Le carnet de commandes de Dassault Aviation à fin 2024 s'est élevé à hauteur de 43,2 milliards d'euros, un niveau inédit. Trente avions Rafale ont été commandés à l'étranger en 2024 ainsi que 26 avions d'affaires Falcon, pour un total de près de 11 milliards d'euros.La poursuite du succès du Rafale en 2024 propulse le carnet de commandes de Dassault Aviation à des sommets historiques (43,2 milliards d'euros fin 2024, contre 38,5 milliards à fin 2023) plaçant l'avionneur sur une trajectoire ascendante. Une réussite due notamment à l'exportation, dont les 30 Rafale entrés en vigueur en 2024 en Indonésie (18 appareils) et en Serbie (12). Soit un carnet de commandes de 29,2 milliards d'euros (export défense), contre près de 24 milliards fin 2023. Il comprend principalement 164 Rafale à produire (contre 141 exemplaires à fin 2023). Au total, Dassault Aviation a engrangé depuis le début du programme Rafale des commandes pour 507 appareils, dont 273 à l'export. L'avionneur a plusieurs discussions dans le monde pour vendre le Rafale, dont notamment les 26 Rafale Marine.
Quant ministère des Armées français, il contribue au carnet de commandes de l'avionneur à hauteur de 8,9 milliards d'euros (9,87 millions d'euros au 31 décembre 2023). L'armée de l'air attend notamment la livraison de 56 Rafale. En outre, Dassault Aviation bénéficie également des contrats de maintien en condition opérationnelle des Rafale (Ravel), Mirage 2000 (Balzac), ATL2 (Ocean) et Alpha Jet (Alphacare). Par ailleurs, Dassault Aviation poursuit le développement du standard F4 du Rafale et de la phase 1B du Système de combat aérien du futur (SCAF) en coopération avec Airbus. Enfin, le montant du carnet de commandes des avions d'affaires Falcon (y compris les avions de missions militaires Albatros et Archange) s'élève quant à lui à 5 milliards d'euros (4,6 milliards fin 2023). Il comprend notamment 79 Falcon, contre 84 appareils à fin décembre 2023.
Près de 70% du chiffre d'affaires réalisé à l'export
Tout comme l'ensemble de la filière aéronautique mondiale, Dassault Aviation a en revanche, « toujours des difficultés avec la supply chain » même si l'avionneur monte en cadence pour le Rafale « dans la difficulté », a expliqué Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, lors de la présentation des résultats 2024. « On a beaucoup de sous-traitants, qui continuent à avoir des difficultés et qui perturbent nos chaines d'approvisionnement et aussi nos lignes de production. C'est un enchainement de difficultés. Il faut les soutenir », a-t-il expliqué. Ces difficultés vont perdurer en 2025. « Ce n'est pas fini. C'est vrai du militaire comme du civil », a-t-il averti.