Boeing : après une période difficile, les livraisons s'accélèrent en Chine
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Boeing a livré neuf 737 MAX à des compagnies aériennes chinoises en août, un record depuis plusieurs années.
Peter Cziborra
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Boeing a livré neuf 737 MAX à des compagnies aériennes chinoises en août, un record depuis plusieurs années.
Peter Cziborra
Après deux crashes de Boeing 737 MAX, Pékin avait arrêté les livraisons d'avions Boeing. Une mauvaise période pour le constructeur américain qui semble désormais révolue : l'avionneur a livré, en août, neuf exemplaires du 737 MAX à des compagnies aériennes chinoises. Un niveau qui n'avait plus été atteint depuis décembre 2018.
Pour rappel, Pékin avait été le dernier pays au monde à accepter de nouveau les livraisons d'avions de Boeing - fin décembre 2023 pour le 787 Dreamliner, un mois plus tard pour le 737 MAX -, interrompues après les accidents d'octobre 2018 et de mars 2019.
Plus largement, selon les données publiées mardi, le constructeur a remis au total en août quarante avions - davantage qu'en août 2023 (35 avions) mais en ligne avec ses niveaux historiques -, dont trente-deux 737 MAX, son avion vedette.
La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair a reçu la plus importante dotation, avec six 737 MAX. Son patron Michael O'Leary s'était agacé fin août, affirmant que les retards de livraison du géant américain lui faisaient perdre des millions de passagers et des centaines de millions de dollars de chiffre d'affaires. Ryanair a 350 Boeing 737 actuellement en commande.
En seconde position derrière Ryanair, Air India a reçu quatre exemplaires, tandis que Southwest Airlines, United Airlines et Xiamen Airlines en ont obtenu trois chacune. Boeing a également livré quatre 787 Dreamliner, un 767-300 cargo et trois 777 cargo.
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Sur les huit premiers mois de l'année, l'avionneur a livré 258 avions dont 198 exemplaires du 737 MAX. Sur la même période de 2023, il en avait livré 344, dont 265 737 MAX.
Sa production est ralentie depuis un incident survenu en vol en janvier, pour mettre en œuvre des mesures d'amélioration de la qualité. Pour rappel, le 5 janvier 2024, pendant la phase d'ascension d'un Boeing 737 MAX 9 opérant le vol 1282 d'Alaska Airlines entre Portland (Oregon) et Ontario (Californie), une porte-bouchon - opercule condamnant une issue de secours redondante - se détache, laissant un trou béant dans le fuselage et faisant quelques blessés légers. Cet incident, sur un avion livré en octobre, a révélé au grand jour les problèmes de qualité du constructeur aéronautique.
Par ailleurs, Boeing a enregistré en août 22 commandes brutes - dont vingt de la compagnie israélienne El Al pour des 737 MAX. Après une annulation (un 787 par Air Europa) et diverses conversions, les commandes nettes portent sur 24 avions. Depuis le début de l'année, l'avionneur a reçu 250 commandes brutes mais uniquement 122 en net. Son carnet de commandes atteignait 6.165 avions au 31 août, dont près de 4.200 appareils 737 MAX.
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Le constructeur aéronautique américain a annoncé dimanche avoir conclu un accord de principe avec un syndicat représentant plus de 32.000 salariés dans la région de Seattle et de Portland. Objectif : éviter une grève prévue le 13 septembre dans la région de Seattle.
L'accord, qui doit encore être ratifié par les salariés, prévoit une hausse des salaires de 25% sur la durée de la nouvelle convention collective, selon Boeing et le syndicat International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM) District 751.
Autres dispositions clés du texte : une réduction du coût des soins de santé pour les salariés, une baisse des heures supplémentaires obligatoires, 12 semaines de congé parental rémunéré et l'engagement de construire le prochain avion de Boeing dans la région de Puget Sound si le contrat est ratifié, selon un document de Boeing.
(Avec AFP)
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