"Il est crucial pour la France de rester un acteur majeur du spatial européen" (Frédérique Vidal)

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Nous avons la chance d'avoir en France deux grands « satellitiers ». C'est une force. Mais, de temps en temps, le fait d'en avoir deux pose des problèmes face à une compétition mondiale féroce. Ils sont conscients que, sur certains programmes, ils doivent mieux travailler et réfléchir ensemble. (Frédérique Vidal)
"Nous avons la chance d'avoir en France deux grands « satellitiers ». C'est une force. Mais, de temps en temps, le fait d'en avoir deux pose des problèmes face à une compétition mondiale féroce. Ils sont conscients que, sur certains programmes, ils doivent mieux travailler et réfléchir ensemble." (Frédérique Vidal) (Crédits : Marie-Amélie Journel)
INTERVIEW. L'année 2019 est une année clé pour la filière spatiale européenne, avec le conseil ministériel de l’Agence spatiale européenne (ESA) prévu en novembre prochain. Juste retour géographique, préférence européenne, consolidation industrielle, performances d'Ariane 6, relations avec l'Allemagne : la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, livre la feuille de route de la France pour la conférence ministérielle de l'ESA.

LA TRIBUNE - 2019 est une année chargée pour les questions spatiales avec en point d'orgue la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA), dont l'objectif est de définir les priorités stratégiques et les financements qui vont avec. Quelles vont être les priorités de la France au conseil des ministres de l'ESA ?

FRÉDÉRIQUE VIDAL - Ce qu'il faut déjà rappeler, c'est à quel point l'Agence spatiale européenne est importante pour l'Europe et la France, leur permettant d'être des leaders du secteur spatial, dans le domaine des lanceurs comme dans celui des satellites : les lanceurs Ariane, les constellations Galileo et Copernicus, la sonde Rosetta... Lors de cette conférence ministérielle, le sujet central porté par la France sera celui de l'innovation. Comment l'Europe sur ces sujets d'innovation doit-elle faire pour rester un leader mondial ? Nous devons aussi penser davantage à l'utilisation des données générées par les satellites conçus et lancés par l'Europe et stimuler le développement de projets fondés sur leur exploitation. Penser à tout ce qu'on appelle le secteur aval, et qui va connaître un développement massif dans les prochaines années.

Pouvez-vous donner des exemples précis ?
Pour soutenir l'innovation, nous avons créé ArianeWorks, qui est une plateforme d'innovation de rupture d'un genre nouveau. Mon objectif est d'aider tout l'écosystème de startups New Space à se développer, en lien avec l'industrie et le Cnes. Que ce soit sur des sujets d'agriculture, avec l'utilisation des données satellitaires pour mieux gérer les sols et mieux prévoir la façon d'organiser les cultures ; que ce soit sur les questions de climat, avec l'observatoire que le Cnes est en train de monter au niveau mondial avec de nombreuses autres agences ; que ce soit sur les véhicules autonomes, avec le soutien d'exploitation des données de Galileo. Sur tous ces sujets, il faut maintenant qu'on tire profit des investissements faits au niveau des États membres, de l'ESA et de la Commission européenne.

Comment jugez-vous l'écosystème spatial français dans le domaine de l'innovation, notamment dans les data ? Est-ce qu'il vous paraît complet et voyez-vous des améliorations à apporter ?

Il y a toujours des améliorations à apporter, mais cet écosystème est vraiment dynamique. On a la chance d'avoir de nombreuses start-up dans le milieu des données, des calculs, dans l'algorithmique. On bénéficie d'un fonds très important de connaissances et d'expertise dans ces domaines-là, et cela permet d'alimenter la création de start-up, y compris d'ailleurs par des étudiants, des jeunes docteurs ou des chercheurs qui s'impliquent dans la création de start-up à partir de données du spatial.

En dépit de notre proximité avec l'Allemagne, il existe une réelle compétition entre Paris et Berlin dans le spatial. La France doit-elle réaffirmer son leadership spatial sur l'Europe à l'occasion de la ministérielle ?

