriel Made in France, avant de mettre en orbite la constellation Kinéis.
Arianespace lancera fin 2019 depuis le Centre Spatial Guyanais le premier nanosatellite industriel Made in France, avant de mettre en orbite la constellation Kinéis. (Crédits : CLS)
Le projet Angels place la France et son industrie spatiale en plein cœur du New Space. Le premier nanosatellite industriel Made in France est lancé par le CNES et Nexeya.

La France se repositionne enfin dans la filière des nanosatellites. Dans le cadre du projet Angels (Argos Neo Generic Economical and Light Satellite), le premier nanosatellite industriel Made in France, elle a démontré sa maîtrise des technologies dans ce domaine. Ainsi, le CNES et Nexeya, qui co-investissent et développent ensemble le programme Angels, ont franchi avec succès une nouvelle étape en figeant la conception du premier nanosatellite à l'issue de la revue de conception détaillée (RCD) du satellite et du test de son modèle d'ingénierie en chambre sourde, dite chambre anéchoïque.

"La conception étant maintenant figée, les modèles de vol des équipements sont en cours de réalisation pour démarrer l'intégration et les tests du satellite en mai 2019", ont expliqué les deux partenaires dans un communiqué commun publié jeudi.

Forts de ces certitudes sur les essais qui crédibilisent le plan de développement du satellite, le CNES et Nexeya ont donc accepté l'offre d'Arianespace pour un lancement prévu fin 2019 depuis le Centre Spatial Guyanais. L'instrument miniaturisé ARGOS Néo embarqué sur Angels sera dix fois plus petit que l'instrument équivalent de génération précédente. Il permettra de collecter et localiser les signaux et messages de faible puissance des 20.000 balises Argos actuellement en opération autour du globe.

Vers une constellation de nanosatellites

Les équipes projet Angels (CNES et Nexeya) et Argos Néo (Thales Alenia Space, Syrlinks et CNES) ont relevé "ce challenge technique en à peine 20 mois, durée particulièrement courte pour un projet spatial", ont expliqué les deux partenaires. Ce projet, lancé en mai 2017, a pour objectif de développer et commercialiser une gamme de satellites de moins de 50 kg particulièrement adaptés aux missions à visées opérationnelles de type radiofréquences, comme la collecte de données (Argos, AIS, M2M) ou la surveillance de spectre, ainsi qu'aux missions scientifiques.

Grâce à ce développement et cette expérience, acquis avec le soutien du CNES au sein de Nexeya, la PME française (125,5 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice 2017-2018), avec ses partenaires industriels, travaille sur la conception de futures missions, incluant des constellations. Avec TAS et Syrlink, Nexeya va notamment fournir  20 nanosatellites de la constellation Kinéis dédiée aux objets connectés et qui sera mise en orbite en 2021. Cette constellation développée par CLS avec le CNES s'inscrit dans la suite logique du système de localisation et de collecte de données Argos. Elle permettra aux professionnels et au grand public d'avoir accès à un service de localisation et de connectivité satellitaire mondial, très simple d'emploi, permettant à plusieurs millions d'objets d'être connectés où qu'ils se situent sur la surface du globe.

Le 16 novembre 2018, l'instrument Argos-3 a été activé avec succès sur le satellite Metop-C, lancé du Centre spatial guyanais le 7 novembre par le lanceur russe Soyuz, depuis le centre de contrôle d'Eumetsat. Les deux boîtiers instrument (récepteur-processeur et émetteur) ont fonctionné nominalement. La première balise suivie par Metop-C équipait un bateau de pêche sénégalais au large de Dakar.

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