Eurodrone : toujours pas d'accord entre le ministère des Armées et Airbus

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Le programme Eurodrone représente un marché de 21 systèmes et 63 drones.
Le programme Eurodrone représente un marché de 21 systèmes et 63 drones. (Crédits : Occar)
Le ministère des Armées et Airbus, en tant que chef de file, associé à Dassault Aviation et l'italien Leonardo, n'ont toujours pas trouvé d'accord sur le lancement du programme de drone MALE européen.

Article mis à jour le 17 mai (déclaration du délégué général pour l'armement Joël Barre)

Les mois passent, mais les trois industriels (Airbus en tant que chef de file, Dassault Aviation et Leonardo) et le ministère des Armées n'ont toujours pas trouvé d'accord sur le lancement du programme de drone MALE européen. Toutes les dates butoirs ont été explosées et l'Eurodrone reste "encore en phase de démarrage", a noté jeudi la ministre des Armées, Florence Parly sur la base aérienne de Cognac, qui accueille une partie de la flotte des drones MALE (Medium Altitude Long Endurance) français. Le ministère ne veut pas céder. "Nous sommes en train de nous assurer que les industriels vont être...

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Commentaires
a écrit le 17/05/2020 à 14:36 :
Un bimoteur s'est mieux , plus sur lors de longue mission , s'est aussi plus de charge d'emport... Le probleme de prix ne vient pas de la ...
a écrit le 16/05/2020 à 11:47 :
Faudrait peut-être que l'Allemagne MO du projet prenne à sa charge les coûts supplémentaires de développement liés à ses propres spécifications ( comme la version bi moteur par ex).
a écrit le 15/05/2020 à 13:53 :
Dans la configuration bimoteur actuelle, l'eurodrone est trop lourd, surmotorisé et donc trop cher... la conf biturboprop est la conséquence du cahier des charges allemand, qui compte utiliser cet appareil principalement pour surveiller ses frontières orientales. Or pour autoriser le survol de zones occidentales densément peuplées sans trop contraindre le plan de vol, les règlements EASA et OACI imposent quasi inévitablement la conf bimoteur. La France, elle, a besoin d'un drone pour faire la guerre, en Afrique ou au moyen-orient: un engin qui volera essentiellement au-dessus de zones peu peuplées, non concernées par les règlements de navigabilité occidentaux. Bref, un appareil moins complexe, dont on acceptera qu'il se crashe de temps en temps dans le désert même dans le cas de certaines pannes simples ("single failure") comme la panne moteur. Donc une conf avec un seul turboprop comme le Reaper US, beaucoup moins chère, fera l'affaire, d'autant plus que pour la même somme on pourra en acheter 1.5 fois plus que des bimoteurs. On en revient toujours au même problème: l'incompatibilité des cahiers des charges. L'Allemagne veut un appareil "luxueux" en petit nombre pour faire de la "police du ciel" en Europe avec des gants blancs, la France veut un appareil plus rustique en plus grand nombre pour faire la "sale guerre" dans le tiers-monde.
Réponse de le 16/05/2020 à 11:32 :
Vous avez tt à fait raison.
Mais ce qui est incompréhensible ds cette affaire, c'est que l'armée française dispose désormais du patroller de Safran, de performance comparable au Reaper ( voir les fiches techniques) pour ses missions tactiques en Opex qui sera armé à terme pour la lutte anti char.
D'après ce que j'ai compris, ce serait une concession française au ministère de la défense allemand ds le cadre d'un début de défense commune, en contrepartie de quoi ce dernier apporterait son soutien au projet de militarisation de l'espace et au développement de nx satellites espions à MO française ( affirmations à confirmer...).
Réponse de le 16/05/2020 à 15:34 :
Le Patroller de Safran n'est pas comparable au Reaper américain,regarder mieux les caractéristiques technique,ce n'est pas la même chose en emport et en vitesse pure ou endurance,il ne faut pas s'arrêter à sa désignation de "MALE".
Le Patroller de Safran,vous lui mettez deux bombes de 250-500 kilos,le drone va être lourd et ne va surement même pas réussir à voler correctement,c'est même écrit que sa capacité maximale semble être de 250kilos,autant dire vous n'allez pas faire grand chose avec ça,le Reaper peut porter bien plus d'armement,à plus forte vitesse et endurance.
Enfin,c'est l'impression que j'en ai quand je vois l'appareil qui semble bien fébrile pour ce que vous lui demandez potentiellement de faire.
Quant à la concession,oui c'est quasiment ça,c'était une question de satellite et d'accord entre le gouvernement français et allemand,le problème c'est que les allemands n'ont pas maintenu l'accord,malgré ça le gouvernement français semble l'avoir oublier et ne fait rien pour "contrarié l'Allemagne" en répliquant,vous pouvez trouver un article en 2015 du même auteur (de l'article) qui en parle.
a écrit le 15/05/2020 à 10:39 :
Quand un consortium ne marche pas au debut il ne marchera jamais. Inutile d'insister.
Il faut que la France soutienne le developpement du projet de Dassault.
L'argent n'est pas un problème, s'il est bien investi dans la recherche et le developpement technologique ler retombées seront superieures au couts.
On paye des dizaines de milliards pour ne pas faire travailler les gens...
a écrit le 15/05/2020 à 9:41 :
Rien de surprenant , les membres de l'UE ne s'entendent jamais sur rien et pendant ce temps là, la Chine avance à pas de géant.
a écrit le 15/05/2020 à 8:48 :
De nombreux pays comme la Turquie , l'Indonésie, l'Inde , les Emirats…. développent des produits du même type bimoteu ou monoteur lourd . Ne soyons pas naïfs le multilatéralisme entre industriels concurrents ( Se développe en Italie un drone bimoteur sur la base du Piaggo Avanti ) se heurtent à des difficultés inhérentes à la concurrence . Pourquoi voulez vous qu'un industriel qui développe un produit concurrent sur ses fonds propres ou avec l'aide de l'état ( Piaggo a reçu une aide massive de l'état italien) fasse un effort sur sa proposition de cout ? Un peu de réalisme svp
a écrit le 15/05/2020 à 6:59 :
Un prix juste et raisonnable ...
Îls est claire que Airbus nous prends pour des Americain...
Dès le début de cette histoire , çela á toujours etait le probleme ... Le prix est des critères des plus importants.... Si nous voulons vendre se truc àu europeen , le prix est un des arguments incontournables .
a écrit le 14/05/2020 à 19:51 :
Bon les gars ! A un moment faudrait peut-être laisser tomber, avant que ça devienne un puit sans fond financier. D'autant que nous avons la chance d'avoir Dassault qui, lui a un projet déjà bien avancé et qui en fait profiter l'industrie française, et qu'au pire on a les Reapers américains qui, à en croire la littérature militaire, donnent satisfaction.
Réponse de le 15/05/2020 à 17:22 :
Quel est ce projet ? Vous ne parlez pas du Neuron ? Car les deux n'ont pas grand chose à voir et n'ont pas les mêmes rôles.
Après un drone seul ou juste avec l'Italie,c'est largement faisable,je comprends pas ce délire de s'obséder avec l'Allemagne qui fait perdre du temps à tout le monde et de l'argent.

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