La France est l'un des pays pionniers sur les questions spatiales, avec le premier programme de lanceur engagé en 1965. Nous avons une agence spatiale en France, le CNES, qui est un support très important à la recherche et aux industriels tant sur les lanceurs que sur les satellites. C'est normal que la France souhaite avoir un rôle de leader. Maintenant, il y a plusieurs grandes nations spatiales en Europe, notamment la France, l'Allemagne et l'Italie qui, à elles trois, contribuent à 85 % du budget d'Ariane 6. Il est crucial pour la France de rester un acteur majeur du spatial européen, et c'est tout aussi important que nos partenaires, Commission européenne comme États membres, restent fortement impliqués dans le spatial. Cela ne fait aucun doute dans l'esprit de qui que ce soit. C'est ce qui fait les succès européens.

Ariane 6 est-il le bon lanceur au bon moment ?

Ariane 6, qui sera porté par l'expertise d'Ariane­Group et de l'industrie européenne, sera un lanceur fiable et adapté aux besoins du marché des lancements. Il est donc primordial de terminer son développement puisque celui-ci induira une diminution du prix des lancements. Il sera environ deux fois moins cher par rapport à Ariane 5.

Vega E n'est-il pas un futur concurrent d'Ariane 6 ?

Une concurrence entre acteurs européens dans ce domaine serait stérile. Les programmes Ariane 6 et Vega sont extrêmement liés, leur vocation est d'être complémentaires. Notre R&D et l'innovation sont mises en commun entre la France et l'Italie. La France a financé Vega C et l'Italie de son côté Ariane 6. Notre objectif est de disposer au niveau européen d'une gamme de lanceurs qui couvrira tous les marchés de lancement.

La réutilisation d'un lanceur, considérée comme une innovation de rupture, n'est pas donc pas à l'ordre du jour...

Nous ne devons pas nous interdire de penser à la suite. Nous proposerons d'accélérer le développement des nouvelles technologies pour préparer la suite d'Ariane 6, via le moteur réutilisable à bas coût Prometheus et les démonstrateurs d'étage récupérable Callisto et Themis. Ce sont des solutions de rupture. Notre objectif est d'être capable, à partir d'Ariane 6, d'améliorer en permanence l'offre de lancement d'Arianespace. L'Europe est en train d'achever le développement d'Ariane 6, qui sera prochainement opérationnelle, et en parallèle prépare l'avenir. Ariane 6 sera enfin un pilier très important de l'autonomie et de la souveraineté de l'Europe et de la France. L'Allemagne et la France sont d'accord sur cette stratégie. Nous nous parlons souvent avec mon homologue allemand.

Justement, la France joue le jeu de la préférence européenne. Ce qui n'est pas le cas des autres pays, dont l'Allemagne. Faut-il être plus contraignant ?

Nous devons jouer avec les mêmes règles que nos concurrents. Croyez-moi, ce sujet est une priorité et de grands progrès ont été accomplis depuis deux ans. La Commission européenne et l'ESA se sont engagées à utiliser les lanceurs européens pour leurs programmes spatiaux. Par ailleurs, des représentants de cinq États européens (France, Allemagne, Italie, Espagne et Suisse) se sont engagés lors du Conseil ministériel de l'ESA du 25 octobre 2018 à utiliser en priorité les lanceurs européens pour leurs satellites institutionnels.

La France va-t-elle également soutenir son industrie dans les satellites, qui estime être le parent pauvre de la politique spatiale française ?

Commençons par regarder qui est en tête des dernières compétitions les plus importantes dans les satellites. Ce sont des entreprises françaises. Cette industrie est essentielle et c'est pourquoi l'État l'a toujours accompagnée et a contribué à la porter au meilleur niveau mondial. Cela n'a pas de sens d'opposer les satellites aux lanceurs et vice-versa. Je le leur ai dit. Nous avons la chance d'avoir en France deux grands « satellitiers ». C'est une force. Mais de temps en temps, le fait d'en avoir deux pose des problèmes face à une compétition mondiale féroce. Ils sont conscients que, sur certains programmes, ils doivent mieux travailler et réfléchir ensemble. Ils se rendent compte eux-mêmes, au regard du marché international des satellites, que parfois le fait de rentrer dans une compétition à outrance l'un contre l'autre n'est pas le meilleur moyen pour être efficace.

