Si la cérémonie du roll-out du Falcon 6X était mardi en virtuel, le nouvel avion d'affaires de Dassault Aviation est quant à lui loin d'être virtuel. Ce moment très symbolique dans un programme aéronautique ouvre la voie au programme d'essais au sol et aux nombreux tests systèmes devant être effectués avant le vol inaugural, prévu en début d'année prochaine, a indiqué l'avionneur tricolore. Son entrée en service est toujours prévue en 2022. Cet appareil est motorisé par Pratt & Whitney Canada (PW812D), qui a mené à bien jusqu'ici les essais au sol et en vol de ce moteur. Le 6X remplace le programme Falcon 5X, abandonné en décembre 2017, qui accusait trois ans de retard en raison de problèmes de développement sur le moteur Silvercrest de Safran.
Capable de parcourir 5.500 nm (10.186 km) et de voler jusqu'à Mach 0,90, le Falcon 6X peut acheminer des passagers (jusqu'à 16) vers les pôles d'affaires les plus éloignés de la planète, en reliant sans escale Londres et Hong Kong ou encore Los Angeles et Moscou. Le Falcon 6X peut également effectuer, "comme nul autre jet d'affaires, des approches en toute sécurité à très basse vitesse (jusqu'à 109 kt)", a assuré Dassault Aviation dans son communiqué. Cette performance lui permet, comme les autres Falcon, de desservir sans problème des petits aéroports difficiles d'accès et dépourvus de piste longue. Son prix standard sera de 47 millions de dollars, "très proche" de celui du 5X qui avait été annoncé à 45 millions, selon Eric Trappier.