Les mini-lanceurs européens entrent dans le « money time »
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Isar Aerospace est l'un des favoris dans la compétition sur le marché des mini-lanceurs
Isar Aerospace
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Isar Aerospace est l'un des favoris dans la compétition sur le marché des mini-lanceurs
Isar Aerospace
La dizaine de projets de mini-lanceurs européens (Isar Aerospace, HyImpulse, RFA, PLD Space, MaiaSpace, Latitude, Sirius, Hyprspace, Orbex...) vont très prochainement arriver dans la période du money time, où chaque succès opérationnel, commercial et financier (levée de fonds) sera décisif pour leur avenir. Cette compétition, déjà très âpre, va un peu plus se durcir au fur et à mesure qu'ils vont entrer dans ce money time. Parmi les favoris de cette compétition, figurent notamment les allemands Isar Aerospace, RFA One (Rocket Factory Augsbourg), l'espagnol PLD Space et le français MaiaSpace. Ce qui ne veut pas dire que les autres, en tant qu'outsider, ne se mêleront pas à la course aux premières places.
Les premières places seront chères, très chères. Il n'y aura la place que pour deux, voire trois projets, sur un marché commercial qui se cherche encore en dépit des prévisions toujours très optimistes des consultants. Les premiers arrivés seront les premiers à verrouiller ce marché des mini-satellites. Pour autant, il y a un élément capital qui risque de fausser complètement cette compétition : la volonté et surtout l'ego des États à disposer quoi qu'il en coûte d'un accès à l'espace avec un lanceur national. La souveraineté n'a pas de prix.
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En son temps, la France a eu cette volonté dans les années 60-70. C'était la stratégie du général de Gaulle, architecte et visionnaire de la politique spatiale française, qui s'appuie encore aujourd'hui sur cet héritage mais sans donner un nouveau souffle visionnaire. En raison d'un investissement largement insuffisant au regard des enjeux stratégiques du spatial d'aujourd'hui et de demain. Puis, il y a eu l'Italie, qui a soutenu le lanceur Vega à la fin des années 90 et dans les années 2000. Aujourd'hui, c'est au tour de la Grande-Bretagne de se lancer en tant qu'État, dans cette aventure spatiale à travers Orbex. Cette initiative est loin d'être anodine.