Explosion nucléaire en Russie : de "nouveaux armements" en cause

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Cinq experts de Rosatom sont décédés dans une explosion, jeudi dernier, sur une base de lancement de missiles située dans la région d'Arkhangelsk (Grand Nord russe): la base de Nionoksa, ouverte en 1954, est spécialisée dans les essais de missiles notamment balistiques de la flotte russe. Elle dépend du centre de recherche atomique de Sarov, situé plus de 1.400 km au sud, baptisé Arzamas-16 durant la Guerre froide, qui fut à l'origine des premières armes nucléaires de l'Union soviétique.
Cinq experts de Rosatom sont décédés dans une explosion, jeudi dernier, sur une base de lancement de missiles située dans la région d'Arkhangelsk (Grand Nord russe): la base de Nionoksa, ouverte en 1954, est spécialisée dans les essais de missiles notamment balistiques de la flotte russe. Elle dépend du centre de recherche atomique de Sarov, situé plus de 1.400 km au sud, baptisé "Arzamas-16" durant la Guerre froide, qui fut à l'origine des premières armes nucléaires de l'Union soviétique. (Crédits : Reuters)
Des experts américains ont estimé que l'accident, dont les autorités n'ont reconnu que samedi le caractère nucléaire, pourrait être lié aux tests du missile de croisière "Bourevestnik", l'une des nouvelles armes "invincibles" vantées par le président Vladimir Poutine en début d'année.

L'agence nucléaire russe a indiqué lundi que les cinq spécialistes tués dans l'explosion survenue jeudi sur une base de tir de missiles nucléaires dans le Grand Nord travaillaient sur de "nouveaux armements", promettant de poursuivre les tests "jusqu'au bout".

Des experts américains ont estimé que l'accident, dont les autorités n'ont reconnu que samedi le caractère nucléaire, pourrait être lié aux tests du missile de croisière "Bourevestnik", l'une des nouvelles armes "invincibles" vantées par le président Vladimir Poutine en début d'année.

Cinq membres du personnel de Rosatom tués dans l'explosion

L'agence nucléaire russe Rosatom a célébré lundi la mémoire des cinq membres de son personnel tués dans l'explosion, assurant vouloir "continuer le travail sur les nouveaux types d'armes, qui sera dans tous les cas poursuivi jusqu'au bout".

"Nous remplirons les devoirs que nous a confié notre Patrie. Sa sécurité sera entièrement assurée", a ajouté le patron de Rosatom Alexeï Likhatchev, cité par les agences russes.

Incident lors d'un test du nouveau missile "Bourevestnik"

Selon Rosatom, ses spécialistes fournissaient de l'ingénierie et du support technique pour "la source d'énergie isotopique" du moteur du missile à l'origine de l'explosion, qui s'est produite sur une "plate-forme maritime" et qui a jeté plusieurs employés à la mer.

Immédiatement après l'accident, le ministère de la Défense avait seulement déclaré que les faits s'étaient produits au cours de l'essai d'un "moteur-fusée à ergols liquides", mais n'avait pas décrit l'accident comme impliquant du combustible nucléaire.

Il avait alors assuré qu'il "n'y a pas eu de contamination radioactive", mais la mairie d'une ville située près de la base avait dit avoir "enregistré une brève hausse de la radioactivité" avant de retirer sa publication.

Un missile à propulsion nucléaire, pas tout à fait au point

Des experts ont lié l'accident aux tests du "Bourevestnik", missile à propulsion nucléaire dévoilé en grande pompe par Vladimir Poutine en février, mais pas encore au point selon les spécialistes. D'une "portée illimitée" selon le président, il serait capable de surmonter quasiment tous les systèmes d'interception.

La base où a eu lieu l'explosion, a été ouverte en 1954 et est spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, notamment des missiles balistiques. Elle est située près du village de Nionoksa, à une trentaine de Severodvinsk, dans la région d'Arkhangelsk (dans le Grand Nord russe).

La ville fermée de Sarov, située à plus de 1.400 km au sud de Severodvinsk (et à 450 km à l'est de Moscou), qui accueille le principal centre de recherches nucléaires russe, a décrété dimanche une journée de deuil et les cinq spécialistes tués seront décorés à titre posthume après leurs funérailles lundi. Connu sous le nom de code "Arzamas-16" durant la Guerre froide, le centre de Sarov est à l'origine des premières armes nucléaires de l'Union soviétique.

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a écrit le 12/08/2019 à 20:19 :
Exactement ce que je disais sur l'article précédent avant d'être repris par un gars pas très gégé, ou plutot si très gégé comme les grandes gueules, un froggy quoi!

Ce sont les pressions incessantes des US depuis des années qui ont poussée la russie à développer ses armes, arretez de pleurer, vous savez votre maitre, qui decide si oui ou non vous avez le droit de vendre des armes, rachete vos dernieres entreprises industriels, a piégé areva dans les mines d'amerique du nord ,vous entraine dans des guerres sans fin (prix à payer pour la survie du complexe militaro industriel gaulois ?)

Prendre un enfant par la main... et lui chanter ce refrain, la lala la lala la lala
a écrit le 12/08/2019 à 17:32 :
Cette Russie ne sait vraiment plus quoi faire pour intéresser la planète !
Moyenne annuelle des catastrophes militaires en forte hausse, une autre petite surprise avant la fin de l'année?
a écrit le 12/08/2019 à 16:21 :
C'est pas l'arme qui ira à 100 000km/h, arrivée avant d'avoir été détectée par les moyens habituels ? Y a encore du travail. Espérons que ça n'est pas au détriment de la population, se serrer la ceinture ça ne peut durer éternellement (ça coûte deux bras ces trucs là).
a écrit le 12/08/2019 à 15:35 :
Encore un nuage radioactif qui va s'arrêter à la frontière de la Russie... L'oligarchie mondiale s'ennuie à force de ne jamais rien foutre et la planète y succombe.

"Hâte toi déclin !" Nietzsche

Et ça dure et ça dure...
Réponse de le 12/08/2019 à 16:28 :
un nuage, tout petit, question de quantité (sinon ça aurait saturé le détecteur de la ville voisine ("enregistré une brève hausse de la radioactivité")). Ca se disperse avec les vents, pour avoir un effet lointain il faut une grosse masse éjectée, un petit propulseur nucléaire, c'est (juste) une bouffée, pschiiiit. :-)
Propulsion nucléaire, faut oser, hors système thermoélectrique à radioisotope (RTG) pour les satellites qui vont loin du soleil, les panneaux solaires ne donneraient plus rien du tout.
Réponse de le 13/08/2019 à 8:56 :
"sinon ça aurait saturé le détecteur de la ville voisine ("enregistré une brève hausse de la radioactivité""

Oui parce que toi tu crois que la ville russe sous dictature autorisée donc a donné le véritable taux de radioactivité alors qu'en france on nous a copieusement menti sur Tchernobyl laissant toute la population se faire contaminer.

C'est bien mais tu n'as aucune crédibilité continues de t'écouter parler si ça peut te rassurer mais de grâce épargne moi j'ai déjà bien assez de pot de colle, merci.

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