Falcon 6X : le nouvel avion d'affaires de Dassault Aviation prêt à décoller

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Capable de parcourir 5.500 nm (10.186 km) et de voler jusqu'à Mach 0,90, le Falcon 6X peut relier sans escale Londres et Hong Kong ou Los Angeles et Moscou
Capable de parcourir 5.500 nm (10.186 km) et de voler jusqu'à Mach 0,90, le Falcon 6X peut relier sans escale Londres et Hong Kong ou Los Angeles et Moscou (Crédits : Dassault Aviation)
Dassault Aviation a dévoilé son nouvel avion d'affaires, le Falcon 6X. Il devrait être un relais de croissance vital pour l'avionneur dans l'aviation d'affaires.

Si la cérémonie du roll-out du Falcon 6X était mardi en virtuel, le nouvel avion d'affaires de Dassault Aviation est quant à lui loin d'être virtuel. Ce moment très symbolique dans un programme aéronautique ouvre la voie au programme d'essais au sol et aux nombreux tests systèmes devant être effectués avant le vol inaugural, prévu en début d'année prochaine, a indiqué l'avionneur tricolore. Son entrée en service est toujours prévue en 2022. Cet appareil est motorisé par Pratt & Whitney Canada (PW812D), qui a mené à bien jusqu'ici les essais au sol et en vol de ce moteur. Le 6X remplace le programme Falcon 5X, abandonné en décembre 2017, qui  accusait trois ans de retard en raison de problèmes de développement sur le moteur Silvercrest de Safran.

"Le Falcon 6X représente une avancée majeure pour les opérateurs de jets d'affaires à large fuselage, a estimé le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier. Sa cabine primée - la plus large et la plus haute sous plafond - offre des standards d'espace, de confort, de productivité et de sécurité qui établissent de nouvelles références sur le segment des jets d'affaires à long rayon d'action".

Capable de parcourir 5.500 nm (10.186 km) et de voler jusqu'à Mach 0,90, le Falcon 6X peut acheminer des passagers (jusqu'à 16) vers les pôles d'affaires les plus éloignés de la planète, en reliant sans escale Londres et Hong Kong ou encore Los Angeles et Moscou. Le Falcon 6X peut également effectuer, "comme nul autre jet d'affaires, des approches en toute sécurité à très basse vitesse (jusqu'à 109 kt)", a assuré Dassault Aviation dans son communiqué. Cette performance lui permet, comme les autres Falcon, de desservir sans problème des petits aéroports difficiles d'accès et dépourvus de piste longue. Son prix standard sera de 47 millions de dollars, "très proche" de celui du 5X qui avait été annoncé à 45 millions, selon Eric Trappier.

Le 6X, un relais de croissance

Bien que moins touché que l'aviation commerciale, le secteur de l'aviation d'affaires souffre lui aussi des conséquences de l'épidémie de Covid-19. Dassault Aviation a annoncé aux résultats semestriels que "la crise du Covid-19 entraine une baisse des livraisons de Falcon qui conduit à une nouvelle prévision 2020 de 30 Falcon alors que 40 livraisons étaient initialement prévues". Le Falcon 6X doit notamment lui permettre de regagner des parts de marché face à ses principaux concurrents. En 2019, Dassault a livré 40 Falcon, quand l'américain Gulfstream livrait 147 jets d'affaires et le canadien Bombardier 142. C'est pour cela que dans le domaine civil, Dassault Aviation a fait du Falcon 6X une priorité.

Dans la stratégie de sortie de crise, Dassault Aviation mise évidemment sur l'aviation d'affaires. Eric Trappier conserve "une ambition inchangée en termes de développement et en termes de stratégie, c'est‐à‐dire on continue à essayer de vendre nos Falcon et on les vend et nous continuons à développer nos produits du futur et le renouvellement de la gamme, donc le 6X", avait-il expliqué aux résultats semestriels. Dassault Aviation compte également beaucoup sur le développement des programmes militaires portant sur des Falcon multirôles : les programmes Archange  (trois Falcon 8X) et Albatros (12 Falcon 2000 LXS).

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