La France accorde une licence de dix ans à l'italien Avio pour opérer Vega C depuis Kourou
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le lanceur italien Vega C continuera à être lancé depuis le Centre spatial guyanais
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le lanceur italien Vega C continuera à être lancé depuis le Centre spatial guyanais
DR
Près de deux ans après son divorce avec Arianespace, qui commercialisait jusqu'ici les lanceurs de la famille Vega, le constructeur italien Avio obtient concrètement l'un des engagements promis lors du conseil ministériel de l'Agence spatiale européenne (ESA) de Séville en novembre 2023. Ainsi, conformément à la résolution adoptée par les États membres de l'ESA, la France a accordé « une licence de dix ans à Avio pour opérer le lancement de la fusée Vega depuis le Centre Spatial Guyanais » (CSG), selon un communiqué du ministère de l'Économie. L'ESA avait également accordé une subvention pour soutenir le lanceur Vega C, qui pourra atteindre 21 millions d'euros par an en cas de besoin du 26e au 42e vol.
La résolution adoptée le 5 juillet 2024 a transféré à Avio les responsabilités de mener les opérations commerciales de Vega C. A la suite de cette résolution, l'industriel italien a signé en décembre 2024 avec l'ESA un contrat-cadre pour l'achat de services de lancement à l'intention des missions futures de l'agence et d'une première commande de travail pour le lancement en 2027 de la mission d'observation de la Terre du satellite FORUM. En outre, le 28 janvier 2025, Avio a signé un accord trilatéral avec Arianespace et la Commission européenne pour le transfert du contrat-cadre Copernicus sur Vega C d'Arianespace à Avio.
Pour Philippe Baptiste, ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Marc Ferracci, ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie, cette décision confirme le rôle du CSG « en tant que spatioport européen appelé à accueillir de nouveaux lanceurs et de nouveaux prestataires de services de lancement aux côtés d'Arianespace. Elle renforce ainsi l'accès autonome de l'Europe - et de ses entreprises - à l'espace ».
À lire également
Le calendrier des lancements depuis le CSG est géré par le CNES, dans une gouvernance associant l'ESA et l'ensemble des opérateurs, autour d'une offre de lanceurs européens appelée à s'élargir progressivement. Véritable port spatial de l'Europe, le CSG sert de base non seulement aux lanceurs Ariane et Vega mais également à d'autres lanceurs étrangers. Ce qui illustre son internationalisation croissante.