"Notre souveraineté risque d’être mise en cause" (Christian Cambon, Sénat)
Natasa Laporte
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... d, directeur général d’Atos, autour d’un débat lors de la septième édition du Paris Air Forum, organisée par La Tribune.
L'industrie de défense n'est pas épargnée par la crise sanitaire. Mais elle résiste bien mieux que les entreprises ayant une activité majoritaire dans l'aéronautique civile comme Airbus ou Safran. "Nous avons connu la crise de la demande, avec un trafic aérien quasiment à l'arrêt au niveau mondial, et aussi une crise de l'offre, en particulier pendant le confinement très strict. Néanmoins, nous avons été capables de maintenir la continuité des opérations critiques, pour la défense notamment", constate Patrice Caine, PDG de Thales lors d'une table-ronde dans le cadre du Paris Air Forum organisé vendredi par La Tribune. De fait, son modèle économique permet au géant de l'aérospatial d'amortir beaucoup mieux les chocs.
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Si certains poids lourds comme Thales ou Atos se montrent résilients, le défi pour la filière est de préserver la base industrielle et technologique de défense (BITD) et ses entreprises de la supply chain qui, elles, sont plus vulnérables. "A ce point, nous avons eu quelques ruptures d'approvisionnement mais nous avons pu trouver à chaque fois des moyens pour ne pas mettre en retard les livraisons finales", assure Patrice Caine. Le groupe reste vigilant... "Nous nous sommes équipés, dans les grands groupes comme Thales, mais aussi au sein de la profession comme GIFAS et en lien avec les ministères, d'une sorte de 'tour de contrôle' pour bien surveiller les entreprises critiques pour la BITD".
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