Armement : les Philippines tentées de monter à bord du sous-marin Scorpène

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Le projet de vente de deux Scorpène aux Philippines, s'il devait aller à son terme, passerait par un accord intergouvernemental (AIG) entre Paris et Manille
Le projet de vente de deux Scorpène aux Philippines, s'il devait aller à son terme, passerait par un accord intergouvernemental (AIG) entre Paris et Manille (Crédits : DCNS)
Le ministère de la Défense des Philippines pourraient acheter deux sous-marins Scorpène fabriqués en France.

Décidément la France dispose de belles touches commerciales en Asie du Sud-Est dans le domaine de l'armement. Les Philippines sont très intéressées par l'acquisition de deux sous-marins Scorpène, fabriqués par Naval Group, ainsi que des OPV de Kership, filiale entre Piriou et Naval Group. Les Philippins semblent convaincus par un tel achat d'autant qu'ils ont échangé sur le sujet avec la Malaisie, qui opère depuis 2009 déjà deux sous-marins Scorpène. Ce projet, s'il devait aller à son terme, passerait par un accord intergouvernemental (AIG) entre Paris et Manille. Les deux Scorpène seraient fabriqués en France avec des transferts de technologies (ToT). Dans ce cadre, Naval Group prospecte un chantier philippin, Hanjin Heavy Industries and Construction Corp Philippines (HHIC-Phil), implanté à Subic Bay mais qui a fait faillite.

Lors de sa visite en France le 27 novembre dernier à Paris, le secrétaire à la Défense de la République des Philippines, le général Delfin Lorenzana, et la ministre des Armées ont signé à l'Hôtel de Brienne une lettre d'intention sur le renforcement de la coopération en matière de défense dans le domaine maritime ainsi qu'un accord technique sur la coopération en matière d'équipements de défense entre les deux pays. Le général Lorenzana est reparti avec une proposition de Naval Group. Il a également une offre financière de Kership pour l'acquisition d'OPV, une priorité d'achat qui semble remise à plus tard désormais.

Un réarmement de la région

Les tensions en Mer de Chine provoquées par Pékin entraînent les pays de l'Asie du Sud-Est à un réarmement. La flotte sous-marine en Asie a considérablement augmenté cette dernière décennie avec des programmes lancés en Inde, au Pakistan, en Chine, à Taiwan, au Japon, en Corée du Sud, au Vietnam, en Malaisie, à Singapour et en Indonésie. Jusqu'ici les Philippines étaient un client très modeste de l'industrie française. Ainsi sur une période de dix ans (2009-2018, la France a exporté pour 17,2 millions d'euros de matériels militaires vers les Philippines avec un pic en 2008 (10,1 millions d'euros). C'est très peu mais cela pourrait changer...

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Commentaires
a écrit le 23/01/2020 à 22:38 :
Commande groupée avec l'Indonésieet formation d'un ''club'' avec la Malaisie voire l'Australie pour la maintenance et l'entraînement ?
a écrit le 23/01/2020 à 14:11 :
Avec ce sous marin plus le rafale ils vont
faire peur ????? Peut être a eux même !
Collections de pétard humide qui marche
quand ça veut pourquoi notre porte avion
Des fois on ne sait jamais . Pour être invunerable pendant cinq minutes
C'est déjà ça !!!!!???????
Réponse de le 23/01/2020 à 14:38 :
@Flanloosoi0 : Salut l'ami du pays du rouleau de printemps. Si la Chine respectait ses voisins et le droit international, les Philippines n'envisagerait surement pas de tels investissements. Nous occidentaux avons un adage pour cela :" qui sème le vent récolte la tempête".
La Chine ferait mieux de consolider l'empire économique qu'elle est et suivre la voie du Japon de l'après guerre plutôt que de provoquer un réarmement général de la région par son agressivité et ses prétentions fantaisistes.
a écrit le 23/01/2020 à 10:07 :
Bienvenue dans le club tout en sachant qu'un système sous-marin c'est de la politique, de la technique, du soutien, des équipages fabuleux et une chaine de commandement.

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