Souvent évoqué pour financer la relance du nucléaire, le Livret A va-t-il venir également à la rescousse de l'industrie de l'armement ? Face aux difficultés de financement que rencontre cette filière, notamment ses startups et ses PME, et des dangers d'une mise en œuvre d'une taxonomie trop radicale au niveau européen qui exclurait l'industrie de la défense, quatre députés, dont le président de la commission de la défense de l'Assemblée nationale Thomas Gassilloud (Renaissance), ainsi que le rapporteur du projet de loi de programmation militaire en cours d'examen, Jean-Michel Jacques (Renaissance), Christophe Plassard (Horizon) et enfin Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) pourraient avoir trouvé une esquive imparable : « mobiliser une partie de l'encours non centralisé du livret A et du Livret de développement durable au service des entreprises contribuant à la souveraineté nationale, dont font partie les entreprises de la BITD (la base industrielle et technologique de défense, soit l'ensemble des industries de défense du pays Ndlr)», selon un amendement déposé mercredi à l'issue d'une discussion entre Bercy et les parlementaires.