Avions de patrouille maritime : comment l'Allemagne a roulé la France dans la farine
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Comment la France va-t-elle remplacer en 2035 ses Atlantique 2 ?
Marine Nationale / Jacques Tonard
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Comment la France va-t-elle remplacer en 2035 ses Atlantique 2 ?
Marine Nationale / Jacques Tonard
Après le missile tactique franco-allemand MAST-F destiné à armer les hélicoptères Tigre allemands et français, Berlin a semble-t-il définitivement torpillé un deuxième programme en coopération entre la la France et l'Allemagne pourtant validé en juillet 2017 par la Chancelière Angela Merkel et Emmanuel Macron. "Paroles, paroles, paroles, encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots" (Dalida)... Retour à la triste réalité : lors de la session du 23 juin, le Bundestag a approuvé l'acquisition pour 1,43 milliard d'euros de cinq avions P-8A Poseidon en tant que "solution provisoire" de remplacement de ses vieux P-3C Orion.
Bien sûr, personne ne croit à Paris à la mention "solution provisoire" même si Berlin estime qu'un système d'armes aéroportées maritimes (MAWS) doit être développé avec la France sur le long terme. Le département d'État américain avait pris soin d'expliquer que "la vente proposée permettra à l'Allemagne de moderniser et de maintenir sa capacité d'aéronefs de surveillance maritime (MSA) au cours des 30 prochaines années".
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Le gouvernement américain avait approuvé l'achat de ces cinq avions entièrement équipés en mars à la très grande surprise de la France, qui n'avait pas été avertie par son partenaire allemand. Ce qui avait beaucoup énervé à Paris. Lors de cette interview, Florence Parly expliquait d'ailleurs que Paris avait "récemment découvert que le Congrès américain s'apprêtait à donner une autorisation de FMS pour des avions de patrouille maritime P8, qui ne peuvent pas être, de notre point de vue, un gapfiller dans l'attente du MAWS". Elle avait alors précisé que "nous allons rapidement clarifier ce sujet avec l'Allemagne". "Dès lors que c'est un projet de coopération, cela doit le rester parce que c'est un engagement fort qui a été pris il y a quatre ans", avait affirmé mi-mai Florence Parly.