es pouvoirs publics (Bercy, Armées et Recherche), le CNES et les industriels, la guerre des chiffres sur le montant des futurs engagements de la France pour la politique spatiale européenne fait toujours rage. Cette enveloppe financière va déterminer le niveau de l'ambition spatiale de la France lors de la prochaine réunion ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA) programmée les 27 et 28 novembre à Séville. Ils doivent pourtant se mettre le plus rapidement d'accord sur l'ambition financière de la France au sein de l'ESA, et, au-delà, en Europe. Et précisément sur les nouveaux engagements courants sur la période 2020/2022. D'autant que d'ici à la fin du mois, le projet de loi de finances de 2020 sera ficelé avant son passage au Parlement.
Les discussions se poursuivent actuellement alors que l'Allemagne aurait déjà décidé, elle, de mettre 3 milliards d'euros sur la table, selon des sources françaises. Cette négociation est importante, son résultat reflétera la place et le rang de la France dans le domaine du spatial européen, où elle a toujours été leader. Dans le cadre de cette ministérielle, l'ESA va proposer une liste de programmes à financer sur la période de 2020 à 2022 pour un montant global de 14,25 milliards d'euros, dont 4,3 milliards pour les programmes obligatoires. Un budget en hausse de 4 milliards par rapport à ce qu'avaient voté les Etats lors de la dernière conférence ministérielle en 2016.
son homologue portugais Manuel Heitor la conférence ministérielle de l'ESA, f
ait le job pour défendre au mieux les intérêts de la filière spatiale française. Car l'enveloppe financière servira à bien positionner l'industrie française sur des programmes comme par exemple Copernicus, où l'Europe doit lancer une nouvelle génération de satellites d'observation de la Terre Sentinel. Et le pays le mieux-disant financièrement est en général choisi par l'ESA pour développer les satellites de présérie. Ensuite, il a la faculté et la possibilité de favoriser ses industriels pour la fabrication des satellites de série.À lire également
C'est dans ce cadre que Frédérique Vidal a milité tout cet été auprès de Bercy pour un budget de 2,8 milliards d'euros, selon des sources concordantes. Ce qui limiterait la casse chez les maîtres d'œuvres mais un peu moins chez les équipementiers, inquiets des conséquences que pourraient engendrer un budget beaucoup trop faible. Jusqu'ici le ministère de la Recherche n'a obtenu de Bercy "que" 2,5 milliards d'euros, selon des sources concordantes. Soit une rallonge de 400 millions d'euros. Rien n'est définitif, ni très clair d'ailleurs car la somme de 2,8 milliards est également évoquée, avec des crédits redéployés pour arriver à ce total ou piochés dans le Programme d'investissements d'avenir (PIA). Mais la fin de la partie n'a pas été encore sifflée.
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