Boosté par ses ventes au premier semestre, Thales retrouve des niveaux d'avant-crise

Patrice Caine, PDG, a salué un "très très bon niveau de prises de commandes". Le chiffre d'affaires au premier semestre a atteint 8,4 milliards d'euros, en hausse de 9,8% sur un an. Sa rentabilité opérationnelle "revient dès à présent à un niveau proche de 2019".

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Thales s'est dit légèrement plus optimiste pour l'ensemble de l'année 2021, espérant réaliser un chiffre d'affaires situé entre 17,5 et 18 milliards d'euros.
Thales s'est dit légèrement plus optimiste pour l'ensemble de l'année 2021, espérant réaliser un chiffre d'affaires situé entre 17,5 et 18 milliards d'euros. (Crédits : Regis Duvignau)

Rare sont les entreprises françaises qui, dès 2021, ont retrouvé une activité similaire à l'arrêt de l'économie lié au Covid-19. Thales, opérateur et équipementier dans les hautes technologies et la défense, n'a, lui, pas à guetter la reprise, bien au contraire. Sur les six premiers mois de l'année, le groupe français a réalisé des ventes en progression de 8,7% à 8,4 milliards d'euros. Ce "très fort rebond" de son activité dépasse même les 8,2 milliards de la même période de 2019.

Alors que le reprise est fragile pour de nombreux secteurs, ses activités d'identité et de sécurité numériques ont compensé le déclin des résultats de l'aérospatial. Le PDG Patrice Caine a d'ailleurs salué un "très très bon niveau de prises de commandes". Le chiffre d'affaires au premier semestre a atteint 8,4 milliards d'euros, en hausse de 9,8% sur un an en variation organique.

+565% sur le bénéfice net

De son côté, le bénéfice net consolidé part du groupe a bondi de 565% à 433 millions d'euros, encore 120 millions inférieur toutefois au montant d'il y a deux ans, a précisé Thales dans un communiqué vendredi.

Le bénéfice d'exploitation (Ebit) a lui progressé sur un an de 121% à 768 millions d'euros, avec un résultat net consolidé part du groupe de 433 millions d'euros. Patrice Caine a estimé que ces éléments témoignaient de "la résilience de Thales dans un contexte qui reste malgré tout perturbé".

Selon Thales, "sur une base pro forma", sa rentabilité opérationnelle "revient dès à présent à un niveau proche de 2019, la forte progression des résultats du transport et des activités d'identité et de sécurité numériques compensant quasi totalement la baisse importante des résultats du secteur aérospatial".

Un retour à la normale attendu sur les semi-conducteurs

Thales s'est dit légèrement plus optimiste pour l'ensemble de l'année 2021, espérant désormais réaliser un chiffre d'affaires situé entre 17,5 et 18 milliards d'euros, contre une fourchette d'objectif précédente de 17,1 à 17,9 milliards.

Le groupe a précisé que cette prévision était effectuée "sur la base d'un contexte sanitaire et économique ne connaissant pas de nouvelles perturbations majeures", et d'un retour à la normale des chaînes d'approvisionnement de semi-conducteurs.

En mai, Thales avait indiqué que la situation sur les puces était "globalement sous contrôle", ne constatant pas d'impact significatif de la pénurie mondiale pour ses activités d'identité et de sécurité numériques, mais expliquant être à la recherche de fournisseurs supplémentaires.

Sept contrats de plus de 100 millions d'euros

Lors de cette période porteuse, Thales a indiqué avoir décroché sept "grands contrats" de plus de 100 millions d'euros, quatre dans les secteurs de la défense - notamment une part des ventes d'avions de combat Rafale - et de la sécurité, et trois dans le domaine spatial.

En avril, le groupe tricolore a ainsi signé un contrat avec Lockheed Martin pour fournir jusqu'à 55 sonars aéroportés de lutte anti-sous-marine à la marine américaine.

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Seul bémol, l'aéronautique civil "reste largement déprimé", ce qui se traduit pour Thales par un niveau d'activité dans ce secteur de 30% inférieur à celui d'avant la crise, selon le PDG.

Sur ce segment, il a d'ailleurs annoncé le lancement en juillet d'un drone pour des missions militaires et gouvernementales capable de voler au-delà d'un rayon d'action de 100 kilomètres à basse altitude.

Enfin, à nouveau interrogé sur la possibilité de voir Thales céder son activité de signalisation ferroviaire (1,6 milliard d'euros de ventes en 2020) une rumeur qui revient dans la presse économique depuis des mois, M. Caine a répondu en riant: "rien à vous dire". Thales a sélectionné le japonais Hitachi Rail, le suisse Stadler Rail et l'espagnol CAF comme acquéreurs potentiels.

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(Avec AFP et Reuters)

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Commentaire 1
à écrit le 23/07/2021 à 18:44
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Pardon, c'est plutot boostée par ses achats... de technos étrangères, US, Uk bientot israel que ce groupe performe avec l'argent des francais...

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