Eurofighter : Airbus Defence sur le point de signer deux commandes importantes

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La prochaine commande Eurofighter baptisée Quadruga devrait être signée début 2020
La prochaine commande Eurofighter baptisée Quadruga devrait être signée début 2020 (Crédits : SABINE SIEBOLD)
Le patron d'Airbus Defence & Space, Dirk Hoke, est en train de finaliser la signature de deux commandes en Allemagne : 38 Eurofighter et l’équipement de 110 Eurofighter avec le radar à antennes actives, E-Scan.

Pour le patron d'Airbus Defence & Space, Dirk Hoke, les tout prochains mois s'annoncent sous de bons auspices dans le domaine de la défense. De bonnes nouvelles devraient être annoncées en début d'année prochaine, plus particulièrement sur la prochaine commande allemande d'Eurofighter au titre de la tranche 4, même si elles ne figureront pas dans le carnet de commandes 2019 d'Airbus. Rencontré lundi dernier à l'occasion du salon aéronautique de Dubaï (Dubai Airshow), Dirk Hoke n'en reste pas moins un patron détendu après avoir enduré une année intense et compliquée dans le cadre de ces négociations. Mais tout devrait bien se finir.

Sur la prochaine commande Eurofighter baptisée Quadriga, Dirk Hoke vise désormais une signature d'un contrat portant sur 33 appareils (plus 5 en option) à la fin du premier trimestre 2020 (mars/avril) en faveur de l'armée de l'air après la validation du Bundestag. Dans le cadre de ce calendrier, le patron d'Airbus Defence & Space compte achever les négociations au tout début 2020 avec le ministère de la Défense, puis, dans la foulée, obtenir un accord des pays partenaires du programme Eurofighter. Ces nouveaux appareils, dont les premiers exemplaires seront livrés vers 2025, devraient remplacer les Eurofighter de la Tranche 1. Le choix d'Eurofighter par l'Allemagne enterre en principe définitivement (?) une commande d'avions de combat "Made in USA", à commencer par le F-35 de Lockheed Martin.

Premier Eurofighter avec l'E-Scan livré en 2020 au Koweït

Auparavant, Dirk Hoke aura mis un point final à une très longue saga de plus de dix ans, à savoir la négociation avec le ministère de la Défense allemand sur le radar AESA radar à antennes actives (E-Scan), considéré jusqu'ici comme une Arlésienne. Il devrait boucler avant la fin novembre, les négociations sur cet équipement clé pour l'avion de combat européen (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne). La commande imminente du radar E-Sccan concerne l'équipement des Eurofighter des tranches 2 et 3 (110 appareils). La rénovation de ces appareils devrait commencer en 2022.

Mais les tout premiers radars E-Scan seront livrés en 2020 au Koweït, qui a acheté 28 Eurofighter en avril 2016. Puis à l'export, ce sera au tour du Qatar d'être livré avec des Eurofighter équipés de radars E-Scan en 2022 (24 appareils). Enfin l'Allemagne propose évidemment à la Suisse dans le cadre de son appel d'offres des Eurofighter équipés du radar E-Scan.

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Commentaires
a écrit le 25/11/2019 à 23:04 :
J'espère qu'il ne va pas encore y avoir le débile de service qui va sortir : «Vous voyez ! Eux non plus n'ont pas choisi le Rafale ! »
Réponse de le 26/11/2019 à 10:17 :
Il y a aussi un autre débile qui peut nous dire que cet argent aurait été mieux utilisé pour lutter contre la faim dans le monde...
a écrit le 25/11/2019 à 20:32 :
Bien oui, le renforcement de la defence militaire allemande devrais fait plaisir à Mr trumps , le liederschip americain dè l'OTAN ...
Ensuite l'achat de nouveau chasseur équiper de se nouveau radar devrait donner de la souplesse au l'armée de l'aire allemande...
Réponse de le 26/11/2019 à 12:13 :
Pour Trump, les dépenses militaires ne comptent que si elles sont faites en matériel US, comme il le disait pour la Belgique.
Mais bon, ce pantin russe a du mal à se concentrer, si Fox News n'en parle pas il ne dira rien
a écrit le 25/11/2019 à 19:38 :
Bon vent à l'Eurofighter et à son radar de pointe AESA.
Ces succès crédibilisent un peu plus AD comme partenaire incontournable du programme SCAF.
Les allemands comprennent peut être que s'affranchir de la dépendance militaire US augmente leur crédibilité à l'international et favorise leur business militaire à l'export ds des zones naguère dominées ss partage par les firmes US.
Enfin, soyons ambitieux : avec le SCAF, un Airbus militaire doit naître ds le cadre d'une alliance entre AD et Dassault.

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