Eurodrone : le prix n'y est toujours pas pour la France

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Le ministère sera attentif à ce que le besoin militaire français soit respecté, que les performances opérationnelles soient au moins supérieures et égales à ce qu'on peut trouver sur le marché américain aujourd'hui, et, enfin que prix soit juste et raisonnable, précise une source proche du dossier.
Le ministère sera "attentif à ce que le besoin militaire français soit respecté, que les performances opérationnelles soient au moins supérieures et égales à ce qu'on peut trouver sur le marché américain aujourd'hui, et, enfin que prix soit juste et raisonnable", précise une source proche du dossier. (Crédits : Occar)
L'Eurodrone arrive dans une période cruciale pour son avenir. Le projet sera présenté à la ministre des Armées Florence Parly le 2 mars. Les industriels devront trouver une solution sur le prix et les performances de l'appareil. Ce n'est pas encore gagné.

L'Eurodrone a toujours dû mal à prendre son envol. Ce programme européen pourtant emblématique sur lequel l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie sont montées à bord, va être présenté le 2 mars "très en détail" à Florence Parly sur trois volets, explique-t-on de source française : réponse au besoin opérationnel, performances et coûts. Dans ce cadre, le ministère sera donc "attentif à ce que le besoin militaire français soit respecté, que les performances opérationnelles soient au moins supérieures et égales à ce qu'on peut trouver sur le marché américain aujourd'hui, et, enfin que prix soit juste et raisonnable", précise un proche du dossier. L'Eurodrone doit voler en 2027 pour une mise en service prévue en 2027/2028.

Interrogations sur le prix...

Sur le prix, "on ne l'a pas encore complètement", affirme une source française. Et d'expliquer que la France a "fixé un plafond au-dessus duquel il ne faut pas aller. Autrement dit, on considère que la souveraineté a un prix, mais pas n'importe lequel. Il ne faut pas que les industriels nous prennent pour des naïfs parce que c'est un projet emblématique de la coopération européenne".

Pour 21 systèmes et 63 drones, la France avait fait ses calculs : la facture ne doit pas dépasser 7,1 milliards d'euros, développement compris, avait expliqué en novembre dernier des sources concordantes. Clairement, la France n'acceptera donc pas "des demandes déraisonnables des industriels en matière de prix".

... Et sur les performances

La France insistera également sur le volet des performances du futur drone MALE européen. Il n'est donc pas question de développer un programme qui serait "moins bon que ce qu'on pourrait trouver sur étagère sur le marché américain", souligne un proche du dossier. Florence Parly s'est d'ailleurs entretenue le week-end dernier à Munich avec le PDG d'Airbus Guillaume Faury, en marge de la conférence sur la sécurité, la grand-messe annuelle internationale sur les questions de défense.

"Le message a été très clairement passé à Guillaume Faury, qui l'a parfaitement reçu", souligne-t-on. Et ce d'autant plus que les trois autres Etats seraient sur la même ligne que celle de la France... A la suite de la présentation du projet, "la France arrêtera une position en concertation avec les Espagnols, les Italiens et les Allemands", assure cette même source. La pression monte sur Airbus.

