CNIM : naufrage d'un fleuron industriel du sud-est
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Après deux années dans le rouge (2019 et 2020), l'année 2021 va se solder une nouvelle fois par une lourde perte d'exploitation.
CNIM
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Après deux années dans le rouge (2019 et 2020), l'année 2021 va se solder une nouvelle fois par une lourde perte d'exploitation.
CNIM
Ce qui devait arriver, arriva... Le naufrage de CNIM, un petit conglomérat industriel (environnement, énergie, industrie, défense /sécurité civile) basé à la Seyne-sur-mer (Var), s'accélère en dépit des efforts de l'État et de ses actionnaires, qui l'ont maintenu jusqu'ici sous perfusion. Ainsi, confronté à la dégradation de la situation financière et opérationnelle de sa filiale CNIM Environnement & Energie EPC, CNIM Groupe, qui emploie 2.706 collaborateurs pour un chiffre d'affaires 2020 de 632,9 millions d'euros (dont 47,8 % réalisés à l'export), annonce solliciter l'ouverture d'une procédure de sauvegarde auprès du Tribunal de commerce de Paris concomitamment au dépôt d'une déclaration de cessation des paiements par sa filiale opérationnelle.
À lire également
La division EPC du groupe CNIM a vu ses difficultés de trésorerie brutalement accrues au cours du dernier trimestre 2021 à raison de nouvelles pénalités de retard facturées et de décalages de signatures de nouveaux projets. "Cette situation rend nécessaire la mise de CNIM Groupe sous protection du Tribunal de commerce à raison des garanties financières concédées aux partenaires de la division EPC", a expliqué le groupe dans un communiqué. Le groupe, qui est détenu majoritairement par la famille Dmitrieff (56,56% et 65,55 % des droits de vote), coule. Après deux années dans le rouge (2019 et 2020), l'année 2021 va se solder une nouvelle fois par une lourde perte d'exploitation.