Dassault livre son premier Falcon 8X pile à l'heure

 |   |  604  mots
Le Falcon 8X offre la plus grande autonomie (11.945 km) de toute la gamme Falcon, permettant à ses passagers de voler très confortablement et sans escale de Pékin à New York, de Hong Kong à Londres ou de Los Angeles à Moscou
Le Falcon 8X offre la plus grande autonomie (11.945 km) de toute la gamme Falcon, permettant à ses passagers de voler très confortablement et sans escale de Pékin à New York, de Hong Kong à Londres ou de Los Angeles à Moscou (Crédits : Dassault Aviation P. Stroppa)
Dassault Aviation a livré son premier Falcon 8X à l'opérateur grec Amjet Executive. cette livraison marque la mise en service officielle de cet appareil ultra long-courrier.

Encore une bonne nouvelle pour Dassault Aviation. Après le contrat Rafale en Inde, c'est au tour des avions d'affaires d'apporter une satisfaction au constructeur tricolore, qui a livré mercredi son premier Falcon 8X. Elle marque "la mise en service officielle du nouveau vaisseau-amiral ultra long-courrier de l'entreprise", a souligné Dassault Aviation dans un communiqué. Le premier 8X a été livré à Amjet Executive, qui devient ainsi le tout premier exploitant de cet appareil, vendu environ 55 millions de dollars, soit 10% plus cher que le 7X, selon les chiffres communiqués en mai 2014.

"Livrer dans les temps et en parfait ordre de marche le nouveau vaisseau-amiral de notre famille Falcon est pour nous une immense source de fierté", a expliqué le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, cité dans le communiqué.

D'autres livraisons devraient intervenir au cours des prochaines semaines auprès de clients d'une dizaine de pays en Europe, au Brésil, aux États-Unis, aux Émirats Arabes Unis et en Inde. Onze exemplaires sont actuellement en assemblage final dans l'usine de Mérignac et 16 sont en cours d'aménagement et de mise en peinture sur notre site de finition de Little Rock, dans l'Arkansas,  précisé Dassault Aviation. Le site américain a d'ailleurs récemment fait l'objet d'un chantier d'extension de 60 millions de dollars "pour pouvoir faire face à l'afflux prévu des nouveaux triréacteurs Falcon 8X".

Amjet, un opérateur de longue date de la famille Falcon

Basée à Athènes, la compagnie Amjet qui est un opérateur Falcon de longue date, propose des services de gestion de flotte, de vols à la demande, de vente ainsi que de maintenance et réparation. Elle exploite un parc composé du Falcon 50 sur le segment moyen-supérieur, du Falcon 900EX EASy à long rayon d'action et du Falcon 7X à ultra long rayon d'action.

"Je suis très heureux d'ajouter le nouveau Falcon 8X à notre flotte", a déclaré le président d'Amjet, Abakar Manany, qui a pris les commandes du vol de convoyage. "En tant que pilote, je peux attester personnellement des qualités remarquables d'agilité et de pilotage de cet imposant nouveau triréacteur. Le niveau exceptionnel de ses performances et de son confort en cabine nous permettra de répondre encore mieux aux besoins opérationnels d'une clientèle toujours plus exigeante".

Un rayon de près 12.000 km

Le 8X est pile à l'heure, voire même un peu en avance. Ce qui démontre la performance industrielle de Dassault Aviation. Il a reçu sa certification AESA et FAA au mois de juin et entre aujourd'hui en service en parfaite conformité avec le calendrier, deux ans après l'annonce de son lancement. La certification est intervenue à l'issue d'une campagne d'essais opérationnels d'un mois autour du globe, afin de garantir la fiabilité et la maturation des systèmes de bord dès le premier jour d'exploitation. Le 8X est en concurrence directe avec le G550 de l'américain Gulfstream et le Global 6000 du canadien Bombardier.

