Eurodrone : l'armée de l'air veut un drone armé

"Si le Reaper est adapté à nos besoins d'aujourd'hui, l'EuroMALE doit l'être à ceux de demain", a assuré le chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA), le général Philippe Lavigne.
Occar

"Si le Reaper est adapté à nos besoins d'aujourd'hui, l'EuroMALE doit l'être à ceux de demain", a assuré le chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA), le général Philippe Lavigne.
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Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Philippe Lavigne, a été clair. Très clair. Le futur drone MALE européen piloté par l'Allemagne et réalisé dans le cadre d'une coopération européenne (Allemagne, Espagne, France et Italie), devra être armé, a-t-il expliqué. "À la capacité d'armement que possède le Reaper, nous souhaitons ajouter notamment une capacité de renseignement électromagnétique", a précisé le 10 octobre le général Lavigne lors de son audition par la commission de la défense de l'Assemblée nationale. "Si le Reaper est adapté à nos besoins d'aujourd'hui, l'EuroMALE doit l'être à ceux de demain", a insisté le chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA).
, avait indiqué le Délégué général pour l'armement lors de son audition au Sénat qui s'est tenue début octobre. Et de préciser que
"des négociations viriles" étaient "en cours avec l'industrie, c'est-à-dire un leadership Airbus Defence and Space pour l'Allemagne, associé à Dassault pour la France et Leonardo pour l'Italie". Réponse d'ici à la fin de l'année. La livraison d'un premier système français est prévue en 2025. Les livraisons ultérieures permettront d'atteindre huit systèmes de drones MALE en service à l'horizon 2030.
Pour faire fonctionner les Reaper, l'armée de l'air a besoin de 120 mécaniciens et de plus de 40 équipages.
Pour la formation, elle a
acquis un simulateur, destiné à compléter la formation en cours à Holloman, aux États-Unis. Initialement, l'armée de l'air a recruté dans le vivier des pilotes et des navigateurs de combat pour piloter ces drones. Mais, "aujourd'hui, afin d'augmenter le nombre d'équipages, nous avons créé une filière de personnels navigants ab initio", a expliqué le CEMAA. Ainsi, depuis janvier 2019, quatre jeunes officiers, qui ne sont ni pilotes de chasse, ni pilotes de transport, ni navigateurs de combat sont en formation. Ils seront opérationnels d'ici deux à trois ans.anniversaire, un nouveau drone furtif et supersonique de reconnaissance.
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