Présidence de Thales : Bercy impose des conditions à Proglio

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L'Assemblée générale de Thales doit prochainement entériner la nomination d'Henri Proglio à sa tête.
L'Assemblée générale de Thales doit prochainement entériner la nomination d'Henri Proglio à sa tête. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le ministère de l'Economie a demandé à l'ancien dirigeant d'EDF de mettre un terme à son rôle d'administrateur de deux filiales de l'agence russe de l'énergie atomique Rosatom. Ces liens représenteraient un risque de conflit d'intérêts pour celui qui brigue la direction de Thales.

Article publié le 08/05 à 15h32, mis à jour le 09/05 à 13h02.

Proglio rappelé à l'ordre par Bercy. S'il veut prendre la tête de Thales, comme prévu, Henri Proglio doit rompre ses liens avec Rosatom, l'agence russe de l'énergie atomique. Le ministère de l'Economie lui en a fait la demande, indique Le Monde ce vendredi. Une information confirmée par Reuters.

Deux sociétés liées à Rosatom

Bercy invoquerait "une question de principe pour éviter de possibles conflits d'intérêts", rapporte l'agence. L'ancien dirigeant exécutif d'EDF, recevrait une rémunération "même indirectement", de la part de cette agence, écrit le quotidien qui cite l'entourage d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie. Henri Proglio siège au conseil d'administration de deux sociétés liées à Rosatom, Akkuyu Nuclear JSC et Fennovoima Ltd.

Un avocat d'Henri Proglio aurait adressé une note à Bercy et à l'Elysée dans laquelle il indique que les deux sociétés en question ont été créées pour des projets de centrales nucléaire en Finlande et en Turquie, et "ne portent pas sur des points stratégiques susceptibles d'influencer [ses] prises de décision au sein du groupe Thales", précise Reuters.

Une nomination à entériner

Après une longue négociation impliquant le groupe Dassault Aviation et l'Etat, les deux grands actionnaires de Thales, Henri Proglio a été choisi par le conseil d'administration pour diriger l'entreprise . Sa nomination doit encore être entérinée par l'assemblée générale du groupe d'électronique et de défense qui se tient le 13 mai.

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Commentaires
a écrit le 11/05/2015 à 8:35 :
Cela fait un peu amateur: ce problème aurait dû être résolu avant la nomination. Quand cela commence, d'après l'article, par avocat interposé, c'est mal parti.
Cordialement
a écrit le 11/05/2015 à 7:51 :
Il n'y a pas de "è" dans la nom de Thales, l'entreprise !
a écrit le 10/05/2015 à 8:09 :
Proglio, le monsieur qui nous avait annoncé en 2011 que le nucléaire c'était 1 millions d'emplois.
On doit pouvoir lui faire confiance..........
a écrit le 09/05/2015 à 22:40 :
Il faudrait savoir ce que sont les conditions d'exercice de ces mandats. Sont-ils liés à Proglio intuitu personnae ou à EDF? Les jetons de présence sont-ils exorbitants ou classiques? En d'autres termes, Proglio s'accroche-t-il à ces mandats pour des raisons financières, compensation non dévoilée de sa baisse de rémunération lors de son passage à EDF; ou au contraire s'agit-il de le forcer à renoncer à ces sièges pour laisser à d'autres une place bien chaude? Dans toutes ces affaires, l'écume ne suffit pas: il faut de fond et des faits.
a écrit le 09/05/2015 à 8:23 :
De plus en plus ...., la nomenklatura marxo/socialiste au pouvoir impose les préceptes de l'économie dirigée....
Réponse de le 09/05/2015 à 15:20 :
Proglio n'est pas le bienvenu chez Thales et tout le monde le sait.

Cette nomenklatura, comme vous dites, permet d'exporter des avions, des radars et tout un tas d'équipements contrairement à la dictature du marché, pirouette de négation de responsabilité des financiers, que vous semblez appeler de vos voeux.