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Commentaires
a écrit le 21/02/2020 à 13:37 :
Le terrorisme ecolo doit être combattu sans ménagement . La centrale n'à aucune raison d'être arrêtée . 70 % des francais sont contre et ce type de centrale Westinghouse fonctionne 80 ans sans difficulté . Macron est un bon à rien de blablateur .
Réponse de le 22/02/2020 à 14:00 :
Pour se qui et de la fermeture de central atomique , un referumdum sur le sujet doit etre organiser ...
Apres tous beaucoups refuse d'acheter dè l'électricité fabriquer dans des central au charbon , ensuite pas question de payer si chere l'électricité "vert" alors que çela n'a rien à voir avec les investicement consentie ...
Ensuite la fermeture de cette central est une lubby des écolo frontaliers ...
a écrit le 21/02/2020 à 7:05 :
Ils faut bien comprendre que La Défense se n'est pas une vache a Lait .. Donc ils n'est pas question d,acheter des avion, bateau, chars d'assault , hors de prix .
Un prix bas s'est une possibilité d'exportation , et la capacité a nos Armée a s'équipe correctement .... Donc les fabriquant doivent garder se paramètre en tête ... Surtout Airbus en particulier... ( échec du A400 est du sabotage ) .
a écrit le 21/02/2020 à 7:05 :
Ils faut bien comprendre que La Défense se n'est pas une vache a Lait .. Donc ils n'est pas question d,acheter des avion, bateau, chars d'assault , hors de prix .
Un prix bas s'est une possibilité d'exportation , et la capacité a nos Armée a s'équipe correctement .... Donc les fabriquant doivent garder se paramètre en tête ... Surtout Airbus en particulier... ( échec du A400 est du sabotage ) .
a écrit le 19/02/2020 à 16:50 :
Avec les allemands ce projet est voué à l'echec ( sont-ils sur le terrain en Afrique pour combattre les fanatiques islamistes? ) Ils n'ont aucune expérience opérationnelle et veulent imposer un matériel ridicule.Une coopération avec les anglais serait plus judicieuse.
a écrit le 19/02/2020 à 16:13 :
Nos élites américophiles vont tout faire pour justifier de saborder ce programme. Rappelons les mots de la présidente de la commission européenne lors de son intronisation : la défense Europe ne peut pas être indépendante de l'OTAN.
a écrit le 19/02/2020 à 14:19 :
La formule bimoteur exigée par l Allemagne est de base plus chère pour à mon sens un hypothetique gain en sécurité ( mission sur zone fortement habitée) et une petite amélioration des performances. Sur le marché peu de concurrents bimoteur. Pourquoi? parce que ce segment de marché est petit de mon point de vue. Ne recommençons pas l A400M invendable à l export.
La France devrait quitter ce projet et développer seule ( ou avec quelques partenaires non UE ) un projet plus proche de sa mission centrale à savoir le combat et la reconnaissance /ISR en OPEX envie de remplacer le Reaper. Le rapport qualité/ coût serait supérieur et renforcerait notre base industrielle qui est un peu retard dans ce domaine ( retard du Patroller de Safran par exemple). Leonardo développe ce type de produit actuellement sur fond propre tout en gardant un pied dans ce projet au cas où cela marcherait. Pas fou les italiens!
Réponse de le 19/02/2020 à 18:39 :
Tout à fait d'accord avec vous. Ce type de drone est appelé à voler au dessus du désert ou de pays en proie aux violences. Dans tous les cas, dans des conflits asymétriques ou il va être utilisé pour faire sauter un pickup ou un chameau face à des combattants qui ne peuvent ni le voir, ni l'abattre. Un système à simple moteur, plus économique, aurait été satisfaisant et aurait eu une capacité de vente à l'export bien plus importante. Et dans le cas d'un conflit plus important, ce sera de toute façon des rafales et des missiles jusqu'à avoir la supériorité aérienne.
a écrit le 19/02/2020 à 14:05 :
C'est dommage d'en arriver là, car nous avons besoin de drones si nous voulons continuer nos guerres asymétriques. Je pense que comme en matière d'hélicoptères, la Défense veut de l'excellence alors qu'il faudrait un produit basique et surtout armé. La France ne sait plus faire de l'aviation "Dacia" , pour l'aviation civile, c'est un atout, pour l'aviation militaire, un handicap.
a écrit le 19/02/2020 à 13:52 :
Ben honnêtement, même pour les industriels impliqués, je pense qu'il faudrait mieux arrêter ce programme mal embarqué : double motorisation non justifiée (plus cher à l'achat et à opérer) et pas de certification devant l'easa, font que cet appareil sera inexportable, et donc ne sera pas rentable pour les industriels.
Mieux vaut dire non dans ces conditions, pour ensuite renégocier ces points (où tout arrêter)

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