Exportations : "l'année 2021 sera exceptionnelle, elle l'est déjà avec 48 Rafale exportés" (Florence Parly)
Propos recueillis par Michel Cabirol
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LA TRIBUNE - Vous avez sur votre bureau de nombreux dossiers industriels classés prioritaires : la coopération franco-allemande est dans une phase très intense, les opportunités majeures en matière d'exportation en 2021 sont en ce moment très riches, la réactualisation de la loi de programmation militaire est en bonne voie et, enfin, la protection et la sauvegarde de la base industrielle et technologique de défense (BITD) bat son plein. Mais le dossier le plus chaud du moment reste le SCAF. Avez-vous une visibilité sur la finalisation de ces négociations à plusieurs étages ?
FLORENCE PARLY - J'ai une grande confiance dans le fait que nous sommes proches d'aboutir à un accord satisfaisant pour toutes les parties. Mais je reste prudente car dans ces affaires-là, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours. Depuis le conseil franco-allemand de défense et de sécurité de février à un moment où les discussions étaient difficiles, nous avons travaillé intensément, avec la DGA (Direction générale de l'armement, ndlr), pour trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties. Cela s'est traduit par une offre industrielle de Dassault Aviation et d'Airbus DS début avril sur la partie NGF (Next Generation Fighter), puis par une offre de Safran, MTU et ITP fin avril sur la partie moteur.
Il reste à trouver semble-t-il un dernier accord sur les droits de propriété intellectuelle. Les négociations sont-elles terminées sur ce volet ?
Il reste quelques points à formaliser mais nous avons réussi à trouver un accord à quatre États sur l'Eurodrone donc je ne doute pas que nous trouverons un accord sur ce sujet pour le SCAF qui satisfasse les exigences de chacun. Pour dire les choses clairement : nous voyons la lumière au bout du tunnel mais nous n'avons pas tout à fait fini les négociations.
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Les intérêts des industriels français ont-ils été préservés sur les droits de propriété intellectuelle ?
A l'échelle des grands programmes, les questions de propriété intellectuelle sont toujours des questions extrêmement sensibles et difficiles au début de la coopération. Il est tout à fait légitime d'y être très attentif au départ en prenant toutes les précautions afin que les différents acteurs soient confortables sur ces questions. Les clauses contractuelles négociées sur ce sujet conviennent à tous.
Propos recueillis par Michel Cabirol