Pour le PDG de Thales, « l’IA est une source de vulnérabilité »
Jean-Victor Semeraro et Coline Vazquez
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Patrice Caine avait rendez-vous, ce jeudi 13 juin, au Paris Air Forum à la Maison de la Mutualité. Le PDG de Thales, leader mondial des hautes technologies qui compte 77.000 collaborateurs dans le monde, a répondu aux questions de « La Tribune ». L'entreprise travaille d'arrache-pied sur l'intelligence artificielle (IA), une science de la « donnée qui a été rendue possible grâce à l'évolution de l'électronique », comme l'a rappelé le diplômé de Polytechnique. Et qui trouve son application, notamment dans le domaine militaire, un secteur pour lequel opère Thales. Un exemple ? Les avions de combat militaires. « Le pod de désignation (de l'avion, ndlr) sera doté de capacités d'IA qui permettront d'accélérer la reconnaissance d'images des cibles d'intérêts », a illustré Patrice Caine.
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Pour les pilotes de chasse, il y a un tel « déluge de données » que l'IA doit leur permettre de conduire leur « mission de manière plus efficace (...) », souligne-t-il. La technologie IA est aussi intégrée dans les « radars » ou dans les « systèmes d'aide à la décision ». C'est un vrai plus, notamment pour les opérateurs au sol, et qui leur offre « un choix encore plus riche, encore plus fouillé, encore plus travaillé grâce à l'intelligence artificielle ».
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