Et si les déboires du logiciel de paie Louvois appartenaient enfin au passé

depuis le mois de juin, toutes les paies de la Marine nationale sont traitées par le nouveau logiciel Source Solde.
Marine nationale

depuis le mois de juin, toutes les paies de la Marine nationale sont traitées par le nouveau logiciel Source Solde.
Marine nationale
Les déboires du logiciel de paie Louvois semble enfin appartenir au passé. Pour deux bonnes raisons.
"Les dysfonctionnements de Louvois sont désormais maîtrisés", a assuré la nouvelle secrétaire générale pour l'administration du ministère des armées (SGA), Isabelle Saurat, lors de son audition au Sénat le 9 octobre. "Nous n'avons plus, en moyenne chaque mois, que 180 dossiers à traiter hors Louvois, soit à peine 4 % des soldes", a-t-elle souligné.En outre, depuis le mois de juin, toutes les paies de la marine sont traitées par le nouveau logiciel Source Solde. "Il semblerait que tout se soit bien passé ; nous sommes confiants ; vous comprendrez cependant, compte tenu des déboires que nous avons connus par le passé avec Louvois, que je reste prudente", a-t-elle expliqué. Le déploiement de Source Solde est prévu sur plusieurs années, avec, notamment, son extension à l'armée de terre en 2020.
Interrogé par le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Christian Cambon sur le coût de l'échec de Louvois et son remplacement par un nouveau logiciel, la nouvelle SGA n'a pas répondu. Toutefois, la note des dysfonctionnements à répétition du système Louvois est salée. Très salée pour le ministère des Armées depuis le début de la crise. Fin juillet 2018, près de 100 millions d'euros avaient été définitivement perdus.
À lire également
"
Nous sommes face à des indus constatés, qui s'élevaient au 31 juillet 2018 à 573 millions d'euros, accumulés depuis le début de la crise Louvois", avait révélé en octobre 2018 l'ancien SGA, Jean-Paul Bodin. Sur ce montant, 405 millions d'euros avaient été recouvrés, soit environ 70 % du total. Mais, le ministère a décidé "
d'abandonner près de 95 millions d'euros, dont 20 millions d'euros résultant de remises gracieuses et le reste de problèmes de calendrier dans l'envoi des demandes de recouvrement", avait-il précisé.