Dérivé du Falcon 7X, le 8X a fait son premier vol le 6 février 2015. Il offre la plus grande autonomie (11.945 km) et la plus longue cabine de toute la gamme Falcon, permettant à ses passagers de voler très confortablement et sans escale de Pékin à New York, de Hong Kong à Londres ou de Los Angeles à Moscou. Il peut transporter jusqu'à 19 passagers. Il affiche les mêmes performances que le 7X en termes d'économie de fonctionnement et de capacités terrains courts. Enfin, il possède, selon Dassault Aviation, la cabine la plus silencieuse et les commandes de vol numériques les plus avancées de l'aviation d'affaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 11:17 :
Quand cessera ce dénigrement systématique de l'appareil d'Etat et de ses agents dits "fonctionnaires" ?
Pour en avoir fait partie, je voudrais apprendre aux érudits à la plume acérée que si l'Etat n'était pas là avec l'argent des contribuables (et je suppose qu'il en est ainsi dans chaque pays confronté à cette activité), il n' y a (comme il n'y a eu aucun antécédent) aucune chance qu'une structure privée aboutisse au niveau des études nécessaires au départ d'un projet aéronautique civil et bien plus militaire, cela va de soi, sans l'action des services de l'Etat en termes de management (coopération et coordination des états et sociétés partenaires) et bien entendu de financement...
C'est ainsi que s'explique la demande de Dassault et d'autres d'entretien de l'activité stratégique de leurs bureaux d'études (pas celle des usines de fabrication et d'assemblage sauf exception comme reprendre les activités des AIA !!!!) par la commande publique...
Le capitalisme industriel a un minimum de règles !
a écrit le 06/10/2016 à 13:21 :
1) Où est la fierté à respecter ses engagements et à livrer comme prévu ? 2) Espérons que les Grecs sauront tenir leurs promesses, et là, j'ai des doutes :-)
a écrit le 05/10/2016 à 21:53 :
"......aux besoins opérationnels d' une clientèle toujours plus exigente" c'est beau non? J'aurais aimé que Pepy le bref dise la même chose....pour la clientèle de ses trains....mais là je peux rêver!
a écrit le 05/10/2016 à 17:32 :
C'est là que l'on voit l’efficacité d'une entreprise privée familiale sur les entreprises publiques.
Réponse de le 05/10/2016 à 21:59 :
Suite...entreprise familiale qui durant de très nombreuses années a bénéficié des subsides de l'État, directs ou indirects. Il ne faut pas avoir la mémoire courte....même si la réussite technique est à saluée par ailleurs.
Réponse de le 06/10/2016 à 3:58 :
Vous en connaissez beaucoup vous des boîtes publiques qui font des business jet?

Et si Dassault affiche jusque-là une belle longévité, c'est surtout grâce aux commandes publiques pour les avions de combat.
Réponse de le 06/10/2016 à 10:44 :
Dassault fait les 3 quarts de son chiffre d'affaires avec les Falcon et ne vit pas grâce à des commandes publiques. Heureusement parce que ce n'est pas avec les maigres commandes de Rafale de l'Etat Français (180 avions en 25 ans) que Dassault pourrait vivre. Certains confondent Dassault avec Areva ou Alstom, Dassault s'est débrouillé sans drame et sans demander le secours de l'Etat, tout en assurant une production homéopathique d'avions de chasse pour la France qui n'a pas un sou vaillant pour payer. De plus Dassault vend beaucoup à l'export et a su tirer parti de son savoir faire en matière de conception assistée par ordinateur pour créer un champion mondial : Dassault Systèmes. C'est avec leur logiciel CATIA que sont conçus quasiment tous les avions dans le monde y compris Boeing, ainsi que dans l'automobile et de nombreuses industries. En résumé, Dassault a rapporté beaucoup plus à la France que cela ne lui a coûté mais peut-être que certains auraient préféré que l'on dépense l'argent publique pour acheter américain ou russe pourquoi pas.
Réponse de le 06/10/2016 à 10:56 :
Merci au contribuable qui a financé avec abnégation et pendant des années cette belle entreprise privée tout en permettant à la famille Dassault de faire fortune.
Réponse de le 07/10/2016 à 23:33 :
Delahaut devrait consulter l'histoire de l'aviation civile et militaire française des années 1945 / 1965 et il verrait que seul Dassault ( Ouragan, Mystère, Mirage, ) et Bréguet ( Alizé, Jaguar ) ont su produire et exporter des avions répondant aux besoins des armées tandis que les sociétés nationalisées épuisaient les crédits de l'état français pour expérimenter des avions n'ayant aucune chance d'équiper une armée de l'Air : SNCASO, SNCASE, SNCAN ont consommé des milliards de francs de l'époque pour présenter des dizaines de prototypes qui ne dépassaient pas la centaine d'heures d'essais ( Trident, Gerfaut, SO 4000, SO6000, Baroudeur Leduc et j'en passe )

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :