Boeing entend livrer entre deux et trois avions par jour en 2019

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(Crédits : Peter Nicholls)
Le géant américain, qui a dépassé pour la première fois en 2018 la barre symbolique des 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires, entend livrer en 2019 entre 895 et 905 appareils en 2019, en hausse de plus de 11% par rapport à 2018.

Boeing voit grand pour 2019. Le géant américain table pour 2019 sur un bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels de l'ordre de 19,90 à 20 dollars et entend livrer entre 895 et 905 appareils en 2019, en hausse de plus de 11% par rapport aux 806 livrés en 2018.

Plus de 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires

Cette hausse des livraisons va entraîner une hausse du chiffre d'affaires. Il devrait se situer l'an prochain entre 109,5 et 111,5 milliards de dollars contre 101,1 milliards. Ce qui constituerait une hausse de 7,6% par rapport à l'exercice précédent, qui fut le premier dans l'histoire de Boeing à voir le résultat de l'activité dépasser la barre symbolique des 100 milliards de dollars. Le bénéfice net annuel a par conséquent bondi de 24,2%, à 10,1 milliards de dollars, dont 3,4 milliards de dollars au quatrième trimestre.

Ces annonces ont fait augmenter le titre de 6,26% à Wall Street ce mercredi. Les marchés ont semblé soulagés de voir que le constructeur aéronautique ne prévoit pas de perturbation particulière de son activité malgré les tensions commerciales sino-américaines et le ralentissement économique mondial. Cette progression espérée traduit la conviction de Boeing que les goulots d'étranglement rencontrés par ses sous-traitants et fournisseurs l'an dernier sont dans le rétroviseur au moment où il prévoit d'augmenter les cadences de production du long courrier 787 "Dreamliner" (14 exemplaires par mois contre 12 l'an dernier) et du monocouloir 737 (57 unités par mois contre 52 en 2018) pour répondre à la croissance du trafic aérien mondial.

"Il reste des endroits où nous devons encore faire des efforts comme les moteurs", a déclaré Dennis Muilenburg, le PDG, lors d'une conférence téléphonique, ajoutant que l'avionneur allait déployer ses salariés dans les usines de CFM, la co-entreprise entre General Electric et Safran qui fabrique le réacteur de nouvelle génération LEAP.

La valeur du carnet de commandes civiles s'élève à 412 milliards de dollars

L'optimisme du constructeur aéronautique repose sur une bonne santé de sa division d'aviation civile, dont le carnet de commandes présentait au 31 décembre 5.900 appareils, évalués à 412 milliards de dollars. La marge bénéficiaire s'est améliorée à 15,6% au quatrième trimestre, contre 11,6% un an plus tôt. Boeing mise également sur la hausse des dépenses militaires à travers le monde, en raison d'une recrudescence des tensions géopolitiques, et sur son offre de services à l'industrie aéronautique.

Outre le Pentagone, le constructeur aéronautique a engrangé auprès du gouvernement japonais une commande portant sur son avion ravitailleur KC-46 tandis que l'Espagne l'a retenu pour moderniser 17 hélicoptères Chinook.

Décision cette année sur le "NMA"

Enfin, Boeing Denis Muilenburg, a indiqué que le groupe se prononcerait cette année sur le lancement d'un nouvel avion d'une capacité de 220 à 280 sièges 'New midsize aircraft, NMA). En cas de décision positive, le lancement est prévu pour 2020.

Airbus travaille de son côté sur une version améliorée de son A321LR dotée d'un plus grand rayon d'action, un A321XLR (autour de 102 tonnes de masse de décollage) dont il envisageait la commercialisation d'ici mi-2019.

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