Hacking satellitaire : comment Thales a réussi à neutraliser un satellite de démonstration de l'ESA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le nanosatellite OPS-SAT de l'Agence spatiale européenne (ESA) (vue d'artiste)
ESA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le nanosatellite OPS-SAT de l'Agence spatiale européenne (ESA) (vue d'artiste)
ESA
Qu'on se le dise, la guerre de demain se perdra très certainement dans le cadre d'une cyberattaque massive dans le domaine spatial. La Russie en a fait en partie la démonstration lors des premiers jours de son attaque contre l'Ukraine en février 2022 en lançant une cyberattaque contre le réseau satellitaire américain Viasat. Elle a visé plus particulièrement les routeurs de communication du satellite KA-SAT très utilisés par les troupes ukrainiennes. Une cyberattaque qui a été attribuée à la Russie par l'ensemble des membres de l'Union européenne. Dans le cadre de la troisième édition du CYSAT, événement européen dédié à la cybersécurité dans l'industrie spatiale, qui se tient du 26 au 27 avril 2023 à Paris (Station F), Thales a réalisé en coopération avec l'Agence spatiale européenne (ESA) une première mondiale avec la prise de contrôle du nanosatellite de démonstration OPS-SAT de l'ESA.
À lire également
L'objectif de Hack CYSAT est « avant tout éducatif », a estimé dans un communiqué publié mardi l'entreprise franco-suisse de cybersécurité CYSEC, qui organise CYSAT. Thales n'a pas été la seule société à participer à cet exercice mais a été la seule à neutraliser le nanosatellite de l'ESA. Selon CYSEC, il s'agit de montrer concrètement aux ingénieurs spatiaux comment les pirates informatiques travaillent et quels dommages ils peuvent causer à un satellite, mais aussi la façon dont une attaque peut être détectée, corrigée et évitée afin de rendre le satellite plus résistant aux cybermenaces. pionnière dans la protection des satellites et des données collectées et transmises dans l'espace.