Poussez-vous à un rapprochement ?

Je ne définis pas la politique industrielle et commerciale de ces entreprises à leur place. L'essentiel pour moi est que notre filière de satellites reste, dans la durée, un fleuron au meilleur niveau mondial, capable d'innover et d'exporter. Nous sommes prêts à envisager toutes les options.

Avez-vous déjà un schéma de rapprochement ?

Ce n'est pas à moi de leur dire ce qu'ils ont à faire, mais ils sont conscients, et moi aussi, qu'il y a des choses à améliorer. Toutes les options sont sur la table, à eux de faire des propositions.

Est-ce un projet à court terme ?

Il faut laisser du temps au temps. C'est à eux de réfléchir et de faire des propositions qui feront en sorte qu'en termes de compétitivité, d'innovations et d'emplois les bonnes décisions soient prises.

Et si rien n'avait avancé avant la fin de l'année ?

Je crois qu'ils sont parfaitement conscients du sujet et ils s'en parlent. Sur la question du spatial, on porte tous la même ligne.

Estimez-vous que la France doit adapter sa doctrine spatiale militaire ?

C'est une question qu'il faut poser à la ministre des Armées, Florence Parly. Mais l'espace tend à devenir un champ de confrontations. Quand on vous attaque, il ne me paraît pas illogique d'être en capacité de répliquer.

D'une façon générale, faut-il faire évoluer le principe de juste retour géographique ?

La France porte cette volonté de faire évoluer le juste retour géographique sur investissement. Principalement nous devons repenser l'industrialisation des lanceurs Ariane pour une raison simple : ce marché est désormais le cadre d'une véritable compétition internationale. Il est très important d'améliorer la compétitivité des futurs lanceurs face notamment à la concurrence américaine. Une réflexion est en cours avec l'ESA pour définir des modalités privilégiant l'optimisation du coût. La compétitivité des programmes spatiaux européens doit devenir la règle à travers une approche beaucoup plus économique.

La France a soutenu le renforcement de l'agence spatiale de l'Union européenne à Prague. Pourquoi l'ESA, soutenue par l'Allemagne, a-t-elle freiné des quatre fers ?

Peut-on vraiment penser que l'Union européenne n'est pas un acteur à part entière du spatial alors qu'elle va investir 16 milliards d'euros dans l'espace entre 2021 et 2027 ? L'UE va tirer bénéfice de la gestion et de l'exploitation des données spatiales issues des programmes européennes qu'elle a financé. Mais l'Agence spatiale européenne demeure unique par son expertise technique sur la gestion des programmes.

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▶︎  Lire tous les autres articles dans La Tribune HEBDO n°296, en kiosque ce vendredi 14 juin 2019 ou sur notre site en version numérique.

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a écrit le 17/06/2019 à 16:44 :
Voir des ministres vanter les mérites du Colbertisme est ahurissant , mais intelligent . Encore un peu de réalisme pour soutenir que les relations économiques entre états doivent être égalitaires , la boucle sera bouclé , manquera plus qu une monnaie adaptée
à chaque nations de l UE .
a écrit le 16/06/2019 à 20:46 :
MDR Leader de quoi ???? L’Europe et la France ont une guerre de retard avec leur nouveau lanceur qui est totalement dépassé!!! La France est en retard dans tous les domaines
a écrit le 16/06/2019 à 18:14 :
Les mots on tout leur sens : la filière spatiale FR ne sera plus qu'un acteur majeur...parmis tant d'autres. Pour info depuis la fin de la guerre Jusqu'aux années 2000 La France était l'acteur majeur en europe, rien de moins. Les nuls de chez nuls de ce gouvernement feraient mieux de laisser les questions industrielles aux gens réellement compétents.
a écrit le 15/06/2019 à 12:02 :
La crédibilité de la France, englué dans une union dogmatique, est chaque jour en descente libre! Cela tombe bien, puisque a terme, elle doit disparaître au profit des régions centralisés a Bruxelles!
a écrit le 14/06/2019 à 21:07 :
La France doit rester UN acteur majeur ??? Ce titre m'effraie. C'est non seulement sous tendre que nous ne serions plus L'ACTEUR majeur dans le domaine, mais que nous aurions encore une marge de régression ??? J'en connais qui doivent se retourner dans leur tombe...
Réponse de le 15/06/2019 à 9:47 :
acteurs majeurs uniquement France et Italie (Ariane / Vega / moteurs ....)
pour info sur la technologie italienne:
la technologie de nos amis italien a commencé en 1960/1964 par le développement et lancement de la base de de la première fusée / satellite européen (4iéme dans le monde après USA URSS Canada) et du premier missile balistique en Europe en 1970 ( programme ALFA abandonné à la signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) cela a permis l'industrie italienne ASI - AVIO... d'acquérir la maitrise de la propulsion
La nouvelle organisation à Kourou donne aux industriels la responsabilité des opérations de tir jusqu'au décollage des lanceurs. Les ingénieurs d' Avio sont donc responsable du lancement VEGA
Participation de la France 12,43%

Vega (Vettore Europeo di Generazione Avanzata ) a été lancé par les ingénieurs italiens qui ont pries la main pour les lancements VEGA depuis la base de Kourou. D'abord Vega puis Vega C enfin Vega E fusée de plus en plus puissante. Historique: la technologie de nos amis italien a commencé en 1960/1964 par le développement et lancement de la base de de la première fusée / satellite européen (4iéme dans le monde après USA URSS Canada) et du premier missile balistique en Europe en 1970 (programme ALFA abandonné à la signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) cela a permis l'industrie italienne ASI - AVIO... d'acquérir la maitrise de la propulsion (des moteurs) qui sera utilisée pour participer à la réalisation des propulseurs des fusées Ariane et permet à l'Italie de jouer un rôle majeur dans le développement de lanceur. Voici ce que dit l'ancien président du CNES Yannick d'Escatha (je cite de mémoire) « le seul pays d'Europe qui a une vraie politique spatiale complète, qui a la volonté de maîtriser l'espace de bout en bout, depuis l'accès à l'espace jusqu'aux nombreuses applications, c'est la France et l'Italie » aucun autre pays en Europe !


San Marco 1 également San Marco A est le premier satellite artificiel italien et le cinquième après Alouette 1 (Canada), Ariel 1 (grande-Bretagne), Explorer I (États-Unis) et Spoutnik (Union soviétique). Il est lancé le 15 décembre 1964
La plate-forme San Marco est une base de lancement de l'agence spatiale italienne qui est restée en activité de 1964 à 1988. Elle utilisait d'anciennes plate-formes pétrolières reconverties et installées près de l’équateur, au nord du cap Ras Ngomeni à quelques kilomètres des côtes du Kenya. La base fut créée à l'initiative de l'ingénieur Luigi Broglio dans le cadre du programme spatial San Marco. Celui-ci était géré par l'Université de Rome et comportait un partenariat avec la NASA qui fournissait les lanceurs scout qui ont été adaptés pour les lancements de ces plate-formes. En 2014 les installations de lancement sont désaffectées mais la station de suivi qui était installée à terre sur le cap Ras Ngomeni est désormais utilisée lors du lancement et du déploiement des satellites de l'Agence spatiale européenne. L'ensemble a été rebaptisé en 2004 Centro spaziale Luigi Broglio en l'honneur de son créateur.

