Aviation régionale : le marché chinois s'ouvre enfin à ATR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
« A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes ». Un proverbe chinois qui illustre parfaitement ce qu'a enduré ATR en Chine durant six ans environ. Le constructeur de turbopropulseurs ATR a attendu six ans pour obtenir la certification de l'ATR 42-600 en Chine. Il avait déposé une demande de certification pour la première fois en 2016. Cette étape clé permet à l'avionneur franco-italien (50/50 entre Airbus et Leonardo) d'entrer à nouveau sur le marché chinois avec une commande ferme de la part d'un client non dévoilé pour trois appareils. ATR avait déjà obtenu la certification pour la gamme des ATR 72 et 42-500.
Pour ATR, c'est l'éloge de la patience mais aussi de la persévérance. En septembre 2017, l'avionneur franco-italien (50/50 entre Airbus et Leonardo), avait signé deux lettres d'intentions avec Shaanxi Tianju Investment Group (dix ATR 42-600) et Xuzhou Hantong Airlines Co (trois ATR 42-600), qui n'ont jusqu'ici jamais été converties en commandes fermes. « Les clients, qui ont signé des intentions d'engagement, souhaitent toujours prendre nos avions », avait expliqué en février dans une interview accordée à La Tribune l'ancien PDG d'ATR Stefano Bortoli. ATR avait en outre dans ses cartons d'autres accords confidentiels avec des compagnies chinoises.
À lire également
Les signatures de ces deux lettres d'intention avaient permis aux autorités chinoises, et plus précisément à la CAAC (Administration de l'aviation civile de Chine), de lancer le processus de certification de l'ATR 42-600. Sans commande, la Chine ne voulait pas le lancer. « Tant que nous n'aurons pas une compagnie souhaitant notre avion, les autorités chinoises ne voudront pas travailler sur sa certification », avait d'ailleurs affirmé en 2016 dans une interview accordée à La Tribune, Patrick de Castelbajac, un des prédécesseurs de Nathalie Tarnaud Laude. Pour autant, ATR ne s'attendait pas à une telle course d'obstacles : « Les premiers avions devraient être livrés dès que possible en 2018 », avait d'ailleurs indiqué ATR dans un communiqué daté en juin 2017.