Thales est en difficulté de par le comportement de Dassault Aviation qui l'empêche d'exporter un certain nombre d'équipements initialement créés pour le Rafale. Thales est en difficulté parce que Dassault Aviation veut imposer Proglio. Thales fonctionnait bien mieux quand Alcatel avait la place de Dassault Aviation.

Au lieu de faire de la politique qui n'a rien à voir avec cette affaire regardez donc le comportement "du marché" (et de ses acteurs).
Réponse de le 10/05/2015 à 8:31 :
@Serge Dassault
Oui, Thalès c'est 26,53% l'état et 25,96% Dassault.
Et Thalès est actionnaire de 35% de la DCNS.
C'est la défense française, Donc l'état un droit de regard et de décision.
D'autre part l'état est aussi actionnaire d'Airbus, lui-même actionnaire de Dassault.
C'est subtil, mais l'état doit protéger ses intérêts sans nuire à Dassault, c'est ce qui s'est passé jusqu'à maintenant. L'état ayant aidé Dassault dans des périodes incertaines et reste son premier client.
Si Thalès est ce qu'il est aujourd'hui, c'est bien grâce à la gestion rigoureuse exigée par Dassault et l'Etat.
"Thales fonctionnait bien mieux quand Alcatel avait la place de Dassault Aviation."
Thalès a surtout regagné des places qu'il n'avait plus depuis une douzaine d'années, il fait à nouveau parti des douze ou dix premiers marchands d'armes depuis 2013.
a écrit le 09/05/2015 à 8:12 :
Il ne peut pas prendre sa retraite ?
Il ne me semble pas qu'il ait fait des merveilles et place aux autres
a écrit le 08/05/2015 à 19:52 :
Les boîtes dans lesquelles le politique à son mot à dire sont comme les politiques toujours les mêmes dont aucun peuvent faire valoir un résultat mesurable économiquement au contraire bien souvent pour les meilleures!!! Areva et la Mme Lauvergeon à qui le politique ne demande aucun compte et dont les syndicats pour la forme et montrer à ces personnages peu recommandable sur le plan économique que leur divagation les amène ne serait-ce quelques heures devant un magistrat porter plainte pour abus de position ayant engendrée des milliers de chômeurs, EDF et le fameux M. Proglio qui n’ a rien fait chez EDF sauf une guéguerre avec Areva, et acheté la paix sociale avec l’argent des clients, ou M. de Juniac à la tête d’AF qui de restructuration en restructuration n’a pas trouvé un minimum de rentabilité, tous ces patrons!!!!! sont des amis politiques ou ex chef de cabinet ou autre poste dec dignitaire politicien, des copains qui bien souvent en politique est synonyme de petites combines pour caser ceux qui ont servi non pas la France mais EXCLUSIVEMENT le politique que ne ferait on pas pour garder sa place et cela au détriment de notre pays, pays qu’ils pourrissent par cette maffia, cette caste qui mélange le mauvais mais certainement pas l’efficacité que l’on peut attendre et plus particulièrement pour les 6 millions de chômeurs de cette France qui s’enlise un peu plus chaque jour avec cette mouvance digne d’une caste d’un autre temps celui d’une monarchie ou d’une république bannière.
a écrit le 08/05/2015 à 18:38 :
Il n'y a pas une entreprise ou l'état ne va fourrer son nez ces temps ci... Peu importe que les raison soit bonne ou non. C'est vraiment choquant de voir à quel point l'état se mêle des affaires des entreprise, fait pression pour ceci ou pour cela au lieu de faire son boulot de réforme.

En des temps ou les citoyens furent plus éclairer que les moutons qu'ils sont devenu, on aurait eu tôt fait de comparer cette parodie de démocratie à une oligarchie (dont on sait qu'elle est instaurée depuis longtemps maintenant).
Réponse de le 09/05/2015 à 12:03 :
L'état est l'un des deux principaux actionnaires de Thales donc normal qu'il ai son mot à dire. D'autant que placer Proglio était une demande de Dassault.

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