Les moteurs développés et produits par AVIO : P80 P120 Zefiro 23 , Zefiro 9, AVUM Vega Vega C Vega E avec 1 ou deux moteurs et sur Ariane deux ou quatres.
Prochain moteur:
Avio, développe un nouveau moteur pour propulser l'étage supérieur du futur lanceur Vega-E, une évolution du Vega-C, elles ont décidé d'utiliser un moteur fonctionnant avec un mélange d'oxygène et de méthane liquides. Un mélange bien moins polluant pour l'environnement que les moteurs actuellement utilisés par Arianespace. C'est aussi une première en Europe ! Ce moteur sera mis en service en 2025.
Pour information et pour comprendre le développement de VEGA:
la première fusée en Europe (4° dans le monde après les USA Russie Canada)
a été une fusée italienne 'SAN MARCO' (sur base scout transformée , améliorée). De même le premier missile balistique européen 'ALFA' a été construit en Italie dans les années 60/70.


voici l'historique du développement de la fusée VEGA ( Vettore Europeo di Generazione Avanzata )
https://www.capcomespace.net/dossiers/espace_europeen/VEGA/vega.htm

C'est la société AVIO qui a développé la technologie utilisé suite à la mise au point d'un missile balistique de portée intermédiaire développé par l'Italie dans les années 1970. Le missile devait équiper des navires et des sous-marins et permettre ainsi à l'Italie de disposer de sa propre force nucléaire. À la suite de la ratification du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires par l'Italie en 1975 le missile, qui était en cours de développement, fut abandonné sous la pression des États-Unis l'Italie décide de signer le 2 mai 1975 le traité de non prolifération. Le programme italien est arrêté; le programme a permis toutefois à l'industrie italienne d'acquérir la maitrise de la propulsion à propergol solide qui sera utilisée pour participer à la réalisation des propulseurs d'appoint des fusées Ariane et permettra à l'Italie de jouer un rôle majeur comme motoriste et développeur du lanceur Vega....Informez vous avant de raconter des inexactitudes.

Il n'y a pas que notre pays qui a un savoir faire et de la technologie pour information : l'Italie avait déjà en 1960-1964 la capacité de construire comme 1er pays européen fusées (avec mise au point de fusées Scout) et satellites (San Marco 1964) et missile balistique Alfa 1960-1970 mais sous la pression des États-Unis l'Italie a du signer le 2 mai 1975 le traité de non prolifération. Cependant ce programme a permis à l'industrie militaire italienne d'acquérir une maîtrise complète de la propulsion qui sera utilisée pour participer à la réalisation des propulseurs d'appoint des fusées Ariane et permettra à l'Italie de jouer un rôle majeur en effet l'ESA confie, en février 2003, le développement du lanceur au groupe italien ELV détenu à 70 % par Avio et à 30 % par l'Agence spatiale italienne (70%) total 100%.
Uniquement le financement de Vega et du programme d'accompagnement sera fait par différent pays :Italie (58,5 % pour le développement du lanceur et 57,8 % pour VERTA, respectivement), la France (25,3 et 23,1 %), la Belgique (6,9 et 5,6 %), l'Espagne (4,6 et 7,7 %), les Pays-Bas (3,2 et 2 %), la Suisse (1 et 1,6 %) et la Suède (0,6 et 0,7 %
a écrit le 14/06/2019 à 9:26 :
D'un point de vue bureaucratique, la concurrence est stérile, car le bureaucrate pense que tout problème a une solution unique. Il est illusoire de croire que la bureaucratie puisse stimuler l'innovation car c'est justement la concurrence qui permet d'innover, créer des solutions nouvelles et multiples. Les gaspillages engendrés par les échecs de la bureaucratie sont noyés dans les grosses masses des budgets publics, alors que ceux générés par la concurrence sont étalés au grand jour. La France depuis Colbert a toujours préféré la bureaucratie.
Réponse de le 14/06/2019 à 14:59 :
vous confondez innovation et concurrence qui sont deux choses différentes car bien souvent les innovations sont issues des laboratoires des universités et écoles , les entreprises qui exploitent les brevets viennent ensuite .

Il y a complémentarité entre recherche et industrie .
Réponse de le 14/06/2019 à 18:14 :
La guerre est la forme la plus brutale de la concurrence. L'histoire montre qu'elle stimule fortement l'innovation technologique.

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