Article réactualisé le 3 mars à 21h50
L'OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d'Armement) au nom de la DGA (Direction générale de l'armement) et de la DGAM (Dirección General de Armamento y Material) a attribué un contrat à Airbus Helicopters pour le développement, la production et le soutien initial du programme Tigre MarkIII. Le contrat, qui s'élève à près de quatre milliards d'euros (hors taxe), prévoit la modernisation de 42 appareils pour la France (avec une option pour 25 appareils supplémentaires) et 18 appareils pour l'Espagne. Le vol du premier prototype du Tigre MkIII est prévu pour 2025 tandis que les livraisons débuteront en 2029 pour la France et en 2030 pour l'Espagne. L'accord prévoit également que l'Allemagne pourra se joindre au programme ultérieurement.
Pourquoi 42 Tigre au lieu des 67 composant la flotte de l'aviation légère de l'armée de Terre (Alat), qui devait être mise à niveau au standard 3 conformément à la LPM 2019-2025 ? "La réorientation actuelle en bilatérale avec l'Espagne ne porte que sur 42 appareils en attendant la rejointe éventuelle de l'Allemagne", a expliqué la DGA dans un communiqué publié jeudi. En attendant l'Allemagne - l'Arlésienne ? -, les travaux de développement puis de modernisation des Tigre seront réalisés sur les sites d'Airbus Helicopters d'Albacete (Espagne), Donauwörth (Allemagne) et Marignane (France). Environ 600 emplois hautement qualifiés vont être générés sur le site d'Airbus Helicopters à Marignane pour la phase de développement de 2022 à 2029 ainsi que 300 chez les sous-traitants (notamment Thales, Safran et MBDA), et 150 pour la phase de production de 2027 à 2036.