Armement : l'argent du SCAF vaut bien un accord entre Airbus et Dassault
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Le SCAF va-t-il séduire la commission budgétaire du Bundestag ?
Dassault Aviation / Loan Charleau
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Le SCAF va-t-il séduire la commission budgétaire du Bundestag ?
Dassault Aviation / Loan Charleau
Il y a ceux qui se réjouiront de l'accord trouvé entre Dassault Aviation et Airbus sur la phase 1B du SCAF (Système de combat aérien du futur). Ils auront raison. C'est effectivement une bonne nouvelle. « L'accord politique sur le SCAF est un grand pas en avant et - surtout dans le contexte international actuel - un signal important de l'excellente coopération entre la France, l'Allemagne et l'Espagne », a assuré l'Élysée dans un communiqué. Puis, il y a ceux qui expliqueront que cet accord n'ouvre pas encore la voie à un succès définitif de ce programme, qui est le plus emblématique dans la coopération européenne (Allemagne, Espagne et France). Ils auront également raison. Car rien n'est véritablement et définitivement réglé aujourd'hui.
Pourquoi rien n'est réglé ? Le lancement de la phase 1B (études détaillées pour aboutir à la définition d'un démonstrateur), qui doit s'étaler sur trois ans, reste suspendu au vote de la toute puissante commission budgétaire du Bundestag, qui a un droit de regard sur tous les contrats de plus de 25 millions d'euros signés par l'État allemand. Perméable au lobbying des industriels allemands, elle a donc encore le pouvoir de faire capoter cet accord. Et elle le fera sans aucun état d'âme si elle juge que les intérêts des industriels allemands ont été bradés par Berlin. Pour les protéger, Cette commission a formulé plusieurs exigences dès le début des programmes SCAF et MGCS (char du futur).
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La commission budgétaire du Bundestag exige sur le SCAF une répartition équitable des travaux technologiques du programme sur deux niveaux, les États et les industriels. Elle exige en outre des avancées parallèles pour ces deux programmes - ce qui semble impossible à ce stade -, et la consolidation de l'armement terrestre, qui est tout aussi irréaliste. Ces deux exigences ne sont donc pas actuellement remplies. Par ailleurs, la réalisation de la phase 1B ne rend pas non plus encore irréversible le SCAF.
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