Exportations : "l'année 2021 sera exceptionnelle, elle l'est déjà avec 48 Rafale exportés" (Florence Parly)

Florence Parly est actuellement sur de nombreux fronts. Bien droite dans ses rangers, la ministre des Armées évoque dans une interview accordée à La Tribune tous les sujets chauds du moment : la nouvelle tribune des militaires, le programme SCAF mais aussi l'ensemble des projets en coopération avec Berlin, les nombreux prospects à l'exportation, la protection de base industrielle et technologique de défense, et, enfin, la réactualisation de la loi de programmation militaire.

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Je ne doute pas que nous trouverons un accord sur ce sujet pour le SCAF qui satisfasse les exigences de chacun. Pour dire les choses clairement : nous voyons la lumière au bout du tunnel mais nous n'avons pas tout à fait fini les négociations. (Florence Parly)
"Je ne doute pas que nous trouverons un accord sur ce sujet pour le SCAF qui satisfasse les exigences de chacun. Pour dire les choses clairement : nous voyons la lumière au bout du tunnel mais nous n'avons pas tout à fait fini les négociations". (Florence Parly) (Crédits : POOL)

LA TRIBUNE - Vous avez sur votre bureau de nombreux dossiers industriels classés prioritaires : la coopération franco-allemande est dans une phase très intense, les opportunités majeures en matière d'exportation en 2021 sont en ce moment très riches, la réactualisation de la loi de programmation militaire est en bonne voie et, enfin, la protection et la sauvegarde de la base industrielle et technologique de défense (BITD) bat son plein. Mais le dossier le plus chaud du moment reste le SCAF. Avez-vous une visibilité sur la finalisation de ces négociations à plusieurs étages ?
FLORENCE PARLY - 
J'ai une grande confiance dans le fait que nous sommes proches d'aboutir à un accord satisfaisant pour toutes les parties. Mais je reste prudente car dans ces affaires-là, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours. Depuis le conseil franco-allemand de défense et de sécurité de février à un moment où les discussions étaient difficiles, nous avons travaillé intensément, avec la DGA (Direction générale de l'armement, ndlr), pour trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties. Cela s'est traduit par une offre industrielle de Dassault Aviation et d'Airbus DS début avril sur la partie NGF (Next Generation Fighter), puis par une offre de Safran, MTU et ITP fin avril sur la partie moteur.

Il reste à trouver semble-t-il un dernier accord sur les droits de propriété intellectuelle. Les négociations sont-elles terminées sur ce volet ?
Il reste quelques points à formaliser mais nous avons réussi à trouver un accord à quatre États sur l'Eurodrone donc je ne doute pas que nous trouverons un accord sur ce sujet pour le SCAF qui satisfasse les exigences de chacun. Pour dire les choses clairement : nous voyons la lumière au bout du tunnel mais nous n'avons pas tout à fait fini les négociations.

Les intérêts des industriels français ont-ils été préservés sur les droits de propriété intellectuelle ?
A l'échelle des grands programmes, les questions de propriété intellectuelle sont toujours des questions extrêmement sensibles et difficiles au début de la coopération. Il est tout à fait légitime d'y être très attentif au départ en prenant toutes les précautions afin que les différents acteurs soient confortables sur ces questions. Les clauses contractuelles négociées sur ce sujet conviennent à tous.

Sur les volets avion de combat navalisé et porteur des missiles de la dissuasion nucléaire, les intérêts français sont-ils également pris en compte dès le développement du NGF ?
Les intérêts de tous les pays participants sont pris en compte.

Sans lire dans le marc de café, estimez-vous que le Bundestag, qui a toujours des exigences très fortes sur le plan industriel national, donnera son feu vert ?
A partir du moment où les industriels se sont mis d'accord et que les administrations et les exécutifs de chacun des trois pays valident les propositions industrielles, il me paraitrait logique que le Bundestag voie cet ambitieux programme européen d'un bon œil.

Passer ce cap est important mais le programme SCAF sera un véritable marathon...
... Les négociations qui sont aujourd'hui en courte finale concernent la réalisation de travaux qui se dérouleront sur la période 2021-2027 et qui visent à mettre en vol un démonstrateur commun à cet horizon. C'est un jalon majeur pour assurer une entrée en service d'un nouvel avion opérationnel en 2040. Il y aura d'autres échéances, d'autres discussions dans les années à venir mais il faut passer les étapes les unes après les autres.

Est-ce que vous considérez que le fameux principe du "Best Athlete" a été respecté au jour d'aujourd'hui tel que vous l'avez pensé au départ ?
C'était l'un des principes cardinaux qui a structuré les discussions depuis le début. Et nous n'étions pas prêts à compromettre sur ce point parce que ce que nous voulons, c'est avoir le meilleur équipement possible. Nous avons tous été très marqués par les retards de développement et les surcoûts considérables que cela entraîne quand le découpage industriel ne respecte pas ce principe dans les programmes d'armement. Nous l'avons éprouvé avec l'A400M même si je sais que cet avion sera exceptionnel lorsqu'il sera à 100% opérationnel, tant ses capacités sont remarquables. Nous l'utilisons de plus en plus en opération et c'est une bonne nouvelle.

Allez-vous enfin lancer avant l'été le drone MALE européen, l'Eurodrone ?
C'est notre objectif et celui de nos trois autres partenaires ; mais chaque pays a ses propres processus de décision. Il revient désormais aux États de valider les contrats avant de notifier aux industriels.

L'Espagne, qui avait un problème de budget, va-t-elle monter dans l'Eurodrone ?
Nous avons résolu toutes les questions sur les plans technique et juridique. Quand je dis que le contrat est notifiable d'ici à l'été, il faut que l'Espagne s'engage sur le financement de ce programme. Cette capacité de financement dépend des délais de ratification des plans de relance et donc de la vitesse avec laquelle les fonds européens du plan de relance vont parvenir à l'Espagne.Il n'y a pas de réserve de principe sur le programme mais il y a une question de financement à finaliser.

Selon beaucoup d'observateurs, ce drone va arriver technologiquement trop tardivement sur le marché...
Le plus vite sera le mieux. Nous avons besoin d'une capacité européenne et souveraine de drones.

Avez-vous des leviers pour influencer la décision d'Airbus pour choisir le moteur européen de Safran aux dépens de celui de General Electric, ou Airbus décide en son âme et conscience ?
Les États ont fixé des conditions pour le choix du système de propulsion par Airbus.

Sur le Tigre Mark 3, programme important pour la France et l'armée de Terre, qui s'en sert dans les opérations extérieures, les hésitations de Berlin du début d'année sont-elles résolues ?
Nos partenaires allemands nous ont fait part de leur préoccupation sur la disponibilité du Tigre, qui n'avait pourtant aucun lien avec le Tigre Mark 3. Cela a généré un blocage pendant quelques semaines. Pour le débloquer, nous avons proposé de partager avec les Allemands notre méthode pour améliorer la disponibilité du Tigre, ce qui leur a permis via l'OCCAR de finaliser très rapidement un accord avec Airbus Helicopters. Je considère que ce point est derrière nous. Maintenant que l'ensemble des négociations avec Airbus Helicopters sur le contrat Tigre Mark 3 sont achevées à l'OCCAR depuis fin mars, nous attendons l'inscription du sujet à l'ordre du jour d'une séance parlementaire du Bundestag, en parallèle du processus d'approbation espagnol.

Sur le programme MGCS (futur char de combat franco-allemand), où en est-on ?
Les industriels KNDS et Rheinmetall continuent de discuter entre eux pour trouver un accord acceptable par tous pour la prochaine phase du projet.

Pour quelles raisons les discussions avaient-elle été arrêtées ?
Rheinmetall a vis-à-vis de ses deux partenaires industriels Nexter et KMW des exigences en contradiction avec les conditions qui nous ont permis de trouver un accord sur le SCAF. Par conséquent, le projet ne progresse pas pour le moment au rythme souhaité par tous. Pourtant il y a des solutions sur la table.

Dernier grand programme franco-allemand, le programme de patrouille maritime MAWS. Ce programme est-il mort-né ?
En 2017, le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel se sont engagés sur plusieurs programmes de coopération, dont le MAWS, qui vise à remplacer nos Atlantique 2, système stratégique qui nous permet d'assurer la crédibilité de notre dissuasion et la protection de nos espaces maritimes, à l'horizon 2035. Lorsqu'il est apparu que les avions de patrouille maritime allemands auraient une durée de vie moindre que les nôtres, nous avons proposé à l'Allemagne une solution de transition pour les forces armées allemandes, pour ne pas compromettre ce programme franco-allemand.

En quoi consistait-elle ?
Nous avons proposé à l'Allemagne d'utiliser nos Atlantique 2 rénovés, qui sont ce qu'on peut faire de mieux en termes de capteurs, de senseurs et de moyens électroniques permettant d'assurer une surveillance efficace. Nous avons légitimement pensé que cette proposition était intéressante et, qui plus est, s'inscrivait dans une démarche cohérente dans laquelle nous sommes déjà engagés avec les Allemands avec le C-130, dans le cadre de l'escadron franco-allemand de C-130 à Evreux. Nous avons récemment découvert que le Congrès américain s'apprêtait à donner une autorisation de FMS pour des avions de patrouille maritime P8, qui ne peuvent pas être, de notre point de vue, un gapfiller dans l'attente du MAWS. C'est donc de ce sujet qu'il nous faut maintenant nous entretenir avec nos partenaires allemands. Dès lors que c'est un projet de coopération, cela doit le rester parce que c'est un engagement fort qui a été pris il y a quatre ans. Nous allons rapidement clarifier ce sujet avec l'Allemagne.

Avec la Grande-Bretagne, la France travaille sur le remplacement des missiles de croisière SCALP et mer-mer Exocet. Où en sont les négociations ?
Notre objectif est de démarrer la prochaine phase de travaux de définition au cours de l'été.

Sur l'export, 2021 est une nouvelle année Rafale. Et ce n'est pas fini. D'autres pays sont très intéressés par l'avion de combat tricolore ?
Je suis très satisfaite que l'engagement de l'équipe de France sur ces dossiers ait abouti aux choix faits par nos partenaires grec et égyptien. Il y a d'autres compétitions qui sont encore en cours.

En Indonésie notamment ?
(La ministre des Armées n'a pas souhaité répondre)

Finlande, Suisse, Croatie, Grèce pour un deuxième batch et Ukraine... Quelles sont les chances du Rafale dans ces pays ?
J'évite les pronostics !

Le contrat égyptien a-t-il définitivement levé certaines incertitudes de la LPM liées au Rafale ?
Exactement. C'est d'abord une bonne nouvelle en termes de visibilité pour la continuité de la chaîne industrielle de Dassault Aviation, Safran et Thales et les plus de 500 sous-traitants, PME et ETI, de l'écosystème Rafale. Nous pouvons placer nos commandes nationales dans un échéancier cohérent au plan opérationnel et par rapport à ce que nous avions budgété.

Vous avez résolu les problèmes de plan de charge du Rafale. Il y a maintenant à relancer le plan de charge du site de Naval Group à Lorient (navires de surface). Est-ce une priorité pour vous ?
J'ai annoncé le 29 mars dernier que nous allions accélérer la livraison des FDI n°2 et 3, les frégates Amiral Louzeau et Amiral Castex, ce qui donne de la visibilité au site de Lorient pour quelques années. Nous disposerons de ces deux frégates un an avant l'échéance initiale. Si nous accélérons leur livraison, c'est aussi parce que je suis convaincue qu'il s'agit d'une frégate qui dispose d'un potentiel d'évolution formidable, capable de répondre aux nouvelles menaces près de nos frontières nationales ou européennes. Côté export, nous étions prêts en juillet 2020 à conclure la vente de deux frégates FDI à la Grèce, mais le besoin de nos partenaires avait alors prioritairement porté sur des avions de combat. Nous n'avons d'ailleurs pas ménagé nos efforts avec nos industriels pour aboutir sur le Rafale en un temps record. Depuis le début d'année, les Grecs ont relancé leur processus pour l'acquisition de quatre frégates, la modernisation de quatre frégates Meko et ils ont demandé une solution intérimaire en attendant les frégates neuves. Nous avons répondu sur les trois sujets. Notre offre est donc considérée complète et la Grèce a confirmé qu'une décision devrait être prise vers la fin du mois de juin.

Ont-ils trouvé le chantier pour fabriquer trois frégates sur les quatre prévues ?
Le gouvernement grec souhaite en effet que trois des quatre nouvelles frégates soient fabriquées en Grèce. Cela suppose de disposer un chantier naval local susceptible de les réaliser et si les conditions ne sont pas réunies en Grèce, elles devront être réalisées ailleurs. L'offre faite par la France prend en compte cette incertitude.

La FDI est un navire très technologique et disruptif mais qui ne peut intéresser qu'un nombre limité de marines d'autant plus qu'en Europe, chaque pays a déjà son chantier naval.
C'est l'une de mes priorités que de promouvoir la FDI qui a des capacités exceptionnelles. Les FDI, ce sont 4.500 tonnes, 125 marins, une capacité à emporter un hélicoptère et un drone de 700 kg et un radar exceptionnel qui permet une veille permanente sur 360 degrés. Et je crois sincèrement que cette frégate polyvalente répondra aux besoins de nombreuses marines modernes face à l'augmentation des menaces sur et sous les mers.

Quel est le bilan des exportations d'armement en 2020 ?
Je n'ai pas encore les chiffres définitifs mais ce ne sera pas une si mauvaise année que cela. 2020 est forcément une année en retrait par rapport à l'année 2019 en raison du Covid-19. Il convient de noter que la vente de 18 Rafale à la Grèce a été confirmée en 2020 mais signée en 2021 ! Ce contrat ne devrait donc pas être dans le prochain rapport, mais le suivant. C'est pourquoi l'année 2021 sera exceptionnelle, elle l'est déjà avec 48 Rafale exportés. La dynamique est bonne. En dehors des grands contrats, il y a également un socle qui est solide et qui est la somme de petits contrats.

Au final, la réactualisation de la LPM ne sera-t-elle qu'une réactualisation à la marge ?
Nous avons d'abord réalisé un travail d'actualisation de notre revue stratégique. Si l'environnement géostratégique s'est durci, nous avions identifié dès 2017 les nouveaux champs de conflictualité. Ce qui a changé, ce ne sont pas les menaces mais leur intensité. Il nous faut donc aller plus vite et plus fort sur des priorités, qui étaient déjà identifiées comme telles. Nous allons accélérer dans la détection : cyber, renseignement et intelligence artificielle. On va également mettre l'accent sur la résilience, qui est une des leçons que nous tirons de la crise sanitaire. Dans le domaine de la santé, il faut faire plus. J'ai d'ailleurs commencé à poser les jalons. Il faut également accélérer les travaux de R&D et de production des dispositifs de lutte anti-drones.

En matière de lutte anti-drones, la France ne semble pas être au bon niveau alors qu'elle va organiser de grands internationaux comme les Jeux Olympiques, la coupe du monde de rugby...
Je ne partage pas votre constat. Nous avons pris le sujet à bras le corps avec la sécurisation du dernier Salon du Bourget en juin 2019, puis du G20 à Biarritz en août de la même année. Nous avons travaillé en lien étroit avec ADP sur ces questions. Nous avons un programme d'armement en phase d'achèvement pour répondre à ce besoin qui s'accentue car nous constatons une multiplication du nombre de vols partout, y compris près des points d'intérêts vitaux.

Quel est votre plan d'action ?
Il faut passer à la vitesse supérieure. En plus de la capacité réalisée dans le cadre du programme MILAD (moyen intérimaire de lutte anti-drones), nous avons entrepris une démarche d'innovation active en nous dotant à la fois d'équipements sur étagère et en poussant les feux sur la R&D en matière de lutte anti-drones. Nous allons à la fois nous doter d'équipements sur étagère et pousser les feux sur la R&D en matière de lutte anti-drones. Nous avons déjà des équipements de détection et des fusils brouilleurs en cours de test. Par ailleurs, le système de détection embarqué sur véhicule terrestre est actuellement en cours d'expérimentation par l'armée de Terre à Satory pour assurer une protection sur les théâtres d'opération. Mais il faut qu'on aille au-delà et il faut tirer tous les enseignements opérationnels de l'usage multiplié de ces armes puisqu'il s'agit bien d'armes.

Pour revenir à la réactualisation de la LPM, il n'est plus question d'une hausse du budget de la défense...
Le budget de la défense augmente chaque année depuis 2017 ! Les engagements pris ont été tenus. Les financements sont sécurisés jusqu'à fin 2023. Il n'y a pas de débat par rapport à cela. L'actualisation, qui était prévue en 2021 dans un contexte normal - sans crise sanitaire - aurait pu être utilisée pour permettre de mieux calibrer la trajectoire en vue d'atteindre l'objectif de 2% du PIB en matière de dépenses de défense en 2025. Avec la crise, nous sommes déjà à 2%. Or, nous avons encore beaucoup à faire pour que notre modèle d'armée complet soit conforme à notre ambition opérationnelle 2030, cible visée parla LPM. Aussi, l'objectif des 2% de PIB reste-t-il très pertinent, même si personne ne sait dire aujourd'hui ce qu'il sera en 2025. A partir de là, ce qui compte, c'est qu'on puisse atteindre notre cible en termes d'équipement et de niveau d'entraînement pour disposer de ce modèle d'armée complet.

Photonis a été un exemple emblématique de la politique du gouvernement de défendre la base industrielle et technologique de défense. Quelles sont les leçons à en tirer ?
L'épisode Photonis, dont le rachat est en cours par HLD Europe, confirme ma conviction que nous avons les moyens de protéger nos entreprises stratégiques, sans sacrifier leur développement en France et à l'international. Je suis très heureuse que l'on ait réussi à avoir une vision partagée à ce sujet au sein de l'État. Nous avons franchi une étape en ayant suscité le débat sur cette question de souveraineté dans nos industries de défense.

Ce n'était pas gagné...
... Non mais, avec Bruno Le Maire, nous nous sommes battus. Je pense pour ma part qu'on peut tout à fait concilier attractivité économique et défense de nos intérêts souverains. Les Etats-Unis le font très bien, pourquoi n'y arriverions-nous pas en France et en Europe ? Le rachat de Photonis par un groupe américain aurait vraiment été un échec terrible. Nous avons trouvé une solution avec des investisseurs européens présents en France, c'est formidable.

Y a-t-il une prise de conscience au niveau européen ?
C'est mon deuxième motif de satisfaction. L'Europe commence à s'interroger sur la prise de participation et le rachat de groupes européens par les groupes chinois notamment. Au Ministère des armées, notre devoir est d'être plutôt en avance qu'en retard sur ces questions. Quels sont nos outils ? Il y a des outils à la fois réglementaires et financiers. La faculté pour Bercy de refuser une transaction entre deux investisseurs privés est un outil qui, à force de ne pas servir, avait fini par ne plus être dissuasif. Utiliser cet outil de temps en temps pourrait jouer un effet dissuasif vis-à-vis d'autres tentatives. Sur le plan financier, ne soyons pas défaitistes, nous avons tout de même en France et en Europe des fonds capables de réaliser de grosses transactions, mais qui ont parfois il est vrai du mal à s'aligner sur le prix que certaines entreprises américaines ou chinoises sont prêtes à mettre pour des raisons stratégiques.

N'est-ce pas un regret ?
L'action que nous avons menée me rend beaucoup plus optimiste sur notre capacité à défendre nos intérêts qu'il y a quelques années. Sur des opérations de montants modestes, le ministère des Armées peut également faire appel à plusieurs fonds, dont Definvest dont nous avons doublé la taille récemment. Est-ce que nous avons trouvé la solution magique à toutes les situations ? Bien sûr que non, nous sommes loin d'avoir tout réglé. Mais encore une fois je suis satisfaite que nous ayons gardé Photonis européen. Et puis HLD Europe, qui est également actionnaire majoritaire de Rafaut, prépare un rapprochement qui fait beaucoup de sens entre Rafaut et Alkan.

Le dossier le plus emblématique du moment est actuellement celui d'Aubert & Duval, une entreprise de souveraineté par excellence. Ce dossier compliqué va-t-il déboucher et tomber dans l'escarcelle d'Airbus, Safran et Ace Aéro Partenaires ?
Aubert et Duval est un fournisseur important pour nombre de nos maîtres d'œuvre. Nous sommes donc attachés à ce qu'une solution robuste permettant d'assurer sa pérennité soit trouvée.

Dans le spatial, existe-t-il toujours cette volonté de rapprocher Thales Alenia Space et Airbus Space ?
Dans le domaine des satellites, le ministère des Armées, en tant que client, souhaite disposer dans sa base industrielle d'acteurs capables de répondre à ses besoins de manière compétitive et avec les meilleures technologies disponibles sur le marché. Je laisse le soin au management d'Airbus et TAS d'indiquer si un rapprochement entre leurs activités leur paraît pertinent pour répondre à ces exigences.

Faut-il fusionner l'ONERA et le CNES tels que certains le préconisent ?
Là encore un rapprochement ne fait sens que s'il permet de générer plus d'efficacité. Dans le cas présent, cela reste à démontrer.

La pénurie des composants touche-t-elle l'industrie de la défense ?
Elle touche pour l'instant l'industrie automobile. Néanmoins, Thierry Breton a bien raison de poser le problème en termes prospectifs sur la dépendance européenne vis-à-vis des micro-processeurs et des composants électroniques. Nous en avons discuté et nous allons nous en reparler. Je partage tout à fait son point de vue : ce sont des pertes de souveraineté qui sont dramatiques si on se projette à un horizon de 5 ou 10 ans. Donc, il faut mettre les bouchées doubles pour que cela n'arrive pas.

La désitarisation des systèmes d'armes français est-elle en bonne voie ?
Je veille au quotidien à ce que les programmes sur lesquels nous devons disposer d'une liberté d'utilisation totale ne soient pas soumis à des réglementations étrangères qui pourraient prévenir nos armées de réaliser leurs missions les plus sensibles. Nous comptons beaucoup sur le fonds européen de défense, en relais de nos propres actions, pour développer les technologies et produire des matériels performants en Europe qui pourront être utilisés sans entrave et sans contrainte par les armées européennes.

Quelle est votre réaction par rapport à la deuxième tribune de militaires publiée par Valeurs Actuelles?
Tout d'abord, je voudrais souligner une chose qui n'est pas anodine, c'est que cette tribune est anonyme. Il est donc difficile d'engager un débat avec des gens dont on ne sait pas qui ils sont. D'autre part, cette tribune relève de mon point de vue d'une machination politique. Tout d'abord lors de sa publication, un simple lecteur qui lisait cette tribune sur le site du média qui l'a publiée était comptabilisé comme un signataire ! Un « signataire anonyme » puisque tout est anonyme dans cette tribune. Et puis, vous aurez certainement constaté que cette tribune utilise la rhétorique, le vocabulaire, le ton, les références de l'extrême droite. Alors dans quel but ? Certainement le but de diviser, de fracturer notre Nation à un moment où celle-ci, plus que jamais, a besoin de se réunir, de se retrouver alors que nous venons de traverser une crise sanitaire très difficile. Enfin, cette tribune enfonce des portes ouvertes sur des sujets que le gouvernement a pris à bras-le-corps depuis quatre ans : la lutte contre le terrorisme ; la lutte contre le communautarisme ; la lutte contre l'islam radical ; la lutte contre les trafics en tous genres, bref tout ce qui abîme notre République.

Rien n'est pire que de vouloir abîmer les valeurs de la République. Et ce qui abîme notre République, c'est aussi de s'en prendre à nos armées, à leur neutralité. La neutralité de nos armées fait que les Français ont confiance dans leurs militaires, qu'ils ont de la considération pour eux. C'est un élément de cohésion nationale, de cohésion pour notre République. Nous sommes fiers de nos militaires, tous les Français en sont fiers et je veux leur redire toute la confiance que je leur porte car je les vois tous les jours sur le territoire national, engagés dans la crise sanitaire ; je les vois en théâtres d'opérations extérieures, engagés dans la lutte contre le terrorisme, y compris au péril de leur vie. Et je sais que les Français leur en sont profondément reconnaissants.

20 mn

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Commentaires 65
à écrit le 17/05/2021 à 23:06
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Macron a refourgué 30 avions a monsieur sisi, et puis la semaine d'après il vient parler avec monsieur sisi de la guerre avec dans le conflit israélo palestinien ! Il a peur de rien le macron ! Dans le même temps voit kagamé, tout en étant le s...

à écrit le 17/05/2021 à 16:02
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Comme cela est suggéré ci-après, il est vraisemblable que NOUS prêterons aux client de DASSAULT de quoi se payer ces coûteux joujou, et donc adieu les généreux dividendes. nous serons heureux (enfin, EUX) si les prêts sont remboursés.

à écrit le 17/05/2021 à 15:55
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Des pays qui sont capables d'acheter des ROLROSS, chapeau bas!

à écrit le 17/05/2021 à 12:34
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48 rafales genereusement exportes par le contribuable francais vers des pays pas solvables avec des financements bancaires catutionnes par la france ' des fois que ca tourne mal'

le 17/05/2021 à 15:41
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La grece ? Pas solvable ? Vous aviez raison il y a 5/10 ans. Mais depuis , ils ont mis de l'ordre dans leur compte et une partie de ces achats seront fianancés vis l'eurpope ! Quand à l'egypte, ils nous ont acheté 24 Rafales et 2 navires géants BPC...

à écrit le 16/05/2021 à 22:41
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Elle comprends de quoi elle parle à part lire le script ? La République ne nous intéresse pas, c'est la France qui nous importe.

à écrit le 16/05/2021 à 12:38
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Une affaire est conclue lorsque cette dernière est payée. La France a vendu beaucoup d'armement à l'Irak sous Saddam mais également d'autres équipements dont la Coface refusait d'assurer les contrats. Cette "assurance" était pris en charge par le g...

à écrit le 15/05/2021 à 19:09
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Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le probléme des quartiers c'est le chômage et je ferais remarquer que ce gvt est le 1er a enfin prendre le taureau par les cornes et faire des réformes courageuses car impopulaires. Le 2éme es...

le 16/05/2021 à 9:26
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Tiens un macroniste de la première heure, l'injustice et la dictature chevillée au corps !!? 😁

le 16/05/2021 à 14:59
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@bof, tous les gouvernements ont dit que le sujet des quartiers était sa priorité. J'ai connu dans ma jeunesse aujourd'hui 70 ans, la bagarre dans les quartiers puis les quartiers d'une même ville contre une autre ville. En vacances j'ai connu la bas...

le 16/05/2021 à 17:36
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@bof "et faire des réformes courageuses car impopulaires '' Et quelle reforme impopulaire te concerne exactement ?

à écrit le 15/05/2021 à 13:47
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....le déni et l'aveuglement (simulé ! ) ne sont que les conséquences de la lacheté des exécutifs qui se sucèdent ! Aucun n'a voulu affrontér le problème frontalement pour une situation qui parait maintenant irréversible !

le 15/05/2021 à 15:12
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Votre truc c' est dr' être bigleux ou malentendant ou les deux ? Les exécutifs qui se succèdent sont asservis à une communauté pugnace depuis toujours qui veut dégommer l' autre communauté en faisant faire le boulot par l' ar...

à écrit le 15/05/2021 à 11:51
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Comme chaque fois qu'il y a un problème, au lieu de chercher à le résoudre, cassons le thermomètre

à écrit le 15/05/2021 à 11:01
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Notre ministre est ridicule comme tous ces politiques qui restent les bras baissés devant les attaques envers nos policiers pompiers gendarmes et qui sont plus enclins à distribuer des médailles a ceux qui tombent sous le feu plutôt que d'avoir le ...

le 15/05/2021 à 12:21
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Mme Parly est ministre des armées, elle n'a rien à faire dans une patrouille de police, ou même de gendarmerie, puisque cette dernière dépend maintenant du ministère de l'intérieur. Pour ce qui est des visites aux troupes en OPEX, elle fait le job...

le 15/05/2021 à 15:17
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@sauf Quand l' exécutif ne fait pas le boulot au service de la nation depuis 40 ans, le rôle des militaires est outre de lui rappeler le manquement au devoir national, qu' elle n' est pas là pour se faire tuer pour rien. Relisez ...

à écrit le 15/05/2021 à 9:58
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Ils est si simple d'appeler au devoir de réserve, dè lancer des scanction contre les signataires, d'utiliser des mon d'oiseaux et autre subterfuge... Mais que vas faire se gouvernement contre les zones de non droit , l'attaque des forçe dè l'ordre ,...

le 15/05/2021 à 11:04
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Ce n'est pas la loi qui n'est pas appliquée, d'ailleurs la Chancellerie se targue d'un taux de 95% de réponse pénale. Mais derrière ce chiffre alibi qui ne veut rien dire, c'est la réponse pénale effective qui ne suit pas puisqu'on n'a pas donné aux ...

à écrit le 14/05/2021 à 21:46
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Le discours politique s’est progressivement éloigné des réalités. Il entre aujourd’hui dans une zone trouble où, comme dans certaines sociétés polynésiennes, ce que l’on ne maitrise pas devient tabou. Non seulement le « cercle de la raison » tente d...

à écrit le 14/05/2021 à 20:40
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La floflo adepte de la théorie (et non de la pratique) du complot? Enfin si un peu adepte de la pratique.il faut le reconnaitre.

à écrit le 14/05/2021 à 19:31
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Non seulement ces "militaires", déjà engagés politiquement avec l'extrême droite, sont une honte pour l'Armée mais en plus ils sont dans la ligne droite des piètres tacticiens que l'on a eu trop souvent dans notre histoire. Que veulent-ils? Déclenche...

le 15/05/2021 à 9:35
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Cher ami, comme pour les gilets jaunes qui croyez-vous que les autorités vont envoyer pour rétablir l'ordre dans certaines zones du territoire? Au cas ou vous ne le sauriez pas nous en sommes maintenant arrivés à des prises d'otages des habitants d...

le 15/05/2021 à 18:40
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Les militaires ne sont pas des extrémistes. Dans un bateau se mélangent des aristocrates, des enfants de bourgeois, des gens issus de milieux divers parfois passés par 12 ans d’orphelinat, ce qui compte c’est la patrie, le but la mission et l’équipa...

le 16/05/2021 à 19:17
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@Bof je ne suis pas un pro Poutine car je pense que ce monsieur est resté dans son esprit KGB pas plus pro RN pour qui je n'ai jamais voté. Le débat a montré le niveau de sa présidente mais si ce même RN est allé quémander de l'argent russe, il faut...

le 16/05/2021 à 19:44
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passque... Le FN n'a pas trouvé de banque en Europe pour plusieurs raisons. 1°) le parti a une réputation avérée de mauvais payeur. Un de ses créanciers a même dû se porter en justice pour récupérer son argent. 2°) la famille Lepen multiplie...

à écrit le 14/05/2021 à 19:27
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Enfin, Brest a étrenné le 13 mai en soirée le feu d'artifice de mortier, les pompiers en cours d'intervention sur des feux de bagnoles ont ramassé et les policiers on fait preuve de modération. Pour infos les militaires sont en civil dans la ville de...

à écrit le 14/05/2021 à 19:19
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Faut il rappeler que sous Macron, des professeurs de médecine se retrouvent devant les tribunaux pour avoir tenu un discours différent de la doctrine du parti, et qu'un journal et son site internet ont été fermés sur ordre de la ministre de la cultu...

à écrit le 14/05/2021 à 17:52
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Je ne sais plus qui écrivait début 68 : La France s'ennuie . En 2021 , ce sont les militaires qui visiblement s'ennuient . Qu'ils démissionnent et se cherchent un vrai métier .

le 15/05/2021 à 8:43
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Et vous allez quitter votre vrai metier pour les remplacer mon general

le 16/05/2021 à 14:47
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Il y a tjrs des reacs. Citoyen blase et leon en sont. Ages, aigris, ils ont un avis sur tout, n'acceptent en aucun cas d'etre mis de cote..... A la" retraite" pour les non comprenants.

à écrit le 14/05/2021 à 17:18
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Il y a eu la tribune des militaires haut gradés et la plupart retraités, dénonçant le « délitement » qui frappe la patrie, puis celle de soldats en service, mais anonymes, qui alertaient sur le risque de « guerre civile » en France. Cette fois, ce so...

le 14/05/2021 à 19:32
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Je suis toujours énervé quand les syndicats de flics pleurnichent. Ben oui, les méchants sont pas gentils, c'est même à ça qu'on les reconnait. Si sur 50 interpellés, 48 sont relâchés par la justice faute de preuves ou d'éléments suffisamment pr...

à écrit le 14/05/2021 à 16:19
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Jugeant qu’il y a péril en la maison France, vingt officiers généraux de la deuxième section et plus de mille militaires en retraite ou du cadre de réserve ont lancé un (second) appel aux instances gouvernementales. Voici sans esprit de polémique ...

le 14/05/2021 à 18:06
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@Rutabaga: Si l'on ne peut qu'être d'accord sur le fait que la France n'est pas bien, je ne vois pas en quoi la Finance en est responsable; je rappelle que le Général (De Gaulle, bien évidemment), quand il est revenu aux affaires, a eu la préoccupati...

le 14/05/2021 à 22:03
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@henry La seule réponse aux traités européens noués dans le dos des peuples est le Frexit ; personne et je dis bien personne qui réfléchit réellement à cette situation d' impasse dans laquelle se trouve le pays ne peut ignorer ...

à écrit le 14/05/2021 à 16:13
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Combien d’années après le BAC ? Existe t-il des filières d’excellence ? L’hérédité compte t-il ?....etc..pour posséder une véritable expertise en maitrise de la langue de bois comme vous Mme Parly ?

le 14/05/2021 à 21:45
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Parce que tout le problème est dans la corruption, nous allons pouvoir le constater dans les années a venir,j du coup permettant plutôt aux pervers narcissiques d'accéder au pouvoir, rendant la chose du coup plus que douteux. Parce ce que toute ce...

à écrit le 14/05/2021 à 16:06
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La véritable "machination politique", c'est la destruction méthodique du modèle de société français qui rayonne trop dans le monde. La popularité de la France nuis à la fondation d'une culture mondiale unique basée sur le consumérisme, et inspiré du ...

à écrit le 14/05/2021 à 13:21
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Parler de "machination politique" à l'encontre de personnes qui ont le tort de dire les faits et la vérité, que tout le monde peut constater : une attitude typiquement stalinienne, digne des meilleures dictatures ! Quand on pense qu'ils se prennent p...

le 14/05/2021 à 14:23
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Ces courageux anonymes ne disent pas "la vérité que tout le monde peut constater", mais LEUR vérité, qui est très discutable. L'analyse de la ministre est très pertinente : ils utilisent effectivement les idées et le vocabulaire du RN, ce que tout le...

le 14/05/2021 à 18:52
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@Pense_Libre, si j'étais vous, je m'inquiéterais d'avantage des actions de notre gouvernement actuel que des discours estampillés RN/FN. Faire revoter des députés quand un scrutin ne plaît pas : LREM. Restriction des libertés de la presse : LREM. Uti...

à écrit le 14/05/2021 à 13:10
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Il faut un ministère qui coiffe l’intérieur et la justice pour que nos chers magistrats défendent les victimes et ne trouvent pas des excuses aux délinquants si rien n’est fait on pousse les électeurs vers les extrêmes

le 14/05/2021 à 14:47
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Ce n'est pas la solution, il faut garder les deux entités dans 2 ministères différents. La solution est si simple que l'on ne la règle pas, il faut porter la capacité carcérale à 100 000 places de prison alors qu'on en a à peine 60 000, ce qui oblige...

le 14/05/2021 à 17:03
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Ben voyons.... On sait combien coûte la construction d'une place en prison: 120 000 €. Chaque prisonnier coûte 110 €/jour au pays en gardiennage et entretien. Une grosse centrale en France c'est +/- 600 places, à l'exception de Fleury-mérogis (...

le 14/05/2021 à 18:13
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@réponse de @calamard. Vous ne trouvez que des chiffres faux pour justifier la non construction de prison. Il y a des centaines de places dans des casernes désaffectées, ou d'autres bâtiments non utilisés. Quand aux milliards, il vaut mieux les mett...

à écrit le 14/05/2021 à 12:54
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Cela relève surtout d'une médiatisation excessive de tout ce qui engendre le la polémique et occupe les esprits inutilement! Et tout cela pour aboutir a ne rien faire de concret!

à écrit le 14/05/2021 à 10:41
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Une machination politiquue ? On ferait mieux d un exporter les armes qui circulent dans nos banlieue plutôt que des rafales a des pays qui n en n ont pas besoin En France on n a pas une constitution américaine ni la NRA mais le déni et la lâcheté de ...

à écrit le 14/05/2021 à 10:11
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Quand on est incapable d'exposer un argument contraire aux idées et thèses qui sont exposées, on les qualifie "d'extrème droite". Mais c'est une réponse stérile et elle marque, en quelque sorte, une confirmation impuissante à les contredire... Un put...

à écrit le 14/05/2021 à 10:11
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Bien entendu que c'est une machination politique, il suffit de voir la date et la séquence élections qui commence. Les militaires doivent être sous le contrôle strict du pouvoir démocratique élu. Ils n'ont pas à s'exprimer personnellement. Sinon la ...

à écrit le 14/05/2021 à 10:03
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On est tout fier de faire patrouiller des sous marins nucléaires en mer de chine, de faire voler des mirages au dessus de la mer noire et, en même temps ®, les policiers se font canarder aux feux d'artifice et avec le record du monde des prélèvements...

le 14/05/2021 à 11:39
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J'aime bien votre formule, sur les raviolis, elle résume bien ma pensée sur le Mali. Et j'ajouterai que nous avons toutes les variétés.

à écrit le 14/05/2021 à 9:53
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Sur le plan industriel et européen, l’équipe Macron s’en est pour l’instant sortie, même si je ne partage pas le tropisme germanique. Je ne suis pas du tout confiant envers l’Allemagne qui nous prends de haut en permanence et nous roule bien souvent....

le 14/05/2021 à 11:40
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ou pas... Il y a eu un changement d'inflexion net avec la nomination du chéri de ces dames à l'intérieur. On sait que c'est Sarkozy, visiteur du soir qui a été l'inspirateur du tournant sécuritaire de Macron. Sauf que Macron n'est pas crédible ...

à écrit le 14/05/2021 à 9:46
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Fondées ou pas, machination ou pas, les récriminations de nos militaires doivent être considérées dès sérieusement. Et elles posent, évidemment, des questions sur nos engagements, notamment en zone sahel. Les décisions d'engagements étaient, je le c...

le 14/05/2021 à 11:58
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Les militaires ne font que relayer les poncifs de l'extrême droite complotiste. Ce sont des tenants des théories racistes et complotistes du grand remplacement. Ils ont le fantasme des hordes de musulmans assoiffés de sang venant égorger nos enfants...

le 14/05/2021 à 15:39
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Il est aussi possible de vous rétorquer que vous répondez par les poncifs du centre et de l’extrême gauche: il n’y a pas de problème, circulez, il n’y a rien à voir. Sarkozy ne s’est pas pris une claque en raison d’un quelconque tournant sécuritaire....

à écrit le 14/05/2021 à 9:35
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Machination politique ou pas, les militaires ont eu mille fois raison d'alerter les français sur la situation alarmante de notre pauvre France. Madame Parly a tord de faire de la politique politicienne, le meilleur moyen pour se faire éjecter en 2022...

à écrit le 14/05/2021 à 9:28
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Ce gouvernement s'obstine à ne rien voir, et à penser que la grandeur de la France, c'est d'intervenir au Sahel alors que le feu brûle dans l'hexagone. Quand on apprend par le garde des sceaux qu'il y a 1000 bracelets anti rapprochement pour les femm...

le 14/05/2021 à 10:00
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bonne analyse .! nos tristes représentants soignent uniquement leur apparence l état dans lequel se trouve le pays le prouve

à écrit le 14/05/2021 à 9:19
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Notre histoire est tragique et sa lecture nous fait prendre conscience que l’armée a souvent épongé par le passé les errements des politiques, citons au hasard la bataille d’Alger ou l’idée défendue par Robert O Paxton dans son livre la France de Vi...

le 14/05/2021 à 11:11
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Houla... houla.... houla ! 3000 milliards de dettes vous êtes loin du compte. La presse paresseuse ou les intervenants "experts " ne font référence qu'à un indice foireux, la dette "selon les critères de Maastrich " ce qui est un concept casual...

à écrit le 14/05/2021 à 8:10
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Par pure démagogie, calcul électoraliste immigrationniste. Cette technocrature racialiste abjecte et doxa progressiste qui proclame qu il faut déconstruire notre histoire préfère déjuger ses fidèles ainés que de juger toute cette masse non domestiqué...

à écrit le 14/05/2021 à 7:56
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Ça sent la curée pour tous nos progressistes islamo gauscistes collaboratuonniste dans la dhimmitude au pouvoir depuis 40 ans. Pour qui sonne le glas. L histoire les jugera.

à écrit le 14/05/2021 à 7:48
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nous avons un gouvernement depuis son election est aveugle et sourd au a la pensee profonde des francais le ras le bol des taxes ignoré de ce gouvernement puis les revendications des personnel de santé juge irrecevable analyse des dégâts se